Le Syndicat Agricole 07 octobre 2016 à 10h00 | Par Le Syndicat Agricole

Patathon : glaner pour donner

Dimanche 9 octobre, une journée de glanage festive, ludique et solidaire est organisée au profit des Banques alimentaires.

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Après avoir glané des tonnes de pommes de terre, les participants se réuniront autour d’un buffet à la ferme.
Après avoir glané des tonnes de pommes de terre, les participants se réuniront autour d’un buffet à la ferme. - © DR

L’entreprise McCain, en partenariat avec les Banques alimentaires, le Gappi* et Enactus**, organise le Patathon, qui remet au goût du jour une pratique ancestrale qui consiste à ramasser les légumes (ou fruits) oubliés ou laissés dans les champs après la récolte : le glanage. Un come back ludique et solidaire pour mobiliser les Français à devenir acteur de changement et à lutter contre le gaspillage alimentaire, en faveur des Banques alimentaires.

Glaner pour une bonne cause
Véritable marathon de la pomme de terre, organisé en plein cœur des terres agricole des Hauts-de-France, le Patathon mobilise et sensibilise familles et étudiants. Le concept ? Après avoir glané des tonnes de pommes de terre, les participants se réuniront autour d’un buffet à la ferme et pourront participer à des ateliers ludiques et pédagogiques avec la pomme de terre, la solidarité et le divertissement comme maîtres mots.
Au programme de cette journée riche en émotions : démonstrations de cuisine, visite de la ferme, ateliers créatifs, jeux pour enfants, musique... mais aussi des activités surprises autour de la pomme de terre, à vivre en famille ou entre amis.
Toutes les pommes de terre glanées seront offertes aux Banques alimentaires, pour soutenir les membres de la communauté les plus démunis.

Pour participer, un seul mot d’ordre : inscrivez-vous !
Le principe est simple, pour participer à cet événement gratuit et recevoir toutes les informations il suffit de s’inscrire via le site dédié à l’événement www.patathon.org. Le Patathon est gratuit mais les places sont limitées. Seules les 200 premières inscriptions seront sélectionnées ! Ne tardez pas pour réserver la vôtre.

Pourquoi le Patathon ?
Le Patathon s’inscrit dans la continuité des actions de responsabilité sociale de l’entreprise McCain et plus particulièrement leur engagement en faveur de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Depuis plus de 10 ans, le leader du marché des produits surgelés à base de pomme de terre a en effet initié une politique volontaire tournée vers le respect de l’environnement, l’agriculture raisonnée et à taille humaine, l’alimentation responsable et la solidarité envers les communautés démunies. Aujourd’hui, 100 % des pommes de terre sont revalorisées dans les usines McCain, qui invite les agriculteurs ainsi que les consommateurs à devenir eux-mêmes acteurs de changement au travers du Patathon.

* Groupement d’agriculteurs producteurs de pommes de terre pour l’industrie.
** ONG qui accompagne les étudiants dans la mise en œuvre de projets d’entrepreneuriat social.

Zoom sur... Le glanage, c’est quoi exactement ?

À l’origine, le glanage se définit par le fait de ramasser ce qui reste au sol après la récolte. Il se pratiquait traditionnellement à l’aube ou à la tombée de la nuit pour ne pas gêner la moisson et les paysans.
Depuis, la loi a évolué, la pratique reste tolérée et le profil des glaneurs a changé.
Désormais, ceux-ci ne sont pas seulement des travailleurs pauvres issus des campagnes : ce sont aussi des urbains soucieux du gaspillage.

Une tradition venue des campagnes
Le glanage est un droit d’usage de la production agricole, puisant ses racines au Moyen Âge, en France mais aussi en Belgique. Traditionnellement dévolu aux récoltes de blé et de maïs, on le voit s’étendre à d’autres sortes de cultures au fil des époques. Aujourd’hui, on redécouvre le glanage lors de promenades dans la nature.

Que dit la loi ?
Derrière la pratique du glanage, il y a une loi qui établit un « droit » au glanage. La loi distingue le glanage du grappillage, qui s’assimile à la cueillette de ce qui reste sur les arbres ou dans les vignes. La pratique est désormais autorisée et tolérée pour tous, après la récolte ainsi qu’en journée, sauf si un arrêté municipal l’interdit. Il reste cependant prohibé de glaner sur un terrain fermé. Si vous voulez donc glaner pendant vos balades à la campagne, limitez-vous aux fruits tombés ou demandez aux propriétaires avant de vous aventurer dans leurs champs. Enfin, notez que le râtelage, l’action de ramasser avec des outils, est interdit, puisqu’il s’assimile à une récolte. S’appuyant sur des racines anciennes et un droit reconnu, le glanage a essaimé ces dernières années : dans une société d’hyper consommation, ceux qui le pratiquent aujourd’hui revendiquent une économie basée sur le partage et l’anti-gaspillage.

Glaner en ville à l’ère de la récup’ alimentaire
Il s’est observé ces dernières années que le glanage s’est déplacé des campagnes à la ville. À la campagne, le glanage a reculé avec la perfection des machines qui laissent moins de récoltes isolées. Il se pratique désormais davantage en ville à la fin des marchés, dans les poubelles des commerçants ou dans les conteneurs de supermarchés. Selon un sondage de l’Observatoire des pratiques de consommation émergentes (Obsoco), on estime que près de 20 % des Français se livrent au glanage. Ces nouveaux adeptes ne le sont pas uniquement par nécessité économique. Ils sont aussi convaincus que ces pratiques anti-gaspillages correspondent à une manière de consommer plus durable. À l’heure de la « sharing economy », le droit d’usage du glanage s’est transformé en un droit au partage.

3 questions à Bertrand Achte, président du Gappi

« Sensibiliser le public au glanage »

Où va se dérouler cette opération de glanage ?
Le Patathon est organisé à Ramecourt, dans le Pas-de-Calais, chez Antoine Dequidt, sur 4 à 5 hectares. 2 à 3 tonnes de pommes de terre devraient être glanées.

Quel est l’objectif d’un tel événement ?
Cet événement s’inscrit dans la continuité des actions déjà mises en place par McCain et le Gappi, comme la création des soupes Bon et Bien par exemple. Notre souhait est de montrer que chacun peut participer à des actions destinées à des personnes dans le besoin.

Qu’est ce que cela représente pour le Gappi ?
Cette action permet de sensibiliser les personnes qui souhaitent ramasser des pommes de terre. Les agriculteurs ne sont pas opposés au glanage mais celui-ci doit se faire avec du bon sens : il se fait uniquement lorsque la récolte est totalement finie et lorsqu’il n’y a plus de matériel dans les champs, pour des raisons évidentes de sécurité. Il s’agit bel et bien de produits après-récolte. Le glanage peut en tout cas être une solution pour améliorer un peu le quotidien des personnes qui sont dans le besoin.

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