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Élevage

La fin du monopole : une opportunité pour un meilleur développement

Gènes Diffusion a tenu son assemblée générale. La coopérative réfléchit à son évolution dans un contexte qui a beaucoup évolué ces dernières années.

29 juin 2007 Marc de Langie Vu 927 fois
Lors de l’assemblée générale de Gènes Diffusion, le président Jean-Claude Pêcheux (à gauche) et le directeur François Desmons.

Lors de l’assemblée générale de Gènes Diffusion, le président Jean-Claude Pêcheux (à gauche) et le directeur François Desmons. - ©

Quelle taille doit-on atteindre ? Quels sont les principaux axes de développement que nous devons viser ? La fin des quarante années d’exclusivité de zone pour les coopératives d’insémination artificielle entraîne tout un changement. Le président de Gènes Diffusion, Jean-Claude Pêcheux, sait très bien que cette situation fera évoluer la coopérative dans ses activités. «Fort heureusement nous nous étions préparés à ces changements». Mais n’empêche «Que ferons-nous demain» demande le président aux adhérents réunis lors de l’assemblée générale, qui s’est tenue à Arras le 22 juin.

Un nombre restreint de coopératives
Des changements sont intervenus au cours de l’année 2006 mais «il nous faut continuer à réfléchir à nos comportements à l’égard des autres coopératives ou unions maintenant que l’ensemble des activités de l’insémination sont ouvertes à la concurrence». D’ailleurs, le syndicat national (UNCEAI) a entrepris sa refondation. L’union doit s’adapter au nouveau contexte avec un nombre de coopératives restreint ayant des tailles suffisantes pour assumer l’ensemble des services techniques et administratifs. Mais la question majeure reste de savoir «si la recherche et le développement doivent faire l’objet d’une mutualisation systématique dans un syndicat professionnel national», sachant que la recherche est la base du progrès mais aussi «de la différenciation des entreprises et des produits les uns par rapport aux autres».  Cette question induit celle de savoir «si la taille nationale est suffisante pour certains axes de recherche et de développement». D’où des alliances européennes mais doivent-elles être d’entreprises ou de syndicats professionnels ? La question reste donc posée au niveau national tout au moins
A l’échelon régional, Jean-Claude Pêcheux a évoqué la réflexion conduite par le conseil d’administration sur la taille critique qu’il convient d’atteindre, sur les alliances possibles, sur le positionnement des activités anciennes ou nouvelles mais aussi à l’égard des autres opérateurs présents sur le terrain. Il a été question d’un partenariat avec le Contrôle laitier dans le cadre de Synactis. Face à la profession vétérinaire, il ne cache pas ses préoccupations notamment sur le programme sanitaire d’élevage, qui fait l’objet «d’un harcèlement» de la part du syndicat des vétérinaires et de l’Ordre régional des vétérinaires.

Un éventail plus large de reproducteurs
Enfin, Jean-Claude Pêcheux a rappelé l’évolution du secteur à la suite de l’implosion de l’UNECO et la création de Gènes Diffusion Optimal, conduisant les programmes génétique holstein et charolais. Ces changements ont eu lieu dans un excellent climat et pour les adhérents, ces regroupements sont signes de «pérennité de l’outil et de la maîtrise de la génétique par les éleveurs et leur coopérative» avec comme premier résultat, celui d’offrir un éventail plus large de reproducteurs.
Marc de Langie

 

Bilan -> Gènes Diffusion a présenté les chiffres de 2006.

Des résultats très satisfaisants

L’exercice 2006 aura été «très satisfaisant» commente le président Jean-Claude Pêcheux. La zone d’intervention compte une diminution du nombre d’éleveurs, avec une taille de troupeau en nette augmentation. En 2006, le nombre d’IAP dépasse les 260.000 (-2,7 %).
La répartition par race de taureaux montre que la Prim’Holstein arrive en première position avec plus de 214.000 IA mais poursuit son recul (- 3,3 %) lié à des performances et à l’optimisation des systèmes. La Normande et la Flamande accusent une baisse importante tandis que la Montbéliarde progresse de 7,6 %. En race à viande, la Blonde d’Aquitaine et la Charolaise confirment leur nette progression des années précédentes.
Les filiales du groupe ont généré en 2006 des résultats plus que satisfaisants et la diversification porte ses fruits, même si certains domaines d’activité restent délicats.
Les activités liées à l’espèce porcine sont en croissance. Enfin, en cuniculture, les activités sont stables tandis qu’en activité équine, le seuil des 1.000 juments inséminées a été franchi pour la deuxième année consécutive.

 

 

 
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