Le Syndicat Agricole 22 janvier 2016 à 09h00 | Par Le Syndicat Agricole

Recensement 2016 : top départ

Le 21 janvier a marqué le début du recensement 2016 qui prendra fin le 20 février pour les communes de moins de 10 000 habitants et le 27 février pour les autres.

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- © D. Lucas

Bienvenue dans la saison 13 du recensement. En effet, depuis 2004, le recensement de la population se fait tous les ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, le recensement a lieu tous les cinq ans et concerne l’ensemble de la population. Pour les communes de plus de 10 000 habitants, le recensement est annuel, mais sur un échantillon de 8 % de la population.
Au total, ce sont 9 millions de personnes qui seront recensées en France dans 946 communes de plus de 10 000 habitants et dans 7 140 communes de moins de 10 000 habitants. Petite difficulté cette année : les vacances scolaires de février débutant le 6, la collecte des informations risque d’être quelque peu perturbée.
Quoi qu’il en soit, pour ceux qui se poseraient encore la question de l’utilité du recensement, sachez qu’il est important pour établir la contribution de l’État au budget des communes, comme pour définir le nombre d’élus dans les conseils municipaux, pour décider des équipements collectifs de votre commune (crèches, écoles, transports), pour déterminer le nombre de pharmacies, etc. Autrement dit, le comptage de la population détermine le quotidien dans votre commune par les services auxquels vous pouvez avoir accès, et permet aussi de comprendre les phénomènes de société.
Comment ça marche ? Comme à chaque enquête, un agent recenseur vient à votre domicile pour vous remettre les documents à remplir et la notice. Deux options se présentent à vous : soit vous prenez rendez-vous avec l’agent pour lui remettre la documentation dûment remplie, soit vous la remplissez sur Internet*, en entrant votre code d’accès et votre mot de passe, tous deux imprimés sur la notice remise par l’agent recenseur.

Internet, c’est encore plus sûr
Le recensement de population sur Internet a démarré en 2015. 3,4 millions de personnes y ont eu recours en France, soit 33 % (un ménage sur trois). En Picardie, le taux atteint a été de 30,7 % et en Nord-Pas de Calais de 21,1 %. Des chiffres qui devraient augmenter d’autant plus que le système est d’une simplicité biblique.
En effet, à la différence du papier, le système Internet sélectionne les questions relatives à chaque personne du logement. Autrement dit, en fonction de votre profil, il vous conduira immédiatement aux rubriques vous concernant. Gain de temps assuré, et qui vous évitera aussi de passer par la case d’un rendez-vous avec l’agent recenseur pour la remise des papiers.
Par ailleurs, la confidentialité de vos informations en seront renforcées (même si l’agent recenseur est tenu au secret professionnel) puisqu’il n’y a plus d’intermédiaire. Enfin, last but not least, c’est écolo et moins coûteux. En 2015, ce sont 31 000 tonnes de papier qui ont été économisées sur 125 000 ton­nes de papier utilisées. Pour savoir si vous ferez l’objet du recensement 2016 dans votre commune, il suffit d’aller à la rubrique « Et pour moi ? » et saisir le nom de votre commune. À vous de jouer.

Florence Guilhem

* www.le-recensement-et-moi.fr

Zoom sur... 5 987 833 habitants dans la région au 1er janvier 2013

La nouvelle grande région n’est pas en reste. Avec presque 6 millions d’habitants, soit 9,4 % de la population métropolitaine, elle est classée au 3e rang national, loin cependant derrière l’Île-de-France (près de 12 millions) et Rhône-Alpes-Auvergne (7,7 millions). Reste qu’entre 2008 et 2013, elle a gagné 56 791 habitants, soit une agmentation annuelle de + 0,19 %, cependant moins rapide qu’à l’échelle nationale (+ 0,50 %). Le poids démographique de la région diminue donc de 0,2 point sur la période pour se situer à 9,1 % de la population française en 2013.
« La région possède pourtant l’un des soldes naturels (différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité, ndlr) les plus élevés de France métropolitaine, qui la place en seconde position au niveau national, juste derrière l’Île-de-France », précise Patrick Le Scouëzec, responsable des études à l’Insee. Ce solde naturel permet un gain de 27 870 personnes chaque année. Mais cette hausse est freinée par un important déficit migratoire (la grande région enregistre plus de départs que d’arrivées). Au final, ce sont 16 510 personnes en moins par an sur le territoire. Mais ces évolutions démographiques ne sont pas uniformes.

Des évolutions différentes suivant l’échelle
Force est de constater que le département le plus dynamique est celui de l’Oise, avec une croissance de 0,39 % par an. « Même s’il ne regroupe que 14 % de la population de la région, il contribue à 28 % des gains entre 2008 et 2013 », relève Patrick Le Scouëzec. Le Nord, malgré une croissance de 0,23 % par an sur cette même période, donne la tendance régionale avec 43 % des habitants de la région.
En revanche, les autres départements affichent une croissance démographique plus modérée : 0,13 % dans la Somme, 0,08 % dans le Pas-de-Calais et 0,05 % dans l’Aisne. Dans les 5 départements, le solde migratoire est négatif, et encore plus prononcé dans le Nord et le Pas-de-Calais.
À l’échelle des arrondissements,  la métropole lilloise (0,5 % par an, soit dans la moyenne nationale) et la deuxième couronne des grands pôles urbains (Cambrai, Arras, Saint-Omer, Beauvais, Clermont, Senlis, Soissons) gagnent des habitants. A contrario, les extrémités est et ouest de la région se dépeuplent : Avesnes, Vervins, Saint-Quentin, Boulogne-sur-Mer, Calais, Abbeville et Montreuil.
Au final, la croissance démographi­que est portée par les communes de moins de 2 000 habitants (+ 0,55 % par an). « Si elles ne rassemblent que 27 % de la population régionale, avec 44 200 per­sonnes en plus, elles représentent cependant 80 % des gains de la région entre 2008 et 2013 », souligne Patrick Le Scouëzec. Ce qui illustre le développement du périurbain, lequel offre, entre autres, un habitat moins cher et de plus grande surface.

F.G.

Portraits de familles

La région compte 759 000 familles ayant au moins un enfant mineur, soit 9,8 % du total métropolitain. Ces familles sont de deux types : des couples avec un ou plusieurs enfants (78,9 %) ou des familles monoparentales (21,1 %), une répartition identique à l’échelle nationale. La singularité de la région réside dans la part importante des familles nombreuses (trois enfants ou plus). Avec 25,3 %, elle est la première région devant l’Île-de-France (24,4 %) et les Pays-de-la-Loire (22,8 %). Le Nord et le Pas-de-Calais se classent respectivement aux 3e et 4e rangs des départements français.
Mais la monoparentalité n’est pas absente de ces territoires, puisqu’1 famille sur 5 correspond à cette situation familiale, soit la même proportion qu’à l’échelle nationale. Seul le Nord a une part plus importante de familles monoparentales que la moyenne métropolitaine avec 22,7 % contre 21,2 %. A contrario, l’Oise est parmi le quart des départements français où la présence des familles avec deux parents est la plus forte.
Dans la région, 3 familles sur 4 résident dans des grandes aires urbaines. Sur les 10 familles résidant dans ces aires urbaines, 3 vivent dans les villes-centres, 5 dans les banlieues et 2 dans les couronnes périurbaines. « Les familles les plus en difficulté se concentrent dans les centres urbains, avec des écarts importants entre villes-centres, et les plus favorisées dans les couronnes périurbaines. Les banlieues jouent le rôle d’intermédiaire », note Julien Jamme, chargé de revalorisation statistique à l’Insee.
Mais en dépit de la localisation géographique et de la structure des familles, en 22 ans (de 1990 à 2012), la région Nord-Pas de Calais – Picardie, à l’instar du territoire national, voit le nombre absolu des familles diminuer. Le nombre de familles avec enfant(s) mineur(s) pour cent ménages a reculé de 8,8 points dans la région contre 6,5 points en moyenne métropolitaine. Une tendance expliquée par l’augmentation des séparations des couples et l’entrée plus tardive des jeunes en couple pour fonder une famille, selon le statisticien.

F.G.


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