Le Syndicat Agricole 18 décembre 2014 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Famille - Famille - Êtes-vous un bon agriculteur « virtuel » ?

Les jeux de simulation agricole sur PC ou sur mobile battent des records de vente en France et en Europe.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La modélisation des véhicules, même des plus récents, est le grand atout du jeu. © Focus Home Interactive Le jeu est doté d’une option multi-joueurs (jusqu’à 10). © Focus Home Interactive La sylviculture fait son apparition dans la version 2015. © Focus Home Interactive  © Focus Home Interactive

Sorti en magasin le 30 octobre dernier, Farming simulator 2015 se classe déjà parmi les meilleures ventes de jeux vidéo en France. Véritable phénomène d’édition, le jeu de simulation agricole, disponible sur ordinateur, déjoue chaque année les pronostics et devient un authentique best-seller dans l’univers du divertissement numérique. La version 2014 du jeu s’est vendue à plus de deux millions d’exemplaires à travers le monde. Dans cette lignée, de nombreuses autres distractions similaires tirent leur épingle du jeu sur téléphones mobiles (applications), tablettes et réseaux sociaux.


Les raisons du succès : réalisme et technologies
Une exploitation de plusieurs centaines d’hectares à développer dans un environnement nordique ou américain avec un panel de plus de 140 véhicules et équipements agricoles authentiques provenant des 40 plus grands constructeurs du moment, le tout clés en main, c’est ce que propose Farming Simulator 2015. « Le réalisme des paysages et du machinisme dernier cri fait la force de ce jeu », explique Pauline Gomy, responsable de formation à l’école supérieure de l’image Gobelins de Paris (cinéma d’animation, vidéo, design numérique et jeu vidéo) et ancienne étudiante de l’Institut agricole de Beauvais. « Il s’agit avant tout d’un jeu pour férus d’agriculture qui permet de poursuivre sa passion sur petit écran et d’avoir accès à de belles machines, mais aussi pour toute personne ayant envie de se mettre dans la peau d’un éleveur de poules ou de moutons par exemple », poursuit la responsable. D’entrée de jeu, le joueur est projeté dans un cycle de plantations et de récoltes et doit faire face au choix des céréales en fonction du prix à la vente, au renouvellement du machinisme et de la main-d’œuvre tout en ayant la possibilité de diversifier ses activités.


Le « serious game » : apprendre en s’amusant
Si l’activité principale reste tout de même la conduite de tracteurs, la stratégie est au cœur du processus d’avancement du jeu. Au fil de la progression, il faudra ainsi gérer les revenus et investir afin de s’agrandir pour faire construire de nouvelles infrastructures. « Le scénario de base est simple, mais le joueur est tenu en haleine grâce à une notion de "flow", c’est-à-dire que les décisions ont une influence sur les résultats », souligne Pauline Gomy. Un concept de « serious game », jeu à but lucratif et pédagogique, repris par l’ensemble des simulations agricoles depuis Kochonland, premier jeu de simulation d’élevage en passant par Simagri, jeu en ligne. Dans la récente version de ce dernier, il est désormais possible d’ouvrir une entreprise de transport ou un centre d’insémination, de devenir concessionnaire, associé coopérateur ou maraîcher, et même de fabriquer ses propres maroilles sur la Toile. Le site « jeux-de-tracteur.fr » recense tous les jeux en lien avec le monde agricole sur Internet, Facebook ou sur mobile. Contrairement aux idées reçues, le panel des joueurs est extrêmement large : les plus jeunes sont séduits par l’accessibilité du principe tandis que les passionnés de véhicules agricoles y retrouvent un immense parc d’engins. « Finalement, il n’y a pas que les agriculteurs qui rêvent de vivre au rythme de la nature, conclut Pauline Gomy. C’est la clé du succès des jeux de simulation agricole ». Épopées virtuelles à suivre, donc, pour devenir un véritable agriculteur en herbe (et en ligne).

Simon Playoult

Zoom sur... La France, 2e producteur au monde de jeux vidéo

Les studios français ont développé un savoir-faire mondialement reconnu dans le secteur des jeux vidéo. La France est aujourd’hui le 2e plus gros producteur de jeux vidéo dans le monde après les États-Unis. Le succès des 300 entreprises françaises spécialisées dans ce secteur en pleine expansion, dont le chiffre d’affaires mondial est passé de 41,9 milliards à près de 60 milliards d’euros entre 2011 et 2012 et pourrait franchir le cap symbolique des 75 milliards en 2015, ne se dément pas. Le pays doit en grande partie ce succès à des formations prestigieuses préparant aux métiers du jeu vidéo et reconnues pour leur grande qualité à l’étranger, telles que l’École nationale du jeu vidéo et des médias interactifs d’Angoulême ou les Gobelins. On retrouve également des équipes de production partout en France avec des pôles majeurs en Île-de-France, Rhône-Alpes et dans le Nord-Pas de Calais.

Le jeu vidéo en 7 dates

1958 : William Higinbotham, chercheur américain, imagine une « simulation » de tennis dans laquelle 2 joueurs se renvoient une balle sur des écrans d’oscilloscope.
1972 : Nolan Bushnell fonde Atari et s’inspire d’un jeu de ping-pong sur la première console de salon (branchée sur une télévision), la Magnavox Odyssey.
1986 : Création de Nintendo au Japon et du jeu Super Mario Bros.
1987 : Lancement d’un jeu de puzzle baptisé « Tetris » et de « SimCity », premier jeu de gestion d’une ville.
1989 : Nintendo créé la Game Boy, un succès intergénérationnel.
1995 : Place à la 3D et à la sortie de consoles plus « adulte », comme la Playstation.
2007 : Développement des applications pour téléphones mobiles, notamment grâce à l’iPhone.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Syndicat Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Le Syndicat Agricole
La couverture du journal Le Syndicat Agricole n°3704 | mars 2017

Dernier numéro
N° 3704 | mars 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

25-08-2016 | Le Syndicat Agricole

FRGEDA

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui