Élevage
Le syndicalisme sur tous les fronts pour préserver la production bovine
La section bovine de la FDSEA 59 a organisé une réunion en présence de Thierry Rapin de la FNB.
27 mars 2008 HELENE DEVILLERS Vu 1230 fois
Les membres de la section bovine ont évoqué ce que devront être les axes de travail pour l’avenir. - ©
Le mardi 18 mars, à Sars et Rosières, les débats sur l’avenir de la production bovine étaient très animés. Thierry Rapin, directeur de la Fédération nationale bovine (FNB) a expliqué quelques points de conjoncture.
Depuis 2002 la production européenne de viande bovine est inférieure à la consommation. En 2007, le déficit en viande bovine sur l’Europe des 25 était de 410 000 tonnes, soit 4,5 %. En France, il était de 7 %. « Nous devons faire attention de ne pas rentrer dans la même spirale que la viande ovine, où les importations sont devenues majoritaires et ce sont elles qui guident le marché », a signalé Luc Dessars, éleveur à Colleret. D’où un lobbying incessant de la FNB pour un maintien de la production. « Ne laissons la porte ouverte aux importations d’Amérique du Sud. En Europe, nous devons nous battre à la fois sur les prix et les aides », a souligné Thierry Rapin. Il a d’ailleurs fait état de sa satisfaction au sujet de l’embargo temporaire de l’Union Européenne sur la viande brésilienne au vu du non-respect de la traçabilité et de certaines normes sanitaires.
Depuis 2002 la production européenne de viande bovine est inférieure à la consommation. En 2007, le déficit en viande bovine sur l’Europe des 25 était de 410 000 tonnes, soit 4,5 %. En France, il était de 7 %. « Nous devons faire attention de ne pas rentrer dans la même spirale que la viande ovine, où les importations sont devenues majoritaires et ce sont elles qui guident le marché », a signalé Luc Dessars, éleveur à Colleret. D’où un lobbying incessant de la FNB pour un maintien de la production. « Ne laissons la porte ouverte aux importations d’Amérique du Sud. En Europe, nous devons nous battre à la fois sur les prix et les aides », a souligné Thierry Rapin. Il a d’ailleurs fait état de sa satisfaction au sujet de l’embargo temporaire de l’Union Européenne sur la viande brésilienne au vu du non-respect de la traçabilité et de certaines normes sanitaires.
Quête de reconnaissance
Reste à savoir maintenant le temps que le Brésil mettra pour certifier ses élevages et revenir à son niveau d’exportations précédent... « En France et en Europe, nous avons tout à gagner à faire valoir la traçabilité sanitaire, environnementale et le rôle d’aménagement du territoire que joue l’élevage bovin » a-t-il ajouté. D’où le pari de la FNB de faire reconnaître ces spécificités par la commission Européenne pour que la PAC les prenne en compte.
« L’idéal serait une aide attribuée par tête de bétail, mais c’est opposé à la logique bruxelloise. C’est pourquoi la FNB propose, dans le cadre du bilan de santé de la PAC, un maintien des aides bovines actuellement recouplées et l’instauration d’une prime de 300 euros par hectare d’herbe ou de maïs », a exprimé Thierry Rapin. Un débat s’est instauré suite à l’affichage de cette position. « Il est légitime que les hectares d’herbe soient aidés», estiment Philippe Callens, Hubert Carpentier et Christophe Destailleurs. Mais évidemment, le problème réside dans l’origine des fonds à trouver. Ils pourraient provenir de la possibilité qu’a chaque État membre de prélever jusqu’à 10 % des aides du premier pilier pour les affecter à des mesures spécifiques sur l’environnement, la qualité ou l’assurance risque (assurance récolte, fond de mutualisation pour les crises sanitaires...). Mais de l’aveu même de la FNB, ces fonds seraient insuffisants pour financer la mesure proposée. Jean-Michel Achte, président de la section bovine, a aussi rappelé que nos systèmes d’élevage régionaux permettent de faire vivre des familles sur des surfaces relativement faibles et que nous devons faire attention à l’avenir de ces exploitations.
Emettre des propositions crédibles
De vifs débats auront encore lieu au sein de la profession, mais les paysans ne doivent surtout pas rentrer dans le jeu de la division qui ferait tellement plaisir à Bruxelles ! La principale préoccupation doit être d’émettre des propositions crédibles, qui permettront de maintenir un budget pour l’agriculture après 2013. Les orientations découlant du bilan de santé de la PAC seront adoptées sous présidence française en fin d’année, pour une application en 2009 – 2010.
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