« Il faudrait un dégel progressif »
« Nous n’avons pas connu ça depuis une dizaine d’années. » Au pôle Légumes, à Lorgies, la vague de froid qui frappe la région depuis quelques semaines suscite les questions, comme elle attire les observations. Du coup, à mesure que les courbes de température oscillent, les conseils tombent quant à la poursuite des opérations de récolte et de manipulation des légumes. « Il ne faudrait pas que ça continue comme cela » indiquait Dominique Verbrouck, en fin de semaine dernière. Car, à mesure que les températures négatives persistent, les possibilités de récolte s’amenuisent. Et les risques de voir certaines cultures – maraîchères notamment – se dégrader augmentent. « Le danger est plus dans la persistance des températures négatives que dans des pics, assure M. Verbrouck. Maintenant, il faudrait que le dégel se fasse de manière progressive. »
Cours soutenus pour quelques produits
« Les conséquences du gel se ressentent essentiellement sur quelques produits, comme les poireaux, notamment parce qu’on ne sait plus les arracher » constate le responsable du pôle Légumes. Tolérantes aux températures négatives, d’autres cultures n’en restent pas moins exposées en cas de gel prolongé. Telles le chou de Bruxelles, le chou vert et la mâche (celle-ci attend un redoux pour reprendre sa levée). « Certains producteurs ont pu mettre leurs parcelles de mâche à l’abri. Mais le souci, c’est de retrouver des déchets plus importants à la récolte, comme la présence de tâches noires. » Pour les serristes, la baisse des températures aura irrémédiablement conduit à une augmentation de la facture en combustibles.
Les moins exposées restent les cultures qui ont pu être sorties de terre avant la vague de froid, pouvant être stockées. « En carottes, choux, céleris ou en pommes de terre, il n’y a pas de problèmes d’approvisionnement. Il faut seulement être vigilant quant à l’isolation des bâtiments et à la manipulation » indique Dominique Verbrouck. Perturbant les travaux de récolte, le froid a aussi entraîné une hausse des prix de certains produits ; tels le poireau et l’endive.
Pour les producteurs de la région, la vague de froid aura au moins eu le mérite de contribuer à une reprise des cours ; à la condition de pouvoir soi-même honorer les commandes.
Annoncé depuis le début de semaine, un redoux des températures devrait permettre aux agriculteurs de retourner à leurs récoltes, progressivement. Quant aux fruits – dont les pommes – récoltés pour la plupart à l’automne puis stockés, ils ne devraient pas (trop) ressentir les effets du froid dans leur commercialisation.
V.F.
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal Le Syndicat Agricole.
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 -
Le Syndicat Agricole.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de
droits d'usage,
en accepter et en respecter les dispositions.




