Le Syndicat Agricole 03 octobre 2014 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Machinisme - Kubota dévoile ses tracteurs bientôt fabriqués dans le Nord

Kubota officialise son implantation dans le secteur agricole européen et présente ses nouveaux modèles.

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Ingvald Loying, du groupe Kvenerland, aux côtés de Masatochi Kimata, le président de Kubota Corporation et de Yuichi Kitao, directeur.
Ingvald Loying, du groupe Kvenerland, aux côtés de Masatochi Kimata, le président de Kubota Corporation et de Yuichi Kitao, directeur. - © DR

Les drapeaux oranges de Kubota ont flotté en Seine-et-Marne du 24 au 26 septembre, annonçant l’arrivée prochaine des nouveaux tracteurs du constructeur japonais en France. La première convention agricole européenne de Kubota a rassemblé près de 1 000 personnes et des journalistes de toute l’Union européenne. Écrans géants, projecteurs, caméras embarquées, musique... le constructeur n’a pas lésiné sur les moyens pour présenter sa nouvelle série M7 destinée à la grande culture.
Kubota propose ainsi trois puissances de 130, 150 et 170 chevaux, déclinées en deux transmissions au choix, powershift ou variation continue. Simplicité d’utilisation, confort, capacité de braquage, adhérence exceptionnelle ou encore entretien facile et faible consommation de carburant sont les principaux atouts de ces nouveaux tracteurs mis en avant par le constructeur, pour des prix allant de 90 000 à 130 000 €.


Déjà 20 personnes embauchées dans l’usine
La production en série de ces nouveaux modèles débutera en avril 2015, dans la nouvelle usine Kubota de Bierne (59). Sur une surface de 115 000 m2, ce sont 3 000 tracteurs qui devront être produits chaque année. L’usine est située près de Dunkerque, à proximité de la plateforme portuaire, facilitant ainsi l’exportation des nouveaux tracteurs vers l’Amérique du Nord, l’Australie et le Japon. « Nous prévoyons également d’étendre nos ventes à l’Europe de l’Est dans le futur », a ajouté Masatochi Kimata, le président de Kubota Corporation. Les cabines et les moteurs proviendront dans un premier temps du Japon pour être ensuite assemblés à Bierne, mais seront à terme sûrement fabriqués sur place.
« Une vingtaine de collaborateurs ont déjà été embauchés et sont actuellement au Japon pour suivre des formations et s’imprégner de la culture japonaise », dévoile Hervé Gérard-Biard, directeur de la division tracteurs de Kubota. Le constructeur, qui a investi 40 millions d’euros pour l’acquisition de l’usine, prévoit d’embaucher 140 personnes d’ici 2017. Un recrutement qui se fera principalement dans le Nord-Pas de Calais, pour différents types de postes (ingénieurs, production).


Gamme Kverneland
2015 sera également l’année du lancement, en France et en Allemagne, de la nouvelle gamme d’équipements agricoles Kvenerland. Le groupe norvégien avait été racheté par Kubota en 2012, première étape de son implantation européenne. « Nous avons une forte présence internationale et une offre agricole de grande précision », a signalé Ingvald Loying, du groupe Kvenerland qui propose ainsi un large choix d’outils agricoles : matériel de travail du sol, semis, fenaison et pressage des balles, épandage et pulvérisation, aux couleurs de Kubota.
L’investissement de Kubota dans l’usine française et le rachat de l’entreprise norvégienne révèlent bien la dimension européenne que le machiniste japonais souhaite donner à son activité. Mais la marque est encore peu connue dans le secteur agricole et son réseau de distribution demande à être développé. Hervé Gerard-Biard le reconnaît : « Nous allons qualifier et agrandir notre réseau de vente », affirme-t-il. Kubota dispose aujourd’hui de 80 concessionnaires pour ses activités agricoles sur le sol français, un chiffre qui devrait croître : « Nous allons vers une distribution totalement Kubota. Nous ne cherchons pas que des concessionnaires classiques, nous sommes davantage à la recherche d’investisseurs, de quelques entrepreneurs qui pourraient racheter une concession par exemple. » Quant à l’image de la marque, « elle est encore à construire », estime-t-il. Ce qui ne devrait pas être difficile pour le groupe qui a pour objectif – ambitieux – d’atteindre un chiffre d’affaires d’environ 16 milliards d’euros d’ici quelques années. Il s’élève aujourd’hui à près de 11,5 milliards d’euros.

Laura Béheulière

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