Le Syndicat Agricole 18 décembre 2015 à 16h00 | Par Le syndicat agricole

"Je continuerai à être ambassadrice de la région"

Camille Cerf, Miss France 2015, est devenue en quelques mois la nouvelle figure du Nord-Pas de Calais. Retour avec elle sur une année hors du commun.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Camille Cerf est la première Miss France originaire du Nord-Pas de Calais.
Camille Cerf est la première Miss France originaire du Nord-Pas de Calais. - © T.V Conseils

Originaire de la commune de Coulogne, à quelques kilomètres de Calais, et étudiante en commerce à Lille, la jeune femme d’1,80 m représente les valeurs de sa région natale et de la France à travers le monde depuis un an. Élue Miss France 2015 en décembre 2014, elle doit remettre couronne et écharpe ce samedi lors de la célèbre céré- monie qui aura à lieu au Zénith de Lille. Douze mois après son élection, elle revient sur une année riche en rencontres et en découvertes.

Que ressentez-vous au moment de transmettre votre couronne à une nouvelle Miss France ?

Une immense joie pour celle qui sera élue et aura la chance de représenter la France en 2016. J’ai vécu une expérience inimaginable en un an, pleine de rencontres, de voyages et de découvertes. Tous ces moments m’ont fait grandir et m’ont permis d’ouvrir mon esprit aux autres. Je conseille à toutes les femmes de plus de 18 ans et mesurant au moins 1,70 m de tenter l’aventure !

Quel sera votre meilleur souvenir de miss ?

Le retour dans ma ville natale, quelques jours après mon élection. Les habitants de Calais et de ma commune natale, Coulogne, s’étaient mobilisés massivement. Je n’avais jamais vu autant de monde dans les rues et ne m’attendais pas du tout à ça ! C’était un moment intense lors duquel j’ai pu revoir toutes les personnes que j’avais côtoyées durant ma jeunesse.

Et votre plus belle rencontre ?

Sans aucun doute, celle de Guy Amalfitano. C’est un marathonien unijambiste qui a parcouru un tour de la France en moins d’un an. J’ai eu la chance de le rencontrer à Paris lors de la première course contre la montre organisée à la Tour Eiffel en mars dernier. Il a gravi toutes les marches en quelques minutes, c’était impressionnant. Nous sommes d’ailleurs tous deux engagés dans la lutte contre le cancer via différentes associations.

Malgré un agenda chargé, êtes-vous parvenue à revenir souvent dans votre région ?

J’ai essayé de revenir dans le Nord-Pas de Calais au moins une fois par mois. Parfois un peu plus même. Toutes mes attaches sont ici, je n’imagine pas vivre ailleurs. L’accueil dans la région est vraiment fidèle à sa réputation : les gens du Nord ont le sens du partage et j’ai pu sentir leur fierté d’avoir une Miss France originaire de la région. J’ai dû recevoir des centaines de fleurs !

Quels sont vos endroits préférés dans la région ?

Mes deux villes de cœur sont Calais et Lille. La première m’a vu grandir et j’ai pu prendre mon indépendance dans la seconde. Mais mon paysage de prédilection reste les grandes plages de Calais et la côte d’Opale; j’y ai passé la plupart de mes étés. Malgré toutes les plages que j’ai eu la chance de voir depuis un an dans le monde entier, je les trouve toujours aussi belles.

Allez-vous continuer à être l’ambassadrice du Nord-Pas de Calais ?

Bien sûr. Depuis mon élection, je suis notamment ambassadrice de la dentelle de Calais et je continuerai à l’être après avoir remis l’écharpe de Miss France. Ce travail d’art local est aujourd’hui reconnu à l’international et s’exporte dans de multiples pays. J’aurais sûrement l’occasion de participer à des événements régionaux dans les prochains mois.

Est-ce une fierté pour vous d’accueillir la cérémonie de Miss France 2016 à Lille ?

Une immense fierté et je ne suis pas la seule à le penser ! J’ai croisé énormément de commerçants lillois et de la région pour qui la cérémonie représente un moment important. Je suis heureuse d’avoir permis ce genre d’événement.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Dès janvier, je compte reprendre mes études en deuxième année d’école de gestion et de com- merce (EGC) de la CCI Grand Lille. Après ma formation, j’aimerais créer une entreprise qui valo- riserait et regrouperait différents savoir-faire artisanaux du Nord-Pas de Calais, leurs histoires et les traditions. Il y a longtemps que ce projet est en réflexion et j’espère qu’il prendra forme un jour.

PROPOS RECUEILLIS PAR SIMON PLAYOULT

Miss France agricole fait le buzz !

Loin des paillettes et des tapis rouges, la beauté est aussi dans le pré. Il y a un an, Patricia Freyssac, éleveuse dans le Cantal, lançait sur le réseau social Facebook une page intitulée « Élection de Miss France agricole 2015 », parallèle décalé au véritable concours Miss France. La petite « plaisanterie entre copines » prend vite de l’ampleur et se transforme en véri- table « buzz » sur Internet. En quelques jours, plus de 20 000 personnes rejoignent la page web. Avec leurs vaches, sur leurs tracteurs ou dans les champs, 300 agricultrices de toute la France se portent candidates à l’élection en y postant leur photo. L’objectif est avant tout de tirer un grand coup de cha- peau à toutes les agri- cultrices du territoire et de défendre l’agricul- ture dans son ensemble. Au terme d’un vote, c’est finalement Emilie Marin-Fournier, maraîchère dans les Bouches-du-Rhône (13) et arborant un tee-shirt « Paysanne et fière de l’être », qui fut sacrée Miss France agricole le même soir que Camille Cerf. Grâce à ce succès inespéré, l’agricultrice de 34 ans a été invitée à participer à de nombreuses manifestations agricoles dans toute la France, notamment au Salon international de l’agriculture de Paris. À l’heure actuelle, le concours de Miss France agricole n’a pas été réitéré pour l’année 2016.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Syndicat Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Le Syndicat Agricole
La couverture du journal Le Syndicat Agricole n°3704 | mars 2017

Dernier numéro
N° 3704 | mars 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

25-08-2016 | Le Syndicat Agricole

FRGEDA

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui