Le Syndicat Agricole 18 juillet 2013 à 13h57 | Par Le Syndicat Agricole

Fraises - Une campagne tardive mais de qualité

L’Association Fruits rouges en Nord dresse un premier bilan de la campagne 2013 pour ses producteurs.

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Au sein de Fruits rouges en Nord, la plupart des nouvelles installations en production de fraises se font en hors sol.
Au sein de Fruits rouges en Nord, la plupart des nouvelles installations en production de fraises se font en hors sol. - © J.C. Gutner
L’Association Fruits rouges en Nord augmente chaque année son nombre de producteurs. Le groupement compte aujourd’hui 90 adhérents, dont 10 l’on rejoint en 2013. Ils sont répartis sur tout le territoire du Nord-Pas de Calais, de la côte à l’Avesnois. Alors que la production de fraises de saison s’achève, les producteurs ont dû gérer, cette année, une campagne atypique, avec une production accusant près de 2 semaines de retard. « Au lieu du 1er mai, les premières fraises sous tunnel ne sont sorties qu’au 20 mai », avance Frédéric Dumortier, technicien de la Chambre d’agriculture du Nord-Pas de Calais, qui intervient auprès du groupement. Pour les fraises de pleine terre, il a fallu attendre le mois de juin.
Par contre, la campagne tardive s’est accompagnée de prix soutenus avec un démarrage à 7 €/kg. Les prix ont même atteint un maximum à 9 €/kg, courant mai. En juin, le pic de production a induit une baisse des prix, même s’ils sont toujours restés corrects, sans jamais descendre en dessous de 4 €.
Le rendement et la qualité ont aussi apporté satisfaction aux producteurs. « J’ai le sentiment que l’hiver froid a favorisé l’expression du plein potentiel des fraises », observe Camille Bottiau, président de Fruits rouges en Nord. Sur le plan sanitaire, peu de problèmes ont été observés. Même si en juin, pour la culture de pleine terre, des récoltes dans l’humidité ont entraîné quelques problèmes de pourriture.

Le développement de la libre cueillette
Particularité du groupement : chaque producteur se charge de vendre sa production. « Souvent, les producteurs vendent une partie de leurs fraises en direct sur l’exploitation et le reste en grande surface », avance Frédéric Dumortier. Les producteurs effectuent eux-mêmes les démarches de commercialisation. « Cela prend du temps, mais en contrepartie, ce système garantit des prix plus élevés », ajoute le technicien.
Parmi les nouveaux adhérents, le groupement compte beaucoup d’installations en grands ateliers hors-sol. « La plupart du temps, quand un jeune s’installe, c’est en hors sol, car cela nécessite moins de main d’œuvre et répond à une problématique de sols qui ne peuvent plus accueillir de fraises », explique Frédéric Dumortier. À l’inverse, on constate quand même le développement de la libre cueillette, qui attire un nombre croissant de consommateurs périurbains. La plupart du temps, les fraises destinées à la libre cueillette sont cultivées en pleine terre. Aujourd’hui, entre hors sol et pleine terre, la répartition est à 50 %-50 %.
Désormais, et jusqu’à fin octobre, ce sont les variétés remontantes qui vont garnir les étals de fraises de la région. « Une production qui prend de plus en plus de place », constate Camille Bottiau.

Virginie Charpenet



Zoom sur... Des essais en protection intégrée
Depuis 2 ans, des essais en protection biologique intégrée sont menés par la Chambre d’agriculture Nord-Pas de Calais. Le but est d’identifier de nouveaux moyens de lutte contre les nuisibles. Ces essais concernent surtout la production de pleine terre, pour laquelle les producteurs doivent faire face aux thrips et aussi à l’oïdium. La protection biologique intégrée consiste à combiner un ajustement des doses de traitement à des lâchers d’auxiliaires. « En plus des auxiliaires, nous testons aussi l’efficacité du piégeage massif », précise Frédéric Dumortier.



Le chiffre

1 050 tonnes : c’est la production moyenne de fraises par an des 90 adhérents de Fruits rouges en Nord.

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