Le Syndicat Agricole 20 août 2016 à 09h00 | Par Le Syndicat Agricole

Un chien bien éduqué, ce n’est pas sorcier

Pour vivre en harmonie avec son animal, il faut le sociabiliser un minimum. Quelques conseils pour rendre votre chien obéissant.

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- © L. Geffroy

Le chien est un « opportuniste ». Seules trois choses l’intéressent : ce qui se mange, ce avec quoi il peut jouer et ce sur quoi il peut se coucher. Il vit uniquement dans le présent et il cherche à avoir du plaisir immédiat. Il est très observateur et dépendant des habitudes. Il faut se servir de tous ces éléments pour son éducation. Avec beaucoup d’entraînement, il est même capable de comprendre une centaine de mots différents. Mais avant d’en arriver là, si les simples « assis », « couché » et le rappel sont assimilés, c’est déjà pas mal pour le propriétaire qui souhaite juste avoir un animal sociable et obéissant. Au début de son éducation, dès l’âge de deux mois, le chien répond positivement aux ordres pour obtenir une récompense. Mais par la suite, lorsqu’une complicité plus forte s’est installée entre le propriétaire et l’animal, il le fera aussi pour faire plaisir à son maître. Stéphane Burel, membre d’un club de travail canin, témoigne : « L’incitation peut se faire par le jeu. S’il le faut, on peut gronder son chien mais ça doit être immédiat et court. La friandise est un bon moyen de le motiver, ainsi que le jeu et les caresses. Chaque chien a une sensibilité différente dont il faut tenir compte. Pour les mâles par exemple, c’est plus compliqué car ils sont sensibles aux nombreux stimuli extérieurs : odeurs, présence d’autres mâles, ou de femelles en chaleur ». Le cynophile conseille de se documenter et si besoin, de s’inscrire dans un club d’éducation canine. « Par contre, il ne faut pas penser que celui-ci va éduquer le chien à votre place. Pour obtenir des résultats, le maître doit participer activement. Le club ne va pas tout résoudre. »

Éducation positive
Le chien ne peut en effet pas apprendre de lui-même. L’entraînement commence chez soi. Les ordres que l’on va lui répéter tout au long de sa vie et qui permettront sa sociabilisation doivent être simples, avec peu de syllabes. Dès qu’il répond positivement à un ordre, il doit être félicité, si possible avec une friandise. Ce qui est le plus facile à assimiler pour le chien, c’est le « assis ». En effet, il s’assied naturellement et il suffit donc de lui dire le mot clé quand il fait le geste. Ensuite, on peut lui répéter l’ordre jusqu’à ce qu’il s’exécute et on le récompense. De la même façon, on peut lui apprendre « couché ». Si besoin, on l’aide en lui tirant sur les pattes doucement et en lui intimant l’ordre, puis on le récompense. La marche en laisse est l’apprentissage que demandent la plupart des maîtres. Trop de chiens ne suivent pas le rythme du propriétaire et trottent devant en tirant. Rester au pied, cela demande là aussi de l’apprentissage, ce n’est pas naturel. Si Médor tire, donner un petit coup sur la laisse en disant fermement « au pied ». Il faudra sûrement recommencer de nombreuses fois, mais il ne faut pas se décourager trop vite. Le rappel est plus difficile. Il faut que le chien ait envie de retrouver son maître, plutôt que de continuer à explorer son environnement et cela ne fonctionne donc qu’à l’incitation, pas à la sanction. Si on le gronde quand il revient alors qu’il n’avait pas répondu immédiatement, il n’aura plus envie de revenir ! On peut commencer par lui donner un biscuit à chaque fois qu’il vient puis, au fil du temps, seulement une fois sur deux… Cela va créer un historique positif. Il faudra aussi tester le rappel en présence d’éléments perturbateurs : autres humains et autres chiens. Jouer à cache-cache peut aussi être un moyen de le lui apprendre. Une fois tous ces exercices acquis, il faut les répéter régulièrement, ce qui demande donc de passer du temps avec son animal. Dans son livre, « Devenez le meilleur ami de votre chien », la spécialiste Jacinthe Bouchard résume l’éducation canine ainsi : « Ignorez les comportements indésirables et renforcez ceux que vous aimez ». Elle veut dire que ce n’est pas en sanctionnant les comportements qui ne nous conviennent pas que le chien progresse, mais en le récompensant lorsqu’il obéit.

Laurence Geffroy, L’Union Agricole

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