Le Syndicat Agricole 25 avril 2015 à 12h00 | Par Le syndicat agricole

Le marché de l’orge brassicole présente « un bilan assez serré »

L’orge de brasserie présente « un bilan assez serré » pour la campagne 2015-2016, d’où un risque de tension en cas de récolte défaillante, d’après Soufflet Négoce. Si la Chine tire la demande, des questions demeurent sur sa politique d’achat.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Pour l’Union européenne, le bilan est particulièrement « serré » en orge de printemps, avec 715 000 t de surplus exportable (900 000 t pour la France) et surtout un ratio stock/consommation inférieur à 5 %. C’est moins le cas en orge d’hiver, dont le surplus exportable est estimé à 1,2 Mt (1,750 Mt pour la France) et le ratio stock/consommation à 30 % environ.
Pour l’Union européenne, le bilan est particulièrement « serré » en orge de printemps, avec 715 000 t de surplus exportable (900 000 t pour la France) et surtout un ratio stock/consommation inférieur à 5 %. C’est moins le cas en orge d’hiver, dont le surplus exportable est estimé à 1,2 Mt (1,750 Mt pour la France) et le ratio stock/consommation à 30 % environ. - © J.C Gutner

« Un excédent de 0,9 Mt d’orge brassicole est prévu entre offre et demande dans le monde, ce qui ne permet pas de supporter de gros problème de production  », a souligné Aubry Lhéritier le 16 avril lors d'un colloque d'Arvalis-Institut du végétal consacré à l'orge de brasserie. Concernant l’Union européenne, le bilan est particulièrement « serré » en orge de printemps, avec 715 000 t de surplus exportable (900 000 t pour la France) et surtout un ratio stock/consommation inférieur à 5 %. C’est moins le cas en orge d’hiver, dont le surplus exportable est estimé à 1,2 Mt (1,750 Mt pour la France) et le ratio stock/consommation à 30 % environ. « Les disponibilités en orge d’hiver font que la prime est faible entre fourragère et brassicole, a note le négociant. L’écart a peu de chance de croître. » Reste des incertitudes. À l'heure actuelle, la France profite des importations croissantes de la Chine, faisant partie des quelques pays agréés (avec le Danemark, la Finlande). 2,5 Mt d’orge française (dont moins de 1 Mt brassicole) ont été expédiées en 2014-2015 vers cette destination, d’après Soufflet. Mais Pékin peut très bien accorder des certificats phytosanitaires a de nouveaux pays fournisseurs.

Potentiel exportable en baisse
D’autres interrogations concernent le bilan global de l’orge, fourragère comprise. La production mondiale est chiffrée à 138,2 Mt pour 2015-2016 (contre 140,3 Mt en 2014-15), en baisse pour la troisième année de suite. De son côté, la consommation est prévue en augmentation. Cela donne un bilan « un peu moins excédentaire », d’après Philippe Joyandet, des malteries Soufflet. L’expert a livré des estimations de récolte en recul pour l’Union européenne, à 57,81 Mt (contre 59,93 Mt). Mais surtout pour le bassin de la mer Noire : la Russie à 17 Mt d’orge (20 Mt l’an dernier), l’Ukraine à 6,9 Mt (8,8 Mt). Une situation qui s'explique par le fait que les cultures en sortie d’hiver montrent quelques faiblesses. Une autre raison tient aux difficultés économiques des deux pays. « Les dévaluations monétaires représentent 100 % en Russie, 300 à 350 % en Ukraine, a indiqué Philippe Joyandet. Résultat, les achats d’intrants à l’étranger coûtent plus cher. Au point de contraindre les agriculteurs à réaliser des impasses. Il y aura sûrement des surfaces non fertilisées. » Si les disponibilités des pays exportateurs sont prévues en retrait, les besoins chinois restent élevés. Pour la campagne 2015-2016, le niveau des importations chinoises devrait rester stable autour de 7 Mt. « À moins que Pékin achète davantage de maïs, de blé fourrager à la place », a nuancé Aubry Lhéritier. Autre question en suspens : l’Arabie Saoudite peut-elle réduire encore plus ses importations d’orge ? Le mouvement est déjà enclenché. « À l’avenir, des industries saoudiennes doivent permettre de fabriquer des aliments avec d’autres céréales, a signalé Philippe Joyandet. Certains analystes affirment que l’Arabie Saoudite n’importera plus que 1,5 Mt d’orge en 2020 ». L’an dernier, le pays en a importé quasiment 10 Mt.

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Syndicat Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Le Syndicat Agricole
La couverture du journal Le Syndicat Agricole n°3704 | mars 2017

Dernier numéro
N° 3704 | mars 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

25-08-2016 | Le Syndicat Agricole

FRGEDA

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui