"Je fournis à un industriel des matières premières tracées"
Dès que l’on s’engage dans une filière de qualité, nos acheteurs sont exigeants concernant nos pratiques culturales. Tout doit être consigné sur une fiche de traçabilité qui est annexée au contrat de production.
Pour ma part, je produis des haricots sous contrat avec un conserveur, des pommes de terre pour l’exportation et un blé pour une filière « pain du terroir ».
Chacun de ces clients me demande une traçabilité plus ou moins complète de mes interventions.
Je dois donc recopier trois fois mes coordonnées administratives et mes interventions phytosanitaires sur trois documents différents, puis compléter ma fiche pommes de terre avec toutes les opérations de travail du sol. Je dois également indiquer les traitements de désinfection effectués sur les cellules de stockage de blé. Ces fiches de traçabilité doivent être adressées à mes clients avant la récolte pour les haricots ou accompagner chaque livraison de blé. Ces transferts d’information se font par fax ou par courrier, mais je ne suis jamais sûr que l’information soit bien arrivée dans les délais impartis.
Prochainement avec MIA
Avec MIA, une fois les informations saisies, les différents formulaires de mes clients seront remplis automatiquement.
Pour être sûr que la conserverie ait les documents de traçabilité avant la récolte, je lui donnerai l’autorisation de prélever le formulaire que j’aurai déposé à son intention dans mon « coffre fort électronique ». A partir de mon ordinateur de bureau, je pourrai contrôler que ma fiche de traçabilité a bien été relevée.
En blé, en l’absence de fiche de traçabilité particulière, j’utiliserai la fonctionnalité de personnalisation d’une fiche parcellaire et ne sélectionnerai que les interventions de traitements phytosanitaires qui intéressent mon client. Pour les livraisons de pommes de terre, mon client aura fourni à l’administrateur de la plateforme d’échange MIA un modèle de formulaire. A chaque livraison, d’un simple clic, je lui retournerai les informations sous forme d’un fichier de données qui intègreront directement le système informatique de l’entreprise.
Je pourrai toujours, à partir de mon ordinateur, m’assurer de la bonne réception des données envoyées en consultant le journal des échanges.
Avec MIA, au-delà du principe de la saisie unique qui permet d’éditer de multiples fiches de traçabilité à partir d’une seule saisie, c’est la traçabilité des échanges sécurisés qui m’amènera une plus-value certaine dans la gestion de mon exploitation au quotidien.
Jean-Marie Pecquet, directeur de l’AEI-ARSOE de Douai (Association Elevage Informatique)
- "Le système MIA s’appuie sur les acquis d’un réseau performant"
Au départ, nous avons été contactés par la Chambre d’Agriculture. En effet, nous étions déjà impliqués dans le même type de projet dans le secteur de l’élevage par le biais de SYNel (Synergie Elevage) avec l’ensemble des organisations professionnelles d’Elevage (Identification, Contrôle Laitier, Insémination, Groupement de Défense Sanitaire). Le but de MIA était donc d’étendre ce projet à l’ensemble des activités de l’exploitation. Nous apportions à ce projet la complémentarité d’organismes agricoles déjà fédérés autour d’un projet commun, c’est pourquoi il était tout à fait logique de nous associer à cette démarche.
Comment l’AEI est-elle impliquée dans ce projet ?
Aujourd’hui, notre collaboration est principalement technique par le biais de notre participation aux comités de pilotage et groupes d’étude. Effectivement, nous oeuvrons à l’intégration de SYNel dans le logiciel MIA : notre objectif est que la brique « Elevage SYNel » puisse s’intégrer et évoluer facilement dans MIA.
Quels retours MIA peut-il apporter à une association comme la vôtre?
Pour nos actuels utilisateurs, MIA va apporter des fonctionnalités sols et exploitation.
Nous espérons aussi étendre plus largement le système car la démarche est portée par plus d’organismes.
En quoi MIA est-il un bon outil pour l’agriculteur?
Le système MIA s’appuie sur les acquis d’un réseau performant.
C’est un outil complémentaire de l’existant qui permet à l’agriculteur de gérer de manière complète l’ensemble de ses ateliers (cultures, élevages…). Il permet également de répondre aux contraintes administratives.
L’agriculteur se trouve au centre de son système d’information et peut rationaliser ses échanges avec ses partenaires via une plate-forme d’échanges sécurisée : il est donc libre de diffuser ou non ses données d’exploitation.
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