MIA
«Je gère mes produits phytosanitaires (stocks, épandages...)»
Cinquième volet qui présente le système piloté par la chambre régionale d’agriculture
24 juillet 2006 Élodie Legrand Vu 1536 fois
Comme chaque semaine, un parallèle est fait dans l’enregistrement des informations avec ou sans le système MIA. Exemple dans cet article : la gestion des produits phytosanitaires.

Avec MIA, en fin d’année comptable, l’inventaire des stocks phytosanitaires est directement réalisé. - © Réussir
Aujourd’hui
Avec le début du printemps, les traitements phytosanitaires ont repris.
Pour respecter les règles de conditionnalité des aides de la PAC, je dois enregistrer mes interventions phytosanitaires sur toutes mes parcelles. Mais quand le temps s’y prête, les traitements s’enchaînent et je n’ai pas toujours le temps de me mettre au bureau ou derrière l’ordinateur.
Alors j’ai pris le réflexe de noter chaque jour mes interventions dans mon agenda, pour ne rien oublier. Je remets cela au propre, sur ma fiche parcellaire, quand il pleut !
Pour les cultures sous contrat (orge de printemps, pommes de terre), mes acheteurs me demandent des fiches parcellaires. Mais les renseignements demandés ne sont pas toujours les mêmes pour tous les contrats, alors je les recopie, sur les différentes fiches.
A la fin de l’année comptable, il faut procéder à l’inventaire des stocks et ce n’est pas toujours évident de faire le lien entre les quantités épandues et le stock final. L’idéal serait de faire le calcul sur informatique, mais pas à partir des doses épandues, car on ne tombe jamais juste. Il faudrait pouvoir partir des quantités introduites dans le pulvérisateur et on devrait avoir un état des stocks précis.
Avec le début du printemps, les traitements phytosanitaires ont repris.
Pour respecter les règles de conditionnalité des aides de la PAC, je dois enregistrer mes interventions phytosanitaires sur toutes mes parcelles. Mais quand le temps s’y prête, les traitements s’enchaînent et je n’ai pas toujours le temps de me mettre au bureau ou derrière l’ordinateur.
Alors j’ai pris le réflexe de noter chaque jour mes interventions dans mon agenda, pour ne rien oublier. Je remets cela au propre, sur ma fiche parcellaire, quand il pleut !
Pour les cultures sous contrat (orge de printemps, pommes de terre), mes acheteurs me demandent des fiches parcellaires. Mais les renseignements demandés ne sont pas toujours les mêmes pour tous les contrats, alors je les recopie, sur les différentes fiches.
A la fin de l’année comptable, il faut procéder à l’inventaire des stocks et ce n’est pas toujours évident de faire le lien entre les quantités épandues et le stock final. L’idéal serait de faire le calcul sur informatique, mais pas à partir des doses épandues, car on ne tombe jamais juste. Il faudrait pouvoir partir des quantités introduites dans le pulvérisateur et on devrait avoir un état des stocks précis.
Prochainement avec MIA
Demain le système MIA me permettra d’enregistrer toutes mes interventions phytosanitaires sur les parcelles en une seule fois. Je pourrai choisir de saisir soit la dose épandue par hectare, soit la quantité totale de produit introduite dans le pulvérisateur. Dans ce deuxième cas, la dose moyenne sera calculée et l’inventaire des stocks plus précis !
Au fur et à mesure des traitements, le stock de mes produits phytos est mis à jour. En fin d’année comptable, l’inventaire des stocks sera directement réalisé. Il ne restera plus qu’une petite visite dans le local pour vérifier.
A partir d’un même enregistrement, il me sera possible d’éditer le registre phyto, obligatoire par la conditionnalité des aides PAC, une fiche de traçabilité pour un acheteur, une fiche de suivi pour mon CTE ou la qualification « Agriculture Raisonnée »… Fini le recopiage manuel !
D’un simple clic je pourrai envoyer ces informations à l’acheteur qui en a besoin. Mais je resterai libre de sélectionner seulement les informations qui lui seront utiles.
Demain le système MIA me permettra d’enregistrer toutes mes interventions phytosanitaires sur les parcelles en une seule fois. Je pourrai choisir de saisir soit la dose épandue par hectare, soit la quantité totale de produit introduite dans le pulvérisateur. Dans ce deuxième cas, la dose moyenne sera calculée et l’inventaire des stocks plus précis !
Au fur et à mesure des traitements, le stock de mes produits phytos est mis à jour. En fin d’année comptable, l’inventaire des stocks sera directement réalisé. Il ne restera plus qu’une petite visite dans le local pour vérifier.
A partir d’un même enregistrement, il me sera possible d’éditer le registre phyto, obligatoire par la conditionnalité des aides PAC, une fiche de traçabilité pour un acheteur, une fiche de suivi pour mon CTE ou la qualification « Agriculture Raisonnée »… Fini le recopiage manuel !
D’un simple clic je pourrai envoyer ces informations à l’acheteur qui en a besoin. Mais je resterai libre de sélectionner seulement les informations qui lui seront utiles.
Interview // LA PAROLE AUX PARTENAIRES DU PROJET
Ghislain Mascaux, président des Jeunes Agriculteurs du Nord.
- Ce projet vise à l’autonomie des agriculteurs
Ce projet nous est apparu très intéressant car il visait à l’autonomie des agriculteurs. Ces derniers sont libres d’envoyer ou non leurs données d’exploitation où bon leur semble (centre de gestion, coopératives, contrôles laitiers…) sans coût prohibitif. Ce projet n’exclut pas ni ne dénigre les autres logiciels existants qui fonctionnent très bien. Il permet d’inclure à la fois le suivi cultural, réglementaire et technique en un seul outil et l’agriculteur peut alors gérer ses informations chez lui.
Comment les JA sont-ils impliqués dans ce projet ?
Nous avons pu transmettre aux organisateurs des groupes de travail d’agriculteurs les coordonnées de plusieurs jeunes agriculteurs adhérents, avec une bonne connaissance des logiciels informatiques existants. Ils ont ainsi pu aider à déceler différents soucis de mise en route.
Outre cette participation technique, le syndicat soutient de manière active ce projet et encourage les agriculteurs à privilégier cet outil dès son lancement. Une communication est faite en interne auprès des administrateurs et elle est ensuite relayée dans les cantons.
Quels retours MIA peut-il apporter à un syndicat comme le vôtre?
Notre souhait est que ce système soit très simple d’utilisation et qu’il permette non seulement de gérer techniquement l’exploitation, mais aussi de suivre la réglementation en un minimum de temps et au meilleur coût.
En quoi MIA est-il un bon outil pour l’agriculteur ?
A l’avenir, et pour les dix prochaines années, l’outil MIA sera l’outil qui répondra au mieux aux attentes des agriculteurs et éleveurs en alliant compétitivité, respect de la réglementation et de l’environnement.
Il sera le plus adapté aux évolutions de la PAC et aux nouvelles obligations liées à la conditionnalité. Cet outil permettra accessoirement de justifier auprès des consommateurs des termes comme « agriculture de précision » et montrera au grand public une image jeune de l’agriculture, qui, aujourd’hui, intègre aussi les nouvelles technologies.
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