La FNPE devient l’Union des endiviers de France
Une idée forte portée par tous au sein de l’Union des endiviers de France : la reconquête des consommateurs. - © S. Leitenberger
Afin de réaffirmer sa nouvelle identité, « désormais exclusivement syndicale », Daniel Bouquillon, président de la Fédération nationale des endiviers de France (FNPE) a annoncé le changement de dénomination de cette dernière pour 2012. La FNPE devient donc l’Union des endiviers de France (UEF).
« Faire de l’UEF un véritable lieu d’échanges »
« Il ne s’agit pas de modifier le nom de notre structure uniquement pour le nom, explique le président du syndicat endivier. Mais de clarifier la situation, en affirmant notre vocation à rassembler les producteurs de toutes tendances confondues, et à ouvrir le dialogue. » En clair, « Faire de l’UEF un véritable lieu d’échanges ». Et d’insister : « Les producteurs en ont besoin ».
Cette démarche s’inscrit donc dans la continuité de « la réflexion profonde », entamée en avril dernier sur les difficultés de la filière et son avenir. « Chacun a pu s’exprimer librement lors de cette réunion, a rappelé Daniel Bouquillon. Avec une idée forte portée par tous : la reconquête du consommateur. Et ce, grâce à une réelle volonté de développer l’attractivité du produit et donc les ventes. »
Néanmoins, « Aucune action concrète n’a pu être mise en place pour la saison 2011-2012, hormis une sensibilisation des producteurs sur des périodes clés de la production », regrette-t-il. La raison : « Nos structures n’osent plus parler d’organiser le marché, a admis le président de la FNPE. Nous sommes paralysés par la procédure de l’Autorité de la Concurrence pour entente complexe et continue sur les prix. » Et de pointer le manque d’unité des producteurs sur le plan commercial qui, « s’ils poursuivent tous le même objectif, n’ont pas la même idée pour y parvenir ». D’après lui, nombreux sont les producteurs qui acceptent de supporter des « contraintes toujours plus insupportables », par crainte de perdre un marché au profit d’un autre.
Remobiliser le monde endivier
Sans compter que trop peu « s’engagent pour faire bouger les choses ». « En septembre dernier, nous n’étions que 6, seulement, aux côtés des producteurs de Légumes de France, à Paris, pour redire aux pouvoirs publics que nous voulons avant tout tirer notre revenu du marché », déplore Daniel Bouquillon.
Aussi, pour que l’UEF prenne vie ailleurs que sur le papier, ce dernier a invité chacun des producteurs « à prendre ses responsabilités. Car c’est unis que l’on s’en sortira et que nous pourrons vivre de notre travail ».
MDS
En chiffre:
• 1,24 €: C’est la moyenne des marges brutes au détail en GMS par kilo d’endives, calculée par l’Observatoire des prix et des marges pour la période 2000-2010. Soit le double du prix de vente des producteurs.
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