Le Syndicat Agricole 20 juillet 2006 à 00h00 | Par Élodie Legrand

MIA - "Je notifie les mouvements survenus chez mes bovins"

Quatrième volet qui présente le système piloté par la chambre régionale d’agriculture

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Comme chaque semaine, un parallèle est fait dans l’enregistrement des informations avec ou sans le système MIA. Exemple dans cet article : les mouvements d’animaux sur mon exploitation.
Aujourd’hui
Dans le cadre réglementaire de l’identification des bovins, je dois déclarer tous les mouvements d’animaux sur mon exploitation. Pour chaque évènement je rédige un document de notification où je reporte le numéro de l’animal, les dates et différents renseignements suivant qu’il s’agit d’une naissance, d’une vente, d’un achat…
L’envoi au service identification du département peut se faire par courrier ou par fax. Depuis un an, en me connectant directement à SYNEL par le Minitel, je bénéficie d’une réduction de cotisation de 0,30 par mouvement notifié.
J’utilise également ce document de notification pour commander des boucles de remplacement en cas de perte. Toutes ces informations sont saisies par le service identification et transmises à la base de données nationale de Toulouse après vérification.
Une fois par an, je reçois le registre de mes bovins me servant d’inventaire. Il permet de vérifier que l’ensemble des mouvements a été notifié et pris en compte.
«Avec MIA, je pourrai consulter l’ensemble des événements d’identification.»
«Avec MIA, je pourrai consulter l’ensemble des événements d’identification.» - © Réussir

Prochainement avec MIA
Avec MIA, je disposerai de l’outil SYNel sur mon ordinateur ; il me permettra une transmission facilitée de tous ces renseignements.
Pour la naissance d’un veau grâce au pré-affichage de listes (animaux, boucles …), je n’aurai plus de numéro à saisir, il me suffira d’indiquer la date et le sexe. Si c’est un veau d’Insémination Artificielle ou avec déclaration de saillie, le père s’affichera automatiquement.
Je pourrai également faire mes commandes de boucles perdues. Je disposerai d’un inventaire à jour, synchronisé avec la base régionale. Je pourrai consulter l’ensemble des évènements d’identification et bien d’autres informations relatives à l’élevage : généalogies, inséminations, suivi sanitaire, performances…

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Interview // LA PAROLE AUX PARTENAIRES DU PROJET

Marc Ruscart, président de la Fdsea du Nord.
  • Simplifier la vie des paysans

Pourquoi la FDSEA s’est elle engagée dans le projet MIA aux côtés des autres partenaires?
Cela faisait longtemps qu’un projet de mise en relation des partenaires était en réflexion autour de cette idée de « portail transversal » pour aider la compréhension du tissu professionnel. Au cours d’une table ronde à la Chambre d’Agriculture avec le Conseil Régional, ce projet a évolué vers une aide à la gestion administrative. A ce stade, le projet MIA collait parfaitement à nos aspirations. En effet, cette réflexion commune entre différentes structures ayant pour objectif de contribuer à l’amélioration du quotidien des agriculteurs était très intéressante.
De notre point de vue, il était alors indispensable que tous les partenaires agricoles s’associent afin de lever les inquiétudes éventuelles. C’est d’ailleurs à notre grand regret que certaines structures se sont retirées du projet…

De quelle manière la FDSEA participe-t-elle au projet MIA?
Notre objectif premier est clair: simplifier la vie des paysans. Aujourd’hui, ça signifie lever un maximum de barrières et alléger les démarches administratives qui se révèlent de plus en plus lourdes. Notre participation est donc plus technique que politique. Des adhérents participent aux groupes de travail et testent non seulement les fonctionnalités mais aussi la convivialité du système.

En quoi MIA est-il un bon outil pour l’agriculteur ?

MIA s’adresse en premier lieu à un public autonome ou en passe de le devenir grâce à une démystification de l’informatique par une campagne d’information et de formation poussée.
L’informatique ce n’est pas l’enregistrement administratif, c’est ensuite la possibilité de les exploiter dans l’autogestion quotidienne de l’exploitation :
comparaisons des résultats par culture d’une année sur l’autre, analyse technico-économique par atelier…
Tout ce qui est fait pour le développement des agriculteurs est positif. Pour autant, l’agriculteur doit être en sécurité par rapport à ses enregistrements. Grâce à un fonctionnement « à tiroirs », l’exploitant peut utiliser les modules qu’il souhaite et transmettre les informations qu’il veut.
Cela est positif. Reste à concevoir un mode de vérification des données pour corriger les erreurs d’enregistrement avant leur diffusion, cette précaution est indispensable dans ce type des système.
Actuellement, les agriculteurs collectionnent les adresses électroniques selon leurs productions. Pour faciliter ces étapes, MIA constitue, s’il est ouvert, un portefeuille global qui permet une véritable synergie entre partenaires et agriculteurs.

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