Le Syndicat Agricole 20 février 2015 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Les attentes de la société font bouger le SIA

La 52e édition du Salon international de l’agriculture (SIA) se déroule du 21 février au 1er mars, Porte de Versailles à Paris. Au sommaire : mouvement, climat et retour du Hall 1.

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Avec cette notion « de salon en mouvement pour une agriculture en mouvement », le SIA 2015 évolue au niveau des espaces, du temps et de ses vitrines.
Avec cette notion « de salon en mouvement pour une agriculture en mouvement », le SIA 2015 évolue au niveau des espaces, du temps et de ses vitrines. - © DR

L’année 2015 sera celle de la problématique du changement climatique ou ne sera pas. Avec en ligne de mire la conférence internationale de Paris sur ce sujet à la fin de l’année et après la publication par Météo France de chiffres démontrant que 2014 a été la plus chaude depuis 1900, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a clairement placé la 52e édition du Salon international de l’agriculture (SIA) comme une contribution à cette conférence. Le ministre a déploré que l’agriculture, certes émettrice de gaz à effet de serre (GES), soit toujours montrée du doigt et que jamais, on ne relevait le fait qu’elle pouvait stocker du carbone et donc être une partie des solutions à ce problème des GES. À la veille du Salon, le ministère des Affaires étrangères et les responsables du SIA organisent, ce 20 février, une grande journée de rencontres avec 300 participants (chercheurs, représentants de l’agriculture, politiques, entreprises...) du monde entier pour échanger sur ce thème de l’agriculture et du climat.
« Il est important de montrer ce que l’agriculture et la forêt peuvent faire en matière de fixation du carbone et, avec des nouvelles techniques, d’en restituer une certaine partie pour rendre les plantes plus efficaces. Avec la recherche, les transferts de technologie, le machinisme et les savoir-faire accumulés, on peut répondre à certaines attentes de la société », assure Jean-Luc Poulain, président du SIA, qui espère franchir la barre du million de visiteurs en additionnant SIA et Sima. Il rappelle aussi que l’agriculture en mouvement, thème chapeau de cette édition, c’est aussi « nourrir en quantité et en qualité les populations, préserver notre environnement et le prendre en charge et innover pour inventer et construire l’agriculture de demain ».


Espace, temps et vitrine pour les visiteurs
Toujours avec cette notion « de salon en mouvement pour une agriculture en mouvement », le Sia 2015 évolue au niveau des espaces, du temps et de ses vitrines. Bien sûr, l’élément le plus visible et le plus concret est incontestablement la réouverture de « l’emblématique pavillon 1, rénové, qui permet une grande facilité d’accès pour les animaux », selon l’expression employée par Jacques Goudeau, nouveau directeur du SIA qui n’hésite pas à parler de « mise en valeur des animaux dans leur « cathédrale » ». À cela, il convient d’ajouter l’élargissement de 50 % de la passerelle d’accès reliant les pavillons 1 et 2. C’est une idée transversale forte que d’accorder une meilleure visibilité aux animaux du reste. « On retrouvera bovins, ovins, caprins et porcins dans le hall 1 donc, les équins occuperont le 7.1, les canins le 5.3 et la basse-cour le 4. Les allées de prestige des halls 1 et 7.1 accueilleront désormais toutes les espèces », ajoute Jacques Goudeau. Une partie élevage du monde avec autruches, alpagas... sera présente au pavillon 5.2.
Autre changement notoire, la nocturne est remplacée par deux extensions horaires, les mercredi et jeudi jusqu’à 20 heures. « Cela permet à des personnes de venir après leurs heures de travail et correspond aussi à un meilleur respect du bien-être des animaux », explique le directeur.
Enfin, le thème-vitrine du mouvement prendra trois aspects autour des notions de mieux manger, de préserver l’avenir et d’innover. D’une part, des panneaux et Internet permettront une approche pédagogique de ces sujets. D’autre part, une approche découverte sera possible en fonction de ces thèmes et enfin, les allées centrales du parc (entre les halls 3 et 4) feront l’objet d’animations.
Les délices du monde trouveront leur place dans le hall 5.23 tandis que le pavillon 3, dont la carte a été redessinée pour tenir en partie compte des futurs rapprochements, accueillera les produits des régions.
Toutes les régions de France seront regroupées dans ce hall soulignent les Chambres d’agriculture. Le hall 4 sera lui, dédié à la formation et à l’emploi.


Mise en situation pour le monde végétal
Bien sûr, l’Odyssée végétale tiendra toute sa place dans le pavillon 2.2. Passion Céréales (interface entre les acteurs de la filière céréalière, du monde végétal agricole, du monde scientifique et de la société civile) invite les visiteurs du Salon sur la ferme créée pour l’occasion afin d’y découvrir la réalité des exploitations céréalières françaises, dans un décor réaliste d’une ferme et de ses cultures. « Dans les champs de l’Odyssée végétale, petits et grands pourront découvrir comment poussent les cultures de céréales : blé, orge, maïs, et riz » en se baladant et en participant à des jeux pédagogiques pour découvrir des plantes. Côté récolte, on saura tout de la moisson, étape cruciale pour les agriculteurs céréaliers et les visiteurs pourront grimper à bord d’une véritable moissonneuse-batteuse pour échanger avec un agriculteur céréalier. Passion Céréales présentera aussi les produits issus des céréales : classiques pour une « alimentation équilibrée, gourmande, pleine d’énergie et de bons souvenirs » mais aussi comme « nouveaux enjeux de développement durable, grâce à de nouvelles utilisations comme les bioplastiques et la chimie du végétal ». Là encore, le côté pratique sera mis en avant avec des animations pédagogiques pour toute la famille sur les produits céréaliers et la présentation de « l’atelier des céréales », pour découvrir des objets insolites issus de la biomasse agricole, de leur production (une imprimante 3D et son fil en bioplastique 100 % français, présentée en exclusivité), jusqu’à leur biodégradabilité (démonstration de compostage à la maison). Le slogan de cette année, pour le monde végétal, est « Le végétal, c’est vital ! ». Les semences ne seront pas en reste avec, pour la première fois, une double présence, toujours dans le pavillon 2.2 : sur l’Odyssée végétale pour « faire découvrir et redécouvrir le monde des semences au travers d’animations ludiques et pédagogiques » et sur #PlanèteSemences, pour accueillir différents médias sur son plateau TV !

T. Michel

Zoom sur... Les concours, des rendez-vous incontournables

Le Concours général agricole : une certaine idée de la gastronomie
Chaque année depuis 1870, le Concours général agricole récompense les produits de terroir qui font la renommée de notre gastronomie, et qui se distinguent par leur qualité et leurs saveurs. Seul concours sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, le Concours général agricole met en valeur les meilleures productions issues de l’agriculture française. Il participe ainsi à la recherche d’une alimentation saine et de qualité pour tous, objectif poursuivi à la fois par le ministère et la profession agricole. Le Concours se divise en deux grandes familles : le Concours des produits de terroir et le Concours des vins.

Le Concours des produits de terroir
Pour représenter la diversité de la production agricole française, les sélections du Concours général agricole s’effectuent parmi 25 catégories de produits.
Au-delà des foies gras, charcuteries, miels, fromages, vins et spiritueux, de nouvelles catégories sont régulièrement introduites après une phase d’expérimentation. Les huîtres ont rejoint le Concours en 1996, suivies par les truites fumées (1999), les jambons et saucissons (2007), les saucisses de Morteau et de Montbéliard (2010), la charcuterie fermière (2012), le safran et les confitures (2013) et la viande bovine (2014)... Le whisky, lui, a fait une entrée non moins remarquée au sein de la catégorie des eaux-de-vie.

Le Concours des vins
Ce concours accueille tous les vins AOC et IGP des régions viticoles françaises. Il sélectionne et récompense les meilleurs vins français présentés par les vignerons, négociants vinificateurs et coopératives vinicoles. Cet événement est très attendu par les professionnels et le grand public, en France comme à l’étranger. La finale 2014 du Concours des vins a mobilisé plus de 3 000 dégustateurs ainsi qu’une équipe de 100 commissaires, assistée de 30 stagiaires, pour la préparation et la tenue des dégustations.
Les médaillés d’or, d’argent et de bronze ne récompensent pas les premiers, deuxièmes et troisièmes comme en matière sportive, mais ils consacrent un niveau de qualité. Le jury, composé de 6 000 dégustateurs professionnels et consommateurs avertis, a la possibilité de ne pas attribuer de médailles si le niveau de qualité des produits présentés n’est pas jugé suffisant.

SIA : un nouveau stand pour le sucre

Pour le Salon de l’agriculture, le Cedus a réaménagé son stand autour d’un nouveau film, « le sucre, une vraie belle histoire ». Toutes les sept minutes, dans une salle pouvant accueillir une quarantaine de personnes, ce cours-métrage diffusera les différentes étapes de la fabrication du sucre depuis les champs de betteraves jusqu’au produit fini en passant par les différentes phases d’extraction. Sans oublier la production de pulpe pour l’alimentation des animaux. L’occasion également de rappeler le rôle du sucre dans notre économie, notre patrimoine culinaire et de montrer tout le dynamisme de cette filière agricole. En outre, afin de surprendre et d’interagir avec les visiteurs, le stand « Le sucre » accueillera un flashcode géant réalisé avec des centaines de morceaux de sucre blancs et roux et dévoilant une animation surprise.

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