Le Syndicat Agricole 23 octobre 2016 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Le temps sec sauve la chicorée

Alors qu’elle affichait 15 jours de retard en juillet, la racine régionale profite actuellement de conditions climatiques idéales.

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Les chicorées présentent une teneur en matière sèche très élevée, de l’ordre de 25 %.
Les chicorées présentent une teneur en matière sèche très élevée, de l’ordre de 25 %. - © Y. Delourme

«Contre toute attente, 2016 ne sera pas une année déficitaire », se réjouit Yannick Delourme, responsable agronomique de l’interprofession de la chicorée de France. Après un printemps exceptionnellement frais et pluvieux, le temps plutôt sec qui se maintient dans les Hauts-de-France depuis trois mois a permis à la plante d’atteindre des rendements corrects.

Un rendement moyen de 39-40 t/ha
Les sécheries régionales, Sonodé à Saint-Pierre-Brouck (59) et Leroux à Vieille-Église (62), ont ouvert respectivement le 26 septembre et le 3 octobre. Après trois semaines de campagne, les résultats sont globalement positifs et c’est le soulagement qui gagne la filière. « Nous avions 15 jours de retard par rapport à une année normale en juillet, rappelle Yannick Delourme. Mais la chicorée adore la chaleur et a profité de conditions climatiques idéales pour rattraper son retard ». À ce jour, le rendement moyen s’établit à 39-40 t/ha dans la région. Les dégâts causés par les intempéries du mois de juin dernier rendent en revanche la productivité très variable selon les secteurs. « Les rendements vont de 32 à 61 t/ha, annonce le responsable. Il y a parfois un grand écart entre les parcelles d’une même commune, en fonction des zones impactées par des évènements orageux ou des inondations ». Néanmoins, les chicorées ont dans l’ensemble une teneur en matière sèche très élevée (de l’ordre de 25 %), acquise durant l’été et le début de l’automne, notamment pour la variété Malachite qui représente 40 % des emblavements.

Leroux veut développer la culture de chicorée bio
Regroupant 200 planteurs (sur 300) dans les Hauts-de-France, le groupe Leroux a planifié la campagne 2016 sur 52 jours dédiés à la transformation. Après leur réception dans les usines, les racines de chicorée sont lavées et débitées en lamelles, avant d’être séchées puis torréfiées. Cette année, et pour la première fois, quelques jours de production seront consacrés à la chicorée biologique. « Leroux a obtenu sa certification en la matière, explique Yannick Delourme. Près de 16 ha de racines bio ont été cultivés cette année dans la région ». « La demande est forte et le marché tend à se développer », poursuit-il. Pour 2017, l’entreprise implantée à Orchies (59) est donc à la recherche de 60 à 70 ha à dédier à la culture de chicorée bio. Les trois zones d’approvisionnements historiques – 61 % en Flandres intérieure et maritime, 24 % dans la Somme (entre Abbeville et Crécy-en-Ponthieu) et 15 % dans le triangle Villeneuve-d’Ascq, Cambrai, Arras – sont concernées. Au sein du Nord-Pas de Calais – Picardie, 1 500 ha sont aujourd’hui affectés à la production de chicorée à boisson et autant pour la chicorée à inuline.

Simon Playoult

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