Le Syndicat Agricole 03 juillet 2014 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Sanitaire - Une légère amélioration de la situation sur le front de l’IBR dans le Nord

En 2013, 31 % des élevages bovins du département du Nord étaient certifiés indemnes d’IBR A.

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Le nombre de bovins « nouveaux positifs » a baissé de 11 % en 2013.
Le nombre de bovins « nouveaux positifs » a baissé de 11 % en 2013. - © S. Roupnel

«Globalement, la situation s’est améliorée l’année dernière, tous les indicateurs sont à la baisse », a indiqué Laurence Plancke, directrice du GDS du Nord, lors de l’assemblée générale de la structure qui s’est tenue lundi dernier à Le Quesnoy (59). En 2013, 31 % des élevages bovins du département du Nord (938) étaient certifiés indemnes d’IBR A (contre 64 % en moyenne à l’échelon national) ; et 47 % d’entre eux (1 439), engagés ou non en certification IBR, ne présentaient pas d’animaux positifs. À noter qu’encore 22 % des élevages nordistes avaient des animaux non séro-négatifs qui vont être bientôt vaccinés.


Attention à l’introduction
Les résultats des dépistages d’effectifs sur le lait montrent qu’en moyenne, 23 % des éleveurs du Nord ont des analyses positives. Dans la zone nord du département ou zone « Labilait », qui regroupe 38 % des producteurs de lait nordistes, 87,7 % d’entre eux présentent des résultats négatifs. Tandis que dans la zone sud du département ou zone « Uriane », qui représente 62 % des effectifs, seulement 69,9 % des producteurs ont des résultats négatifs. Près d’un tiers (30,1 %) des éleveurs laitiers de la zone sud ont donc des résultats positifs IBR.
Du côté des tests sanguins, ils montrent une baisse significative du nombre de bovins « nouveaux positifs » (- 11 %), ainsi que du nombre de cheptels avec nouveaux bovins positifs (- 6 % par rapport à 2012). 41 % des tests réglementaires à l’introduction, réalisés sur près de 30 000 bovins, se sont révélés négatifs. À noter que 518 bovins présentaient un test positif à l’introduction et que 4 443 introductions ont été faites sous le régime dérogataire, c’est-à-dire sans test. « Le risque existe, souligne Laurence Plancke. Dans un contexte où 22 % des élevages pratiquent la vaccination, les éleveurs ne sont pas à l’abri. Il faut donc utiliser les dérogations avec précaution ». La directrice du GDS du Nord appelle également les éleveurs à maintenir la vigilance par rapport aux importations d’animaux en provenance de Belgique, pour lesquels les tests ont été réalisés avant introduction : « Les laboratoires Outre-quiévrain n’ont pas les mêmes protocoles d’analyses qu’en France, explique-t-elle. D’où la possibilité d’avoir des résultats négatifs, mais en fait les bovins sont déjà vaccinés. Il faut donc faire attention au type d’analyses pratiquées de l’autre côté de la frontière ».


Un programme d’assainissement renforcé
Depuis 2010, le GDS du Nord propose aux éleveurs un programme d’assainissement renforcé.
Il s’agit d’aller plus loin que la réglementation dans les cheptels où l’éleveur vaccine et/ou possède des animaux de moins de 4 ans vaccinés. Le programme prévoit notamment un dépistage des bovins de 12 mois et plus, afin de voir ce qui se passe sur les tranches d’âge plus jeunes, voire même une vaccination systématique des bovins non testés. En cas de circulation virale non maîtrisée, il permet aussi à l’éleveur de vacciner ses animaux plus largement, voire même d’hyper-immuniser des bovins déjà vaccinés en respectant à fond les protocoles de rappels vaccinaux. Depuis la dernière campagne de prophylaxie, le GDS prend en charge l’intégralité des coûts du dispositif : les prélèvements (2,70 €), les analyses (pools et individuelles), ainsi que l’administration vaccinale (2 €). « Nous espérons que les éleveurs profiteront de ce dispositif d’accompagnement car l’enjeu est à la fois individuel et collectif, confie Laurence Plancke. Malheureusement les choses n’avancent pas aussi vite qu’on le souhaiterait, d’autant que la réglementation ne nous aide pas ». Des évolutions réglementaires sont en cours de négociation au niveau national, notamment sur le dépistage dès 12 mois pour les cheptels avec des bovins positifs, et le devenir des bovins vaccinés. « Peut-être qu’ils ne pourront plus aller à l’abattoir », prévient la directrice du GDS.


MDS

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