Le Syndicat Agricole 11 mars 2016 à 09h00 | Par Le Syndicat Agricole

Reliquats azotés : 60 uN de moyenne

La campagne 2016 se caractérise par des niveaux moyens qui cachent parfois de fortes hétérogénéités. La mesure à la parcelle reste fortement recommandée.

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Selon les régions naturelles ou les précédents culturaux, la situation est contrastée : la moyenne de 60 uN cache de fortes disparités.
Selon les régions naturelles ou les précédents culturaux, la situation est contrastée : la moyenne de 60 uN cache de fortes disparités. - © S. Leitenberger

À défaut de disposer de vos propres résultats pour toutes les situations culturales, ces moyennes affinées par petite région et par précédent vous permettront de réaliser votre plan de fumure azotée.
Le précédent cultural est à l’origine d’un différentiel très marqué : pas moins de 60 uN d’écart moyen entre les précédents endives et pois-­haricot ! On retrouve de façon classique en bas de classement l’endive, le lin et la betterave avec une faible dispersion des valeurs (écarts-types de 10-15 uN), et en haut de tableau la pomme de terre, le pois et le haricot avec des résultats très hétérogènes (écarts-types de 30-40 uN). Sur ces trois derniers précédents, le troisième horizon est souvent bien pourvu, ce qui incite  ne pas faire l’économie d’un horizon en sols profonds. Cela incite également à être vigilant sur les fumures, en recourant par exemple aux outils de pilotage en végétation sur blé. Les données étant peu disponibles sur chicorée, on rattachera ce précédent à la betterave.
La petite région est également à l’origine d’un différentiel moyen de 60 uN, entre la frange côtière et l’ensemble Plaine de la Lys - Béthunois - Flandres intérieures, les autres secteurs étant peu différenciés. Faute de données suffisamment nombreuses sur certaines petites régions (Thiérache, Boulonnais, Bas champs picards, Wateringues, Collines guinoises, Pévèle), des regroupements géographiques ont été faits pour réaliser cette synthèse. Les tendances affichées dans l’histogramme petites régions y restent donc indicatives et peu robustes.
Les effluents ont, selon le type de produit épandu, plus ou moins impacté les niveaux de reliquats. De façon assez habituelle, les effets sont assez marqués après les boues, fientes de volailles, lisiers de porcs ou digestats. On remarque à nouveau une tendance à l’enrichissement des horizons profonds derrière certaines situations potentiellement riches, qui mériteront une vigilance accrue.
Sur colza installé, le reliquat de sortie d’hiver compte en général peu comparativement à l’estimation de la biomasse : pesées, applications sur Smartphone, images par drone ou satellite. Sur 70 situations, les niveaux 2016 sont de 26, 31 et 41 uN sur respectivement 45, 60 et 90 cm, soit un peu supérieurs aux valeurs habituelles. Il n’y a pas d’écarts significatifs de reliquats dans les situations ayant reçu des apports organiques, mais ceux-ci auront généralement bien profité au colza dans les conditions douces de l’automne 2015, avec à la clé des biomasses parfois fortes et beaucoup d’azote déjà absorbé.

Pierre MORTREUX
Conseiller agronome Chambre d’agriculture du Nord-Pas de Calais


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