Chasse
Dans le Pas-de-Calais, des perdrix seront réintroduites l’année prochaine. - © S. Leitenberger / REUSSIR
Bon pour les lièvres et les faisans
Heureusement les faisans semblent être passés au travers du mauvais temps. Plus rustiques et éclosant plus tôt, ils sont en bonnes quantités là où des efforts de gestion ont été faits. Or le non-tir de la poule faisane gagne de plus en plus d'adeptes. Résultat : les reproducteurs sont plus nombreux et l'on compte une moyenne de 6,7 jeunes par poule. Les premiers comptages de lièvres en plaine ne sont pas mauvais non plus mais on attend toujours les derniers jours précédant l'ouverture pour une estimation définitive. De mauvaises surprises ont été en effet plusieurs fois constatées ces dernières années : de bonnes prévisions se trouvant anéanties début septembre. Le lapin est abondant en certains endroits tandis que dans d'autres il souffre déjà des ravages de la myxomatose. Le pigeon est en pleine expansion, encore faut-il qu'il n'ait pas décidé de partir sous des cieux plus ensoleillés juste avant l'ouverture. Le sanglier se porte bien et il convient de surveiller de près les populations afin de ne pas se laisse déborder par les dégâts aux cultures. La baisse des chevreuils dans certains secteurs - et il convient de ne pas généraliser abusivement - a amené la fédération des chasseurs à diminuer les plans de chasse et à instaurer des bracelets chevrillards pour éviter de trop diminuer les attributions.
Un PMA en attendant des opérations de réintroduction
La fédération départementale des chasseurs du Pas-de-Calais a proposé lors d’une réunion avec le préfet le 5 septembre dernier l’instauration d’un Prélèvement maximal autorisé (PMA) de deux perdrix grises par jour et par chasseur. Cette limitation du nombre d’oiseaux prélevés existe déjà depuis plusieurs années pour la bécasse, à raison de trois pièces par journée de chasse et par fusil. Ce PMA ne concerne que les communes en jours de chasse. C’est-à-dire celles où la pratique de la chasse n’est pas soumise à un plan de chasse. « Il s’agit d’une réaction à court terme, justifie Xavier Thomas, secrétaire général de la fédération des chasseurs du Pas-de-Calais, sachant qu’au printemps, avant la publication de l’arrêté, nous avions pris la décision de limiter le nombre de jours de chasse à la perdrix. De fait, sur certains groupements d’intérêt cynégétique (GIC), on ne chassera pas du tout la perdrix grise. » Pour l’année prochaine, la fédération des chasseurs du Pas-de-Calais prévoit de mettre en place un plan de redynamisation des populations de perdrix grises dans le département. « Cela va consister en des opérations de réintroduction d’animaux, en particulier des pré-lâchers, avec des protocoles déjà testés pour le faisan » explique Xavier Thomas. Aussi, les efforts de préservation devront se poursuivre dès la fermeture de la perdrix. « Dès la mi-octobre, il faudra relancer le piégeage et l’agrainage » avance le secrétaire général de la Fédération du Pas-de-Calais. Et ce afin d’éviter autant que possible un scénario catastrophe connu ces dernières années.
VINCENT FERMON
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