Le Syndicat Agricole 15 décembre 2016 à 13h00 | Par Le Syndicat Agricole

Quand les tiques s’attaquent aux Hommes et aux vaches

Deux spécialistes sont intervenus sur les maladies transmissibles par les tiques lors de l’assemblée générale du GDS 62, le 13 décembre à Wirwignes.

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Louis Teulières, infectiologue, et Aurélien Meurisse, vétérinaire.
Louis Teulières, infectiologue, et Aurélien Meurisse, vétérinaire. - © DR

En octobre dernier, le ministère de la Santé a lancé un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques. Ce programme vise à renforcer l’information de la population et des professionnels de santé pour prévenir l’apparition de nouveaux cas et « à éviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades ». Une maladie qui touche particulièrement les populations rurales et la profession agricole, en contact direct et régulier avec la nature et les animaux.

Les piqûres de tiques à prendre au sérieux
Le nombre de tiques est en augmentation sur le territoire, notamment ceux porteurs de maladies (15 % des piqûres en 2006 contre 60 % en 2013). « Les morsures ressemblent à de petits boutons, mais peuvent parfois passer inaperçues selon la taille de la tique, rappelle le docteur Louis Teulières, infectiologue et spécialiste de la maladie de Lyme. Ce sont elles qui apportent la bactérie ». Il convient donc d’être particulièrement prudent lorsque l’on se fait piquer. Les premières manifestations apparaissent généralement 48 h après la piqûre : réaction allergique locale, légère fièvre, douleurs musculaires… Des premiers signes qui doivent alerter la personne et la pousser à consulter un médecin. « Si ces symptômes persistent sur la durée, accompagnés de fatigue physique, psychique (anxiété) et intellectuelle (difficultés de concentration, lenteur, troubles de la mémoire…), il peut s’agir de la maladie de Lyme », prévient Louis Teulières. Un diagnostique clinique minutieux s’impose alors afin d’établir un traitement et un suivi médical précis.

La « fièvre des pâturages »
Les tiques sont également la cause de graves maladies chez l’animal. Appelée communément « fièvre des pâturages », l’ehrlichiose granulocytaire bovine (EGB) se manifeste souvent au printemps et à l’automne. Cette maladie est, elle aussi, générée par les tiques de type « lxode ricinus », présents dans la prairies. « La bactérie parasite rentre dans les globules blanches de l’animal, explique Aurélien Meurisse, vétérinaire. Le bovin presente des symptomes respiratoires et grippaux ». Des avortements entre deux et six mois de gestation peuvent intervenir. Ces signes sont assez frequents pour de nombreuses maladies. Comme pour la maladie de Lyme chez l’Homme, l'ehrlichiose est donc difficile à diagnotiquer. Seul un frottis sanguin peu le permettre aujourd’hui. Des techniques d'analyse sont actuellement à l’étude afin de vulgariser le depistage de l’ehrilichiose.

Simon Playoult

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