Le Syndicat Agricole 19 janvier 2017 à 12h00 | Par Le syndicat agricole

Jean-Luc Bennahmias prône « une agriculture paysanne »

Après avoir traité la primaire de la droite et du centre, les candidats à la primaire de la gauche s'expriment à leur tour sur les orientations agricoles de leurs programmes.

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Jean-Luc Bennahmias
Jean-Luc Bennahmias - © DR

Contacté par notre rédaction, Jean-Luc Bennahmias n’a pas donné suite à nos demandes d’interview. Président du Front démocrate qu’il a fondé en 2014 après un passage chez les Verts puis par le Modem, l’ancien député européen Jean-Luc Bennahmias propose peu de mesures en faveur du secteur agricole. Il fonde sa vision sur une agriculture paysanne, incarnée par le bio et l’agro-écologie, et souhaite un désendettement rapide des exploitations. « Notre pays a besoin d’une agriculture de territoires qui nourrisse nos populations, qui entretienne nos pays, qui maintienne une vie sociale diversifiée, des services publics, de l’artisanat, du commerce, des PME et des écoles », écrit Jean-Luc Bennahmias dans la partie « Agriculture » de son programme, consultable sur son site internet. Son modèle repose sur le développement de « filières d’excellence », à savoir l’agriculture biologique, l’agro-écologie et la permaculture, « pour une agriculture sans insecticides ni intrants », indique-t-il. Il s’oppose également à l’agriculture industrielle telle qu’elle a pu prendre forme dans certains pays avec « d’immenses fermes industrielles, associant une apparence de rentabilité immédiate, avec la production de difficultés réelles et de long terme ».

Mesures économiques
Pour maintenir l’agriculture sur le territoire, le candidat à la primaire de la gauche considère « urgent de mettre en place un plan de désendettement rapide » des exploitations agricoles, poussées « notamment par l’industrie agro-alimentaire et des banques, à investir dans des filières qui apparaissent aujourd’hui non soutenables ». Malgré le peu de détails sur ces aspects économiques, son programme comporte quelques autres mesures pouvant apporter un soutien aux producteurs. Jean-Luc Bennahmias considère ainsi que le revenu universel qu’il défend concerne directement « les 35 % d’agriculteurs qui gagnent moins de 450 euros par mois », comme il l’a déclaré lors du premier débat télévisé entre les candidats, le 12 janvier, en référence sans doute aux chiffres publiés par la MSA pour 2015. Le financement du revenu universel sera assuré par la fusion des multiples dispositifs d’aides et allocations ainsi que par les économies générées par la disparition des services devant les gérer. Côté emploi, Jean-Luc Bennahmias propose par ailleurs l’instauration de « deux emplois zéro-charges par PME jusqu’à 200 salariés pour des emplois jusqu’à 2,5 fois le Smic », pendant cinq ans.

Protection face au marché
Sans évoquer directement la PAC, le candidat défend néanmoins une Europe « protectrice », qui protège « ses agriculteurs et sa société en général par une politique ciblée à l’encontre de prix ou de marchandises mettant en danger notre continent et ses moyens d’assurer partout et toujours son autosuffisance alimentaire », alors que « la globalisation financière » décide en Nouvelle-Zélande du prix du lait et à Chicago du prix du blé. Par ailleurs, Jean-Luc Bennahmias ne souhaite pas revenir sur l’interdiction des OGM en France.

Écologie
Enfin, s’il entend « lancer un nouveau modèle de société basé sur les principes du développement durable et de l’économie circulaire », son programme reste plus intentionnel que concret : Jean-Luc Bennahmias veut ainsi « accélérer la mise en œuvre de la loi de transition énergétique », « mettre en place des dispositifs conçus en fonction de leur résultat et non de la logique des intérêts internes des administrations, comme notre pays le fait trop souvent », et « sauvegarder la biodiversité ».

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