À Bruxelles, rien de nouveau…
Comme les éleveurs devaient malheureusement s’y attendre, le Conseil extraordinaire des ministres européens de l’Agriculture de ce 5 octobre n’a débouché sur aucune remise en cause du processus de réforme du secteur laitier engagé en 2003 et renforcé par les conclusions du Bilan de santé de la PAC. Dès lors, utilisons notre énergie pour faire en sorte que les décisions qui y seront prises ne condamnent pas la France au modèle agricole nord-européen. Il est impératif d’obtenir des avancées significatives sur l’application du droit de la concurrence. La France doit permettre aux producteurs de passer ce cap difficile, en particulier en répondant positivement à la demande d’année blanche. Elle doit aussi permettre aux éleveurs de discuter d’égal à égal avec les industriels, dans un rapport de force équilibré et loyal. Enfin, très vite, les producteurs doivent avoir des signes concrets sur le fait que l’amélioration actuelle de la conjoncture laitière se traduise dès le mois de janvier sur le prix du lait, dans les conditions prévues par l’accord du 3 juin.
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