Le Syndicat Agricole 22 mai 2014 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Europe - Votons pour l’Europe !

Les élections européennes se déroulent ce dimanche 25 mai en France. La FRSEA Nord-Pas de Calais s’engage pour l’Europe et avance ses propositions.

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Rencontre avec Dominique Riquet, qui s’est rendu à Méteren et à Arques. Ici, à Méteren.
Rencontre avec Dominique Riquet, qui s’est rendu à Méteren et à Arques. Ici, à Méteren. - © Le Syndicat Agricole

Les élections européennes se déroulent dans un contexte particulièrement difficile pour la plupart des 28 États membres, après plusieurs années de crise économique et la montée des partis eurosceptiques et nationalistes. Les enjeux de ces élections sont décisifs. Le résultat influencera le choix, en juin, du futur président de la Commission européenne. L’Union européenne a du sens, il faut lui redonner la bonne direction. L’Union européenne doit se doter de nouvelles politiques tout en poursuivant les efforts engagés pour construire une Europe de la paix et des libertés, forte d’un socle commun pour favoriser la libre circulation des hommes et des marchandises. Mais il nous faut également une Europe dynamique à même de porter les initiatives politiques et économiques, une Europe transparente, à la réglementation claire et simplifiée et une Europe sûre, qui défend et protège ses valeurs démocratiques et les promeut au-delà de ses frontières.


L’agriculture, ciment historique de l’Europe
Le monde agricole a une histoire spécifique avec l’Europe et inversement. Si l’agriculture a permis à l’UE de nourrir ses citoyens en quantité et en qualité, elle se doit aujourd’hui de contribuer à apporter une réponse à la demande alimentaire mondiale tout en prenant en compte les défis environnementaux et climatiques. La FRSEA Nord-Pas de Calais demande que l’agriculture soit confortée par des politiques européennes cohérentes, harmonisées et ambitieuses. Les agriculteurs européens répondent aux attentes et aux exigences des citoyens en respectant des normes qualitatives européennes élevées. Une reconnaissance de ces efforts est attendue au travers d’une valorisation juste des productions européennes au regard de leurs coûts de production et des services offerts aux consommateurs. Nous demandons un étiquetage de l’origine qui permet de reconnaître les pratiques, les savoir-faire et le respect des normes de production et de protection des consommateurs. En parallèle, il est impératif que les importations vers l’Union européenne respectent ces normes, et particulièrement celles des produits sensibles. Face à la libéralisation des marchés agricoles et à la volatilité des prix, l’Europe doit permettre une meilleure organisation économique au travers de la reconnaissance du rôle des agriculteurs par les possibilités de négociations collectives et l’élargissement de la contractualisation. La structuration des filières pour lutter contre les pratiques abusives et déloyales doit être encouragée, tout comme les outils favorisants la transparence et la connaissance des marchés.


Pour un budget agricole européen ambitieux et efficace
Le budget de la PAC, politique sectorielle la plus communautarisée, est essentiel pour maintenir l’activité de 12 millions d’exploitations et de 20 millions d’emplois agricoles. Il doit aussi rémunérer les surcoûts qui découlent des exigences des citoyens européens. Mais nous devons également trouver des mécanismes pour soutenir les agriculteurs face à la volatilité des prix, à l’ouverture toujours plus grande des marchés, aux conséquences du changement climatique et à la montée des risques sanitaires et environnementaux. Enfin, il faut continuer à encourager la recherche, l’innovation et la compétitivité européenne. Tout cela doit procurer de la rentabilité et du revenu aux agriculteurs. Cela reste le premier enjeu de nos combats syndicaux.


Pour des territoires ruraux sources d’activité économique et d’emplois
L’agriculture est un levier essentiel dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’artisanat et du tourisme, ainsi que pour le développement économique des territoires. Aussi, les politiques européennes doivent favoriser les démarches entreprenariales, l’installation des jeunes en agriculture et la transmission d’exploitations viables.
Sans oublier le soutien aux projets de développement d’énergies renouvelables. Le doute s’est parfois emparé des agriculteurs européens. Pourtant façonneurs d’Europe via la PAC, ils ont eu l’impression qu’elle s’éloignait en devenant moins juste ou moins rationnelle.
Mais plus que jamais, le destin de la France et de l’agriculture est lié à l’avenir de l’Europe. Développons des idées, permettons de nouvelles libertés, engageons l’efficacité et nous aurons une Europe vivante, humaine, compétitive et fière d’elle-même.

Le bureau de la FRSEA

L’agriculture européenne

La valeur de la production de l’agriculture européenne s’élève à 380 milliards d’euros en 2013.
- 175 millions d’hectares agricoles occupent le paysage européen.
- La production agricole occupe près de 40 % des territoires européens.
- 12 millions d’exploitations occupent 25 millions de personnes.
- La production agricole européenne emploie 5 % de la population active européenne, constitue 1,2 % du PIB de l’Union européenne et génère un excédent commercial annuel grâce aux exportations de produits finis.

L’agriculture française
L’agriculture française représente 18 % de la valeur de la production européenne.
- 500 000 exploitations occupent 3,3 % de la population active nationale et représentent 3,5 % du PIB.
- Le secteur agricole est à la base de 13 % des emplois en France (en prenant en compte l’amont et l’aval des filières agricoles ainsi que les services liés).
- Le solde du commerce extérieur agricole et agro-alimentaire français a atteint près de 12 milliards d’euros.

La FRSEA Nord-Pas de Calais se positionne sur les enjeux majeurs de l’Europe

 

La FRSEA a reçu plusieurs candidats pour échanger et travailler sur l’avenir de l’Europe.
Des délégations d’agriculteurs ont ainsi échangé avec des eurodéputés à Méteren, Arques ou Avesnes-sur-Helpe. Ces rencontres ont été l’occasion de faire part de notre analyse des difficultés actuelles et de présenter nos propositions pour une Europe forte. La PAC, les distorsions de concurrence intra-européennes ou encore la normalisation excessive ont été abordées. Nous demandons une harmonisation européenne des réglementations fiscales, sociales et techniques. La « compétition » entre les pays doit se faire sur la qualité des produits, la réponse aux attentes des consommateurs, la capacité à gérer son entreprise, à prendre des risques... mais non sur des règles différentes et faussées. Autre sujet, l’accord de libre-échange Tafta. Ce sera la première grande bataille du Parlement. Négocié depuis le mois de juillet 2013, ce projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis nous inquiète fortement car il ouvre la porte, entre autres, aux importations de viande américaine, dont le niveau de qualité sanitaire et le prix sont largement inférieurs aux standards européens.

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