Le Syndicat Agricole 18 juillet 2006 à 00h00 | Par Élodie Legrand

MIA - "J’épands des engrais azotés"

Deuxième volet de nos articles qui présentent les avantages du système, piloté par la chambre régionale d’agriculture.

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Un parallèle est fait dans l’enregistrement des informations concernant l’épandage des engrais azotés sans ou avec le système MIA.

Aujourd’hui
Cet hiver j’ai enregistré mes prévisions : cultures, surfaces, doses d’azote prévues… dans mon Programme Prévisionnel Global de Fertilisation Azotée (obligatoire dans le cadre de la conditionnalité des aides). Pour mon maïs, avec apport de fumier j’avais prévu d’amener 300 kg d’ammonitrate 27 % par hectare soit environ 80 unités. Dès la mi janvier, avant tout épandage d’engrais azoté, j’ai réalisé des mesures de reliquats d’azote dans mes parcelles (à défaut, j’utilise les résultats publiés par la Chambre d’Agriculture dans la presse agricole). J’établis alors mon plan de fumure, selon les principes de la fertilisation raisonnée, en calculant pour chaque parcelle la quantité d’azote à apporter sur mes cultures en fonction des pratiques précédentes et des apports organiques déjà effectués. Ainsi pour mes 12,5 ha de maïs (îlots 4 et 11) que je vais implanter après céréale (paille ramassée), le reliquat sortie hiver est cette année de 50 kg d’azote par ha. D’après mes calculs j’aurai assez de 70 unités par ha pour couvrir les besoins de la culture (235 unités de besoins pour un objectif de 15 tMS/ha), compte tenu du reliquat (50), du fumier apporté à l’automne (25) et de la minéralisation de l’humus (90). Attention, il ne faut pas oublier de consigner dans mon cahier d’épandage chaque apport réalisé en précisant bien pour chaque culture la parcelle concernée, l’objectif de rendement, la date d’apport, la dose et le type d’engrais utilisé.
Aujourd’hui, je réalise en effet ces enregistrements sur papier ou à l’aide d’un tableur sur mon poste informatique.

Prochainement avec MIA
Demain avec le système MIA je connaîtrai rapidement les quantités d’effluents produites par mon élevage, et il me sera facile de bâtir mon Programme Prévisionnel Global de Fertilisation Azotée avec l’aide de la fonction de calcul du plan de fumure.
Comme toutes les interventions passées seront conservées en mémoire, le calcul du complément d’azote minéral à apporter tiendra compte du précédent, de la fréquence d’apport de mes fumiers, du type de sol de chaque parcelle… Je n’aurai qu’à saisir l’estimation du reliquat et MIA me permettra de déterminer les quantités d’azote à apporter pour chaque culture ; dans le cas d’une culture céréalière, MIA me proposera en plus une solution de fractionnement des apports. De cette manière il y aura cohérence entre ma démarche technique et les données administratives liées à la conditionnalité des aides PAC. Au fur et à mesure du déroulement de la campagne je saisirai les apports effectivement réalisés sur chaque parcelle : mon cahier d’épandage sera à jour ainsi que l’état de mes stocks.

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Interview // LA PAROLE AUX PARTENAIRES DU PROJET

Bernadette Lombart, présidente des JA (syndicat des Jeunes Agriculteurs) du Pas-de-Calais.
  • MIA permet une économie d’argent non négligeable

Pourquoi les JA se sont-ils engagés dans le projet MIA aux côtés des autres partenaires ?
Nous sommes régulièrement sollicités par de nombreuses entreprises qui proposent des logiciels de gestion agricole, à nos yeux beaucoup trop coûteux pour l’exploitant. L’un des avantages de MIA par rapport aux autres outils est qu’il permettra une économie d’argent non négligeable ; c’est l’une des raisons pour lesquelles nous nous sommes associés au projet fin 2005.

Comment les JA sont-ils impliqués dans ce projet ?
Depuis plusieurs mois déjà, des adhérents JA participent aux groupes de travail des agriculteurs pour la définition et les tests des fonctionnalités du système MIA. Ils apportent ainsi un point de vue critique sur cet outil et participent activement à son amélioration.

Quels retours MIA peut-il apporter à un syndicat comme le vôtre ?
Plus on est jeune, moins l’informatique nous fait peur. Nos adhérents représentent une génération plus ou moins informatisée, pour qui l’intégration d’un système informatique à la gestion de l’exploitation n’est pas un obstacle majeur.

En quoi MIA est-il un bon outil pour l’agriculteur ?
A nos yeux, un bon outil est un outil qui marque un avantage concret pour l’agriculteur d’aujourd’hui.
C’est chose faite avec MIA puisque ce système apporte un gain de temps et d’argent, des composantes importantes dans le quotidien de l’agriculteur.
MIA, c’est aussi un enregistrement unique et direct qui permet à l’agriculteur de gagner en autonomie vis-à-vis des contrôles de l’administration : l’agriculteur est maître de ses données et les diffuse selon son bon vouloir.
L’intérêt de cet outil réside aussi dans la souplesse de ses programmes qui sont étudiés pour être au maximum compatibles avec d’autres logiciels.
L’intégration de SYNel au système illustre bien cette volonté de mutualisation qui ne vise en aucun cas à concurrencer les logiciels préexistants.

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