L’échange « paille-fumier »: c’est aussi de l’entraide...
Le ratio de 1,7 calculé est ramené par souci de simplification à 1 pour 2: soit 2 tonnes de fumier en tas par tonne de paille en andain. C’est sur ces principes que l’on peut s’accorder sur une base d’échange. - © CAIA/V. Marmuse
Dans le contexte actuel de sécheresse et de pénurie de fourrage, les éleveurs sont encore plus à la recherche de paille, tant comme fourrage grossier que comme litière. Un accord avec un voisin céréalier est encore la meilleure solution pour satisfaire ce besoin de paille d’une manière régulière, pour peu que chacun y trouve son compte. Dans le cadre de l’échange « paille – fumier » on peut parler des intérêts convergents :
- pour l’éleveur, l’intérêt de cette pratique réside dans la possibilité de s’approvisionner en paille à un coût attractif par rapport au prix de marché d’une tonne de paille ;
- le céréalier, quant à lui, n’a aucun intérêt agronomique à se séparer de ses pailles puisqu’elles sont la principale source d’humus de l’exploitation, et qu’elles participent au maintien de la fertilité de ses terres.
L’échange « paille-fumier » est cependant envisageable, dans la mesure où il reçoit au moins autant d’humus du fumier qu’il en exporte par tonne de paille.
Les bases du raisonnement qui doit prévaloir dans le cadre de cet échange n’est pas le critère économique (prix de la paille, prix des engrais, prix du fumier…) mais celui dit « agronomique », qui permet d’équilibrer l’exportation de paille par de la restitution de fumier. Ainsi, la quantité minimale de fumier acceptable par tonne de paille fournie correspond donc au rapport entre les fournitures respectives d’humus :
- par la paille : 150 kg/tonne ;
- par le fumier : 90 kg/tonne.
Le ratio de 1,7 calculé est ramené par souci de simplification à 1 pour 2 : soit 2 tonnes de fumier en tas par tonne de paille en andain. C’est sur ces principes que l’on peut s’accorder sur une base d’échange. En pratique, le ratio pourra évaluer dans un sens ou dans l’autre en fonction des situations très diverses pouvant se rencontrer selon la disponibilité de chacun en temps et en matériel pour les travaux de pressage et d’épandage. La quantité maximale de fumier qui sera rendue par tonne de paille dépendra plus de la participation de chacun à la mise en œuvre de la paille et du fumier. L’échange « paille-fumier », chacun peut y trouver son compte.
Uriel RAGEOT
Pôle Conseil
aux Entreprises Agricoles
Chambre d’Agriculture de Région
Nord-Pas de Calais
Le stockage du fumier en « bout de champs »
Pourront être stockés en « bout de champs » les fumiers pailleux de litière accumulée, sous réserve d’avoir une périodicité de curage supérieure ou égale à 2 mois.
Ainsi, ces fumiers ne nécessiteront pas d’ouvrage de stockage spécifique (fumière et fosse). Toutefois, ces stockages de fumier suivront les règles suivantes :
- à plus de 100 m des habitations ;
- à plus de 35 m des cours d’eau ;
- à 5 m du bord des routes ;
- sur une parcelle à destination d’épandage ;
- dépôt non présent 2 années consécutives sur la même parcelle ;
- pas sur une aire de stockage stabilisée (exemple : aire betteravière).
Pièces jointes :
Vos réactions
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bonjour cote nord sarthe fumier que je peux fournir contre paille esite pas a me contacte.merci
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