PCB
Pollutions extérieures : l’avenir de l’agriculture périurbaine est en jeu
Le syndicalisme est toujours présent sur ce dossier dont l'agirculture est la première victime.
13 décembre 2007 Hélène Devillers Vu 849 fois
La persévérance du syndicalisme devrait finir par payer. La FDSEA et les JA ne comptent plus l’énergie dépensée pour l’indemnisation des quatre éleveurs dont la collecte de lait avait été suspendue au printemps dernier suite à un taux de PCB (dérivés de dioxine) supérieur aux normes. Ce combat est aussi celui de l’agriculture périurbaine tout entière, même s’il faut bien distinguer deux revendications distinctes.
La première étant que la profession demande la mise en place d’un dispositif et d’un fonds d’intervention au niveau national, afin que les recherches en responsabilité et les préjudices financiers sur l’agriculture puissent être pris en charge en cas de pollution extérieure dont la source n’est pas identifiée.
Deuxième point : en attendant la mise en place de ce dispositif qui ne sera probablement pas rétroactif, il est impératif que les collectivités publiques et l’État interviennent au titre de la solidarité pour indemniser les éleveurs concernés par l’épisode de ce printemps.
Le bon sens
Ces deux demandes, qui sont légitimes, semblent relever du bon sens paysan… Mais il semblerait que les politiques préfèrent la devise « Passe le message à ton voisin ! »
Les multiples interpellations de la FDSEA et de la FNSEA auprès du ministère du Développement Durable, du Conseil Général du Nord, Régional ainsi que de la communauté urbaine étaient jusqu’alors restées sans réponses… Ou pire, ces demandes avaient fait l’objet de réponses négatives.
L’équipe locale avait donc organisé une manifestation symbolique le 22 octobre dernier… En prévenant que si rien ne bougeait, la FDSEA durcirait le ton.
Hormis la ville d’Halluin qui avait réalisé un geste symbolique, silence Radio.
La première étant que la profession demande la mise en place d’un dispositif et d’un fonds d’intervention au niveau national, afin que les recherches en responsabilité et les préjudices financiers sur l’agriculture puissent être pris en charge en cas de pollution extérieure dont la source n’est pas identifiée.
Deuxième point : en attendant la mise en place de ce dispositif qui ne sera probablement pas rétroactif, il est impératif que les collectivités publiques et l’État interviennent au titre de la solidarité pour indemniser les éleveurs concernés par l’épisode de ce printemps.
Le bon sens
Ces deux demandes, qui sont légitimes, semblent relever du bon sens paysan… Mais il semblerait que les politiques préfèrent la devise « Passe le message à ton voisin ! »
Les multiples interpellations de la FDSEA et de la FNSEA auprès du ministère du Développement Durable, du Conseil Général du Nord, Régional ainsi que de la communauté urbaine étaient jusqu’alors restées sans réponses… Ou pire, ces demandes avaient fait l’objet de réponses négatives.
L’équipe locale avait donc organisé une manifestation symbolique le 22 octobre dernier… En prévenant que si rien ne bougeait, la FDSEA durcirait le ton.
Hormis la ville d’Halluin qui avait réalisé un geste symbolique, silence Radio.
Vers la création d’un fond national
Mercredi dernier, la FDSEA a donc organisé le blocage de l’incinérateur d’Halluin afin de viser symboliquement les collectivités territoriales…
Prêts et organisés pour passer la nuit dans les bétaillères, les manifestants ont eu la surprise de voir arriver Paul Deffontaine, vice président de la communauté urbaine de Lille, chargé de l’Agriculture. Même si les manifestations ne sont pas populaires à l’heure d’aujourd’hui, il faut admettre qu’elles ont encore le mérite de débloquer certaines situations… Paul Deffontaine a tout d’abord rappelé que l’incinérateur n’était pour rien dans la pollution actuelle aux PCB. Il a aussi reprécisé que la Communauté urbaine ne pouvait en aucun cas s’inscrire dans une ligne budgétaire durable concernant les indemnisations des pollutions. Par contre, il s’est engagé à une prise en charge à hauteur d’un tiers du préjudice subi par les éleveurs au titre de la solidarité, en souhaitant et en appuyant les démarches de la FDSEA pour que les autres collectivités territoriales s’inscrivent dans la même logique.
Parallèlement à ces démarches, des contacts avec différents ministères, la Draf, ainsi qu’avec François-Claude Plaisant, secrétaire général adjoint de la préfecture, ont fait avancer le dossier de la création d’un fonds au niveau national.
Des précisions à ce sujet devraient être apportées lors d’une réunion le 13 décembre en préfecture, date postérieure au bouclage de notre hebdomadaire.
La profession sera très vigilante car les agriculteurs des zones périurbaines auront besoin de garanties pour pouvoir poursuivre leur activité. Ils ne peuvent investir dans leurs entreprises en ayant sans cesse une épée de Damoclès nommée pollution au-dessus de la tête…
Derrière la création de ce fond, s’esquisse un vrai choix de société qui préserve la santé publique…
Mais pour en revenir à la situation urgente des 4 éleveurs touchés, le Conseil général et le Conseil régional n’avaient toujours pas donné de nouvelles mercredi dernier, les manifestants ont donc levé le camp pour se rendre le lendemain en tracteur à Lille, devant le siège de ces deux collectivités. Finalement, devant l’accueil peu favorable du Conseil Général qui n’a pas montré de volonté politique forte de résoudre ce dossier, les tracteurs sont restés au pied de du siège du Conseil général.
La FDSEA reste très vigilante
La journée s’est ensuite un peu mieux déroulée avec la rencontre au Conseil régional et puis l’annonce de la préfecture en fin de journée qui précisait que l’État mettrait aussi la main à la poche (voir encadré) … La FDSEA reste très vigilante sur ce dossier des aides d’urgence et veillera à ce que les engagements pris soient tenus. La question du fond national, est quant à elle primordiale. Les effets d’annonce ne suffiront pas. La profession veillera à ce que sa mise en œuvre ne reste pas vaine.
Mercredi dernier, la FDSEA a donc organisé le blocage de l’incinérateur d’Halluin afin de viser symboliquement les collectivités territoriales…
Prêts et organisés pour passer la nuit dans les bétaillères, les manifestants ont eu la surprise de voir arriver Paul Deffontaine, vice président de la communauté urbaine de Lille, chargé de l’Agriculture. Même si les manifestations ne sont pas populaires à l’heure d’aujourd’hui, il faut admettre qu’elles ont encore le mérite de débloquer certaines situations… Paul Deffontaine a tout d’abord rappelé que l’incinérateur n’était pour rien dans la pollution actuelle aux PCB. Il a aussi reprécisé que la Communauté urbaine ne pouvait en aucun cas s’inscrire dans une ligne budgétaire durable concernant les indemnisations des pollutions. Par contre, il s’est engagé à une prise en charge à hauteur d’un tiers du préjudice subi par les éleveurs au titre de la solidarité, en souhaitant et en appuyant les démarches de la FDSEA pour que les autres collectivités territoriales s’inscrivent dans la même logique.
Parallèlement à ces démarches, des contacts avec différents ministères, la Draf, ainsi qu’avec François-Claude Plaisant, secrétaire général adjoint de la préfecture, ont fait avancer le dossier de la création d’un fonds au niveau national.
Des précisions à ce sujet devraient être apportées lors d’une réunion le 13 décembre en préfecture, date postérieure au bouclage de notre hebdomadaire.
La profession sera très vigilante car les agriculteurs des zones périurbaines auront besoin de garanties pour pouvoir poursuivre leur activité. Ils ne peuvent investir dans leurs entreprises en ayant sans cesse une épée de Damoclès nommée pollution au-dessus de la tête…
Derrière la création de ce fond, s’esquisse un vrai choix de société qui préserve la santé publique…
Mais pour en revenir à la situation urgente des 4 éleveurs touchés, le Conseil général et le Conseil régional n’avaient toujours pas donné de nouvelles mercredi dernier, les manifestants ont donc levé le camp pour se rendre le lendemain en tracteur à Lille, devant le siège de ces deux collectivités. Finalement, devant l’accueil peu favorable du Conseil Général qui n’a pas montré de volonté politique forte de résoudre ce dossier, les tracteurs sont restés au pied de du siège du Conseil général.
La FDSEA reste très vigilante
La journée s’est ensuite un peu mieux déroulée avec la rencontre au Conseil régional et puis l’annonce de la préfecture en fin de journée qui précisait que l’État mettrait aussi la main à la poche (voir encadré) … La FDSEA reste très vigilante sur ce dossier des aides d’urgence et veillera à ce que les engagements pris soient tenus. La question du fond national, est quant à elle primordiale. Les effets d’annonce ne suffiront pas. La profession veillera à ce que sa mise en œuvre ne reste pas vaine.
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