Le Syndicat Agricole 03 mai 2015 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Équarrissage équin : « la filière doit s'approprier l'outil ATM »

La 8e édition de la journée REFErences, du Réseau économique de la filière équine, s'est déroulée le 23 avril à Paris. Premier thème abordé : la gestion de la fin de vie des chevaux.

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Les tarifs d'enlèvement et de destruction des carcasses ont été négociés par l'ATM équidés - ANGEE qui propose aux propriétaires différents modes de financement de l'équarrissage.
Les tarifs d'enlèvement et de destruction des carcasses ont été négociés par l'ATM équidés - ANGEE qui propose aux propriétaires différents modes de financement de l'équarrissage. - © S. Bourgeois

«L'équarrissage est une activité d'intérêt général et sanitaire qui consiste à récupérer et à traiter les animaux morts », a tout d'abord rappelé Bénédicte Ferry de l'IFCE, Institut français du cheval et de l'équitation. Jusqu'en 2009, il était financé par l'État à travers une taxe d'abattage. Le 18 juillet 2009, le système a été privatisé, nécessitant une contribution financière plus importante des éleveurs, selon le principe « pollueur-payeur ». Les prix, importants, varient de 180 à 500 EUR TTC pour un cheval de selle selon la zone géographique, entraînant un risque d'augmentation des enfouissements qui représentent un véritable problème sanitaire.
Composée de plus de 40 organismes de la filière cheval, l'ATM-équidés ANGEE, créée en 2009, a pour but de contribuer au financement et à l'organisation de l'équarrissage des équidés. Mais en 2014, après 5 ans d'existence, l'ATM-ANGEE n'avait géré que 13 % de parts de marché, en raison d'une « réticence de certains équarrisseurs à la promotion de l'association. » L'ATM est toutefois en progression constante de parts de marchés, elle se développe. Le contrat entre ATM-ANGEE et chaque groupement d'équarrissage permet notamment « une facturation mensuelle par les équarrisseurs, une traçabilité des équidés équarris et une relation client/fournisseur qui permet d'imposer certaines modalités », souligne Bénédicte Ferry.


Rôle clé des vétérinaires
Ainsi, le détenteur a le choix : il peut soit déclarer un équidé mort à l'ATM via Internet (avec paiement en ligne par carte bancaire et possibilité de déclarer pour un tiers via N° Sire), soit contacter directement un équarrisseur, mais avec le risque de rencontrer des tarifs excessifs. « Le vétérinaire reste l'interlocuteur privilégié dans ces moments », précise la spécialiste de l'IFCE. La solution de l'incinération ne serait quant à elle, d'après Bénédicte Ferry, pas la meilleure d'un point de vue économique (environ 1 000 EUR par cheval d'après l'intervenante). Pour rappel, il est interdit de jeter en quelque lieu que ce soit les cadavres d'animaux, sous peine d'une amende de 3 750 EUR.
Face à un sentiment de manque de notoriété de l'ATM, les professionnels rappellent le rôle clé des vétérinaires dans la promotion de l'association. Plus de la moitié des vétérinaires ne connaissent d'ailleurs pas eux-mêmes le système : les possibilités de développement sont donc encore grandes. Et alors que la tarification ATM est parfois supérieure à celle des équarrisseurs, Bénédicte Ferry souligne aussi la nécessité d'associer des « services » à la déclaration par l'ATM. « Nous ne pesons que 4 % dans les 400 000 t d'équarrissage, regrette Jacques Arthuis, président de l'association. La filière doit comprendre que l'ATM est un outil qui lui appartient. »

Laura Béheulière

Pour déclarer la fin de vie d'un équidé avant qu'il ne soit enlevé par l'équarrisseur : www.ATM-Equides-angee.fr

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