Le Syndicat Agricole 28 août 2014 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Récolte 2014 - La moisson joue les prolongations dans le Ternois et le Haut-Pays

La qualité des blés de la région se dégrade.

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Les pluies incessantes du mois d’août font traîner en longueur les moissons. « La semaine dernière, 15 % des blés étaient encore dans les champs, voire 30 à 40 % dans le Ternois, le Haut-Pays et le Boulonnais », indique Maurice Caillaud qui parle d’une « collecte atypique ». Les agriculteurs ont donc mis les bouchées doubles le week-end dernier pour terminer la récolte, en vain.


« Une grande partie des blés a été battue humide »
« En début de semaine, il restait environ 50 000 t à moissonner, toujours dans les mêmes secteurs, précise le responsable céréales de la coopérative Unéal. Cela représente au global 3 à 4 % de la collecte totale d’Unéal, mais 10 à 20 % des blés des territoires concernés ». Même constat pour Didier Vereecke, directeur de La Flandre : « Les blés sont quasiment terminés sauf dans le Haut-Pays dans les secteurs de Desvres et Hucquelliers où il en reste 25 % à récolter localement, ce qui représente 5 % de la collecte totale de la coopérative ». Au niveau de la qualité, même si l’humidité et le mûrissement précoce ont impacté l’indice de chute de Hagberg, la qualité des blés du Nord-Pas de Calais était jusqu’à présent au-dessus de la moyenne des autres grandes régions céréalières françaises. Cependant, on constate une nette dégradation. « Les poids spécifiques (PS) étaient jusque-là bons, entre 77 et 78 kg/hl (la norme est à 76 kg/hl), explique Maurice Caillaud. Sur la fin de semaine dernière, on a quand même perdu 3 à 6 points de PS ». Et d’ajouter : « Une grande partie des blés a été battue humide (autour de 16 % d’humidité). Tous les séchoirs de la coopérative tournent à plein régime pour les conditionner au mieux. Nous avons un potentiel de séchage de 23 000 t/j, mais les silos se remplissent rapidement ». D’autant que, contrairement à l’an dernier, le marché s’avère selon le responsable d’Unéal très calme : « Ça ne tire pas du tout à l’export et faiblement sur le Bénélux en fourrager et amidonnerie. Du coup, nous sommes obligés de faire du brouettage pour libérer de la place dans les silos équipés de séchoirs. Certains vont ainsi être vidés au moins deux fois, ce qui va entraîner un surcoût en transport assez conséquent ». Ce dernier s’attend d’ailleurs à une campagne de commercialisation compliquée avec des prix en baisse, avec notamment la concurrence des Anglais et des Allemands sur le marché des blés fourragers déjà bien servi. Du côté de la coopérative La Flandre, « On cherche d’abord à caractériser les apports de nos adhérents, souligne Didier Vereecke. Il faut vérifier les niveaux de qualité, voir s’ils sont à peu près identiques. Car avec les mélanges qui s’opèrent dans les silos, il n’est pas évident d’avoir des qualités homogènes. Notre objectif reste de coller le plus possible aux réalités du marché pour vendre ce que l’on a collecté ».


MDS

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