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MIA

"Je repère une maladie dans mon troupeau"

Sixième volet qui présente le système piloté par la Chambre régionale d’agriculture.

24 juillet 2006 Élodie Legrand Vu 652 fois
Comme chaque semaine, un parallèle est fait dans l’enregistrement des informations avec ou sans le système MIA. Exemple dans cet article : Une maladie dans le troupeau.
 
Aujourd’hui
Depuis quelques temps, j’ai adhéré à la charte des bonnes pratiques d’élevage. A ce titre je tiens à jour le carnet sanitaire de mon élevage laitier qui m’a été remis par la laiterie.
J’y reporte manuellement, au jour le jour, les interventions réalisées ( nature du traitement, produit, dose, mode d’administration…) ainsi que les N° des animaux concernés.
Chaque intervention doit être motivée par une ordonnance ou l’observation des symptômes.
Pour chaque médicament administré, je dois vérifier les délais avant remise en vente du lait ou des animaux.
Le fait d’être « charté » m’a permis d’anticiper, puisque toutes ces informations font partie du cahier sanitaire et doivent pouvoir être présentées en cas de contrôle au titre de la conditionnalité des aides PAC.
 
Avec MIA, toutes les interventions réalisées sur le troupeau pourront être saisie.

Avec MIA, toutes les interventions réalisées sur le troupeau pourront être saisie. - © Réussir

Demain avec MIA
Chaque année je dresse un bilan sanitaire de mon élevage avec le vétérinaire. Ceci me permettra de paramétrer MIA avec les protocoles et traitements médicamenteux liés aux maladies couramment observées.
Je disposerai d’un registre informatique actualisé des produits médicamenteux que j’utilise ainsi que des posologies liées à ces derniers. Dès la détection d’une maladie, je pourrai sélectionner le traitement prescrit par mon vétérinaire, et le délai avant remise en vente du lait et de la viande me sera rappelé.
Lorsque j’observerai une maladie sur une de mes vaches, je pourrais enregistrer directement les interventions sur un ordinateur de poche ou sur mon microordinateur.
Ces données sanitaires seront ainsi mémorisées tout au long de la vie de la vache. A la fin de la carrière de l’animal, je pourrai donc dresser un bilan de tous les traitements qu’il aura reçu.
Toutes les interventions réalisées sur le troupeau (vaccinations, curage de pieds, observations diverses…) pourront aussi y être saisies.. A partir de ces enregistrements, je serai aussi capable de réaliser des analyses technicoéconomiques plus fines.
Toutes ces données étant sauvegardées, je serai toujours à même de répondre de la traçabilité de mes pratiques.
 

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Interview // LA PAROLE AUX PARTENAIRES DU PROJET

Jean-Bernard Bayard, président de la FDSEA du Pas-de-Calais.

  • Un projet fédérateur pour mieux servir les agriculteurs

  • Pourquoi la FDSEA s’est-elle impliquée dans le projet MIA ?

    Dès le départ, ce projet nous a plu car il s’agissait d’un projet fédérateur qui permettait à tous les organismes agricoles régionaux qui étaient au tour de table de se retrouver dans un objectif commun : mieux servir les agriculteurs. Ce système reste dans tous les cas ouvert aux autres organismes qui souhaiteraient entrer dans la démarche et offrir aux agriculteurs depuis leur système l’accès à la plate-forme.

    Comment la FDSEA s’estelle mobilisée dans ce projet ?
    Notre engagement est tout d’abord stratégique : dès le départ, le concept MIA a été partagé par les administrateurs de la Fédération lors des conseils d’administration. Ils ont ensuite pu suivre l’évolution de la démarche et faire part de leurs remarques au fil des interventions du chef de projet MIA, Yann Midrouet.
    Notre contribution est aussi technique : nous participons à la définition des fonctionnalités du système, des agriculteurs adhérents sont aussi acteurs des groupes de travail.

    En quoi MIA est-il un bon outil pour les agriculteurs, ce qui justifie cette mobilisation de la part de votre syndicat ?
    Vous le savez, la FDSEA ne cautionne en aucun cas les exigences actuelles de l’administration à l’égard des agriculteurs.
    Toutefois, notre devoir est d’apporter une réponse aux agriculteurs par le biais d’un outil simple et innovant afin d’alléger ces démarches ; ce sera chose faite avec le lancement de MIA en décembre prochain.
    Ce projet met l’agriculteur au centre du système en le rendant maître de ses données.
     

     

     
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