Services
Entrepreneurs de travaux agricoles et agriculteurs dans le même sillon
En tant que prestataires de services, les entrepreneurs de travaux agricoles se considèrent comme partenaires privilégiés des agriculteurs. Allant jusqu’à partager les mêmes préoccupations.
23 août 2007 Vincent Fermon Vu 3027 fois
Après la moisson des céréales, c’est la campagne betteravière qui se prépare. L’entretien des machines tout au long de l’année est indispensable. - ©
«Cette année, nous avons été servis ! » Entrepreneur en travaux agricoles à Sainghin en Mélantois, Jean Cornil était il y a quelques jours encore dans les champs avec ses machines ; avant de rentrer à l’atelier. La moisson est à peine terminée, que déjà il faut penser aux autres travaux qui devraient débuter. « On est autant attentif que les agriculteurs à la météo et à l’évolution de leurs parcelles. En ce moment, on termine l’entretien des moissonneuses-batteuses. On devrait enchaîner avec l’ensilage de maïs, l’arrachage des betteraves et les endives. »
Conseil et dépannage
Des activités jugées encore rentables par l’entrepreneur. Ce qui ne semble pas être le cas de toutes. «On le fait pour rendre service. Il nous arrive de prêter du matériel si on sent qu’un agriculteur est vraiment en difficulté» explique Jean Cornil. Qui n’imagine pas que son travail puisse s’effectuer autrement qu’en partenariat avec les agriculteurs pour lesquels il exécute battage des céréales, pressage des pailles, arrachage de betteraves, ensilage ou encore enrubannage. « On ne fait pas de préparation de sol, mais il nous arrive de plus en plus de donner des conseils. Ce n’est pas notre métier, mais c’est un service que l’on rend. » En tant que prestataire de services, il insiste sur la notion de disponibilité. Seulement, le système a ses limites. Notamment lorsque le contexte est difficile ou que les résultats ne sont pas au rendez-vous. « Quand l’ETA fait des semis, il faudrait bientôt garantir la récolte ! On n’est quand même pas responsable de tout. L’agriculteur a aussi sa part de responsabilité, comme les conditions climatiques… »
Jean Cornil a aussi développé une activité de dépannage pour répondre à une demande croissante. « Il nous arrive de plus en plus souvent de réparer un tracteur, une moissonneuse-batteuse, ou simplement une crevaison. »
Cette activité annexe vient augmenter le volume d’heures de réparation et d’entretien nécessaires au bon fonctionnement du matériel. « 90 % des réparations sont faites sur place » indique Jean Cornil. Y compris lorsqu’il s’agit de mettre les mains dans des systèmes automatiques et électroniques. La moisson 2007 aura été particulièrement difficile. «Quand la campagne se déroule dans des conditions normales, on peut se permettre d’étaler les travaux en fonction de la maturité. Mais le temps a été tellement instable que tout le monde a voulu battre en même temps» regrette Jean Cornil. La période de pleine activité s’est concentrée sur «3 ou 4 jours» tout au plus.
Installé à Haynecourt (59), Bernard Hurez témoigne des mêmes difficultés d’organisation. « Il a fallu travailler quasiment tous les dimanches. Et la semaine, on a dû renvoyer les chauffeurs chez eux. Avec l’humidité, la moisson a rarement commencé avant la fin d’après-midi, et souvent de manière imprévisible » poursuit M. Hurez.
Le client est roi
« Si on a un beau temps avec nous, la moisson se déroule dans de bonnes conditions » constate M. Cornil. Seulement, cette année, le soleil s’est joué des agriculteurs comme des entrepreneurs. « Il a fallu tout faire en même temps. D’habitude, on a une période pour battre et une autre pour presser. Là, il a fallu faire les deux quasiment en même temps (..) Le client reste roi, concède Jean Cornil. Il faut savoir que si les conditions sont mauvaises pour l’agriculteur, elles le sont aussi pour nous et pour nos machines. » « On s’est retrouvé à faire de nouveaux clients qui n’arrivaient plus à passer avec leurs machines ou qui étaient pressés par le temps » explique l’entrepreneur d’Haynecourt. Quant aux entrepreneurs itinérants qui sillonnent la France, « je doute qu’ils aient gagné quelque chose cette année » analyse Bernard Hurez.
Conseil et dépannage
Des activités jugées encore rentables par l’entrepreneur. Ce qui ne semble pas être le cas de toutes. «On le fait pour rendre service. Il nous arrive de prêter du matériel si on sent qu’un agriculteur est vraiment en difficulté» explique Jean Cornil. Qui n’imagine pas que son travail puisse s’effectuer autrement qu’en partenariat avec les agriculteurs pour lesquels il exécute battage des céréales, pressage des pailles, arrachage de betteraves, ensilage ou encore enrubannage. « On ne fait pas de préparation de sol, mais il nous arrive de plus en plus de donner des conseils. Ce n’est pas notre métier, mais c’est un service que l’on rend. » En tant que prestataire de services, il insiste sur la notion de disponibilité. Seulement, le système a ses limites. Notamment lorsque le contexte est difficile ou que les résultats ne sont pas au rendez-vous. « Quand l’ETA fait des semis, il faudrait bientôt garantir la récolte ! On n’est quand même pas responsable de tout. L’agriculteur a aussi sa part de responsabilité, comme les conditions climatiques… »
Jean Cornil a aussi développé une activité de dépannage pour répondre à une demande croissante. « Il nous arrive de plus en plus souvent de réparer un tracteur, une moissonneuse-batteuse, ou simplement une crevaison. »
Cette activité annexe vient augmenter le volume d’heures de réparation et d’entretien nécessaires au bon fonctionnement du matériel. « 90 % des réparations sont faites sur place » indique Jean Cornil. Y compris lorsqu’il s’agit de mettre les mains dans des systèmes automatiques et électroniques. La moisson 2007 aura été particulièrement difficile. «Quand la campagne se déroule dans des conditions normales, on peut se permettre d’étaler les travaux en fonction de la maturité. Mais le temps a été tellement instable que tout le monde a voulu battre en même temps» regrette Jean Cornil. La période de pleine activité s’est concentrée sur «3 ou 4 jours» tout au plus.
Installé à Haynecourt (59), Bernard Hurez témoigne des mêmes difficultés d’organisation. « Il a fallu travailler quasiment tous les dimanches. Et la semaine, on a dû renvoyer les chauffeurs chez eux. Avec l’humidité, la moisson a rarement commencé avant la fin d’après-midi, et souvent de manière imprévisible » poursuit M. Hurez.
Le client est roi
« Si on a un beau temps avec nous, la moisson se déroule dans de bonnes conditions » constate M. Cornil. Seulement, cette année, le soleil s’est joué des agriculteurs comme des entrepreneurs. « Il a fallu tout faire en même temps. D’habitude, on a une période pour battre et une autre pour presser. Là, il a fallu faire les deux quasiment en même temps (..) Le client reste roi, concède Jean Cornil. Il faut savoir que si les conditions sont mauvaises pour l’agriculteur, elles le sont aussi pour nous et pour nos machines. » « On s’est retrouvé à faire de nouveaux clients qui n’arrivaient plus à passer avec leurs machines ou qui étaient pressés par le temps » explique l’entrepreneur d’Haynecourt. Quant aux entrepreneurs itinérants qui sillonnent la France, « je doute qu’ils aient gagné quelque chose cette année » analyse Bernard Hurez.
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