La profession endivière se tourne à nouveau vers l’avenir
« Il ne s’agit plus de se reprocher le passé, pensons à aujourd’hui, à demain! », a dit Michel Huchette, vice-président de la FNPE. - © E. Baratte
Comme convenu suite à la réunion des producteurs du 12 avril dernier, Michel Huchette, vice-président de la FNPE, est intervenu le 19 mai auprès du Conseil d’administration de la Siper (Section information, promotion, études, recherche), unique section de l’Apef. Il a d’abord rappelé les conditions dans lesquelles le bureau et le Conseil d’administration de la FNPE ont pris la décision de réunir les producteurs. C’est bien face à leurs appels, à leur désarroi suite à l’annulation de la réunion programmée par l’Apef, que l’équipe des producteurs de la Fédération a entrepris de réunir tous les producteurs, qu’ils soient syndiqués ou non.
Michel Huchette s’est d’ailleurs présenté auprès de la Siper comme simple représentant des 120 producteurs présents le 12 avril dernier, la majorité des présents n’adhérant pas à la FNPE.
« Vous devez savoir que les producteurs souffrent d’une campagne épouvantable, qui fait suite à combien d’années difficiles... S’ils étaient si nombreux à notre réunion, c’est bien le signe que le malaise est profond et que leurs attentes sont fortes. »
Les producteurs demandent clairement que leurs instances avancent, que leurs responsables soient à leur écoute et les impliquent dans les décisions. « Cette réunion n’avait pas pour objectif de vous casser dans votre engagement mais de vous faire entendre la voix des producteurs », a-t-il affirmé aux administrateurs de la Siper/Apef. « Il ne s’agit plus de se reprocher le passé, pensons à aujourd’hui, à demain ! »
Les jeunes, l’avenir de la profession
Les producteurs seront d’accord pour financer une structure, si elle travaille et prend les décisions qui feront avancer toute la profession. Et ils ont bien pris conscience de la nécessité d’agir ensemble pour gagner ensemble. Tous les professionnels présents ayant reçu le dossier de synthèse, il leur a simplement été énuméré les sujets prioritaires définis par les producteurs : rémunération, adaptation de l’offre, qualité du produit, dynamisation des ventes et reconquête du consommateur. L’essentiel réside maintenant dans la volonté des administrateurs de la Siper et de l’Apef de formaliser des actions. « Gérer les questions administratives n’est pas suffisant, il faut agir vite ! », a martelé Michel Huchette. Soulignant par ailleurs la forte présence de jeunes producteurs lors de la réunion : « Ils sont l’avenir de la profession, ne pas les écouter serait une grave erreur ». Le Club des Jeunes Producteurs, initié par Isabelle Schmidt, fonctionne bien et les échanges sont nombreux depuis sa création début avril.
Pour gérer l’urgence de la situation et préparer la nouvelle saison, le groupe propose à une large majorité d’adapter l’offre, afin que « cette nouvelle saison débute mieux que la précédente ne s’est terminée ».
On peut craindre en effet qu’un mauvais démarrage de saison n’en compromette la suite. L’autre idée forte portée par les jeunes, comme par l’ensemble des producteurs, est la reconquête du consommateur. En effet, celui-ci se détournant de l’endive, un travail doit être engagé par la profession pour développer à nouveau l’attractivité du produit et donc les ventes.
Face à la proposition de connaissance et d’adaptation de l’offre, il a été fait mention des échecs du passé, dont il faut tirer les leçons.
Les préconisations ne sont pas suffisantes, pour s’assurer du respect d’un calendrier et rétablir la confiance entre les producteurs, il faut nécessairement avoir la garantie que celui qui s’est engagé dans la démarche, la respecte.
Un groupe de travail sera donc constitué rapidement avec les adhérents de l’Apef, les membres du Club des jeunes étant évidemment sollicités en priorité. L’objectif est de proposer un dispositif dès le début de la prochaine saison.
Il est proposé aux jeunes de faire vivre ce projet, de le relayer auprès des producteurs et d’aller chercher leur adhésion directement plutôt que cela ne soit imposé par les OP.
L’Apef dispose des outils de connaissance de l’offre et des moyens de déterminer une référence sur 3 ans, étant entendu que ce calendrier devra être vivant et au plus prêt des tendances perçues par les bureaux de vente.
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