Le Syndicat Agricole 20 janvier 2017 à 09h00 | Par Le Syndicat Agricole

Recensement : La région passe la barre des 6 millions d’habitants

L’antenne régionale de l’Insee a publié les dernières données concernant la population résidant dans les Hauts-de-France avant de lancer sa collecte 2017.

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L’objectif premier du recensement est de dénombrer les logements et la population résidant en France.
L’objectif premier du recensement est de dénombrer les logements et la population résidant en France. - © Fotolia

Qui sommes-nous ? Combien sommes-nous ? Où habitons-nous ? Comment se déplace-t-on ?... C’est à ces questions quasi-­existentielles que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) propose de répondre à travers son travail de recensement dont l’objectif premier est de dénombrer les logements et la population résidant en France. La collecte 2017 des données a débuté le 19 janvier et doit se terminer le 18 février pour les communes de moins de 10 000 habitants et le 25 février pour les communes de plus de 10 000 habitants. En tout, 2 270 agents recenseurs (recrutés par les communes concernées) vont sillonner les 843 communes concernées cette année dans les Hauts-de-France (172 communes dans le Nord, 196 dans le Pas-de-Calais, 174 dans l’Aisne, 139 dans l’Oise et 162 dans la Somme). Elles sont réparties équitablement sur l’ensemble du territoire régional.
Avant 2004, un recensement total de la population était effectué tous les 10 ans. Depuis cette date, la méthode a changé : seule une partie de la population est interrogée tous les ans de manière glissante sur cinq ans. Le recensement se fait donc sur cinq ans pour les communes de moins de 10 000 habitants (divisées en 5 groupes) et tous les ans sur un échantillon de 8 % de la population pour les communes de plus de 10 000 habitants.
Depuis 2015, les personnes recensées peuvent remplir leur questionnaire en ligne (www.le-recensement-et-moi.fr). En 2016, 4,1 millions de personnes de tout âge ont privilégié ce mode de réponse (soit 39 % des répondants contre 33 % en 2015). « La saisie sur Internet est vivement conseillée, le protocole est simple et la confidentialité des données est totale », assure Stéphane Challier, responsable du service statistique de l’Insee à Lille. Le responsable indique aussi que le recensement par Internet offre une meilleure qualité de réponse (pas d’oubli, moins de non-­réponses aux questions).

Une démographie forte, un ratio migratoire défavorable
Le dernier « round » de recensement mené par l’Insee, entre 2009 et 2014, permet d’établir qu’au 1er janvier 2014, les Hauts-de-France ont passé la barre des 6 millions d’habitants (6 006 156 pour être précis), soit 9,1 % de la population française. Troisième région la plus peuplée de France métropolitaine derrière l’Île-de-France (12 027 565 habitants) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (7 820 966 habitants), les Hauts-de-France ont gagné 61 802 personnes entre 2009 et 2014.
La progression démographique (+ 0,21 % en moyenne par an) est l’une des plus faibles de France métropolitaine (+ 0,5 %). L’excédent des naissances sur les décès (+ 0,45 % par an) explique à lui seul la croissance de la population. Ce taux est le deuxième plus élevé de France métropolitaine après l’Île-de-France. Il s’explique par la jeunesse de la population et par une fécondité plus élevée dans la région (2,08 enfants par femme en 2014 dans la région contre 1,98 dans l’Hexagone). Les arrivées et départs (- 0,25 % par an) atténuent cette forte croissance et placent la région en avant-dernière position en termes de déficit migratoire devant l’Île-de-France. Ces mouvements s’expliquent plus par une attractivité limitée par rapport aux autres régions métropolitaines que par des départs. En effet, 87 % de la population qui vit dans la région y est née. C’est le taux le plus fort de France. Au final, la région subit une perte de 14 805 habitants par an entre 2009 et 2014 alors que, par exemple, la région Auvergne-Rhône-Alpes enregistre une hausse de 27 524 habitants chaque année. « Les départs concernent surtout des jeunes qui partent faire des études supérieures ou des jeunes actifs qui partent chercher du travail dans d’autres régions », avance François Chevalier, directeur adjoint de l’Insee Hauts-de-France.
Dernière question existentielle : à quoi sert le recensement ? Il permet d’abord de connaître le nombre de personnes qui vivent en France et de déterminer la population officielle de chaque commune. De ces chiffres découle la participation de l’État au budget des communes : plus une commune est peuplée, plus cette participation est importante. La connaissance précise de la répartition de la population sur le territoire permet aussi d’ajuster l’action publique aux besoins des populations : décider des équipements collectifs nécessaires (écoles, maisons de retraite, etc.), préparer les programmes de rénovation des quartiers, déterminer les moyens de transport à développer…

Virginie Charpenet

Pour en savoir plus sur le recensement et savoir si votre commune est concernée cette année : le-recensement-et-moi.fr

Zoom sur... La population par département

Avec 1 472 589 habitants au 1er janvier 2014, la population du Pas-de-Calais s’est accrue de 11 332 habitants depuis 2009, soit un rythme annuel de croissance de 0,2 %, identique à celui de la région Hauts-de-France, contre + 0,5 % au niveau national.
Avec 2 603 472 habitants, la population du Nord s’est accrue de 31 532 habitants depuis 2009, soit un rythme annuel de croissance de 0,2 %. Les 50 communes les plus peuplées, qui concentrent plus de 55 % de la population du département, ont gagné 14 331 habitants entre 2009 et 2014.
Avec 539 783 habitants, la population de l’Aisne a, elle, diminué de 87 habitants depuis 2009, soit une évolution quasiment nulle. Cette légère baisse de la population du département est essentiellement due aux cinquante plus grandes communes qui ont perdu plus de 3 000 habitants sur cette même période. Néanmoins, plus d’un habitant sur deux réside dans l’une de ces dernières.
Avec 818 680 habitants, la population de l’Oise s’est accrue de 17 168 habitants depuis 2009, soit un rythme annuel de croissance de 0,4 %. Cette croissance de la population du département est portée par les communes de moins de 15 000 habitants, les plus peuplées étant généralement stables. Plus d’un habitant sur deux réside dans l’une des cinquante communes les plus importantes.
Avec 571 632 habitants, la population de la Somme s’est accrue de 1 857 habitants depuis 2009, soit un rythme annuel de croissance de 0,1 %. Cette croissance de la population du département est essentiellement portée par les petites communes, les cinquante plus grandes ayant perdu plus de 3 000 habitants sur cette même période. Néanmoins, plus d’un habitant sur deux réside dans l’une de ces dernières.

22,4 %
de la population des Hauts-de-France vit dans une commune de plus de 30 000 habitants.


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