Le Syndicat Agricole 01 juillet 2016 à 08h00 | Par Le syndicat agricole

Dans les coulisses du Marché de Phalempin

Pôle centralisant 210 producteurs de la région Nord-Pas de Calais, la plateforme du marché de Phalempin bat son plein en ce début d’été.

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La haute saison est lancée pour les fruits et légumes régionaux. Le Nord-Pas de Calais, qui concentre la plus grande superficie légumière de France, compte plus de 700 producteurs. Parmi eux, 210 sont adhérents au Marché de Phalem- pin. En ce début de mois de juillet, la coopérative est en pleine effervescence. Depuis cette vaste plateforme logistique du sud de l’agglomération lilloise, endives, choux-fleurs d’été ou fraises des Weppes, de la Pévèle et de tout le territoire sont acheminés aux quatre coins de la France.

150 à 200 tonnes de fruits et légumes en transit quotidien

Aussitôt cueillis ou ramassés, aussitôt expédiés, telle pourrait être la devise du Marché de Phalempin pour ses fruits et légumes. Chaque jour est une petite course contre la montre pour les 35 salariés de ce petit Rungis. « La récolte des producteurs est directement collectée à l’aube dans les exploitations sauf chez les fraisiculteurs qui amènent eux-mêmes leurs fruits à Phalempin dans un souci d’équité et de qualité », explique Pascal Delebecque, responsable développement du Marché de Phalempin. L’entrepôt de la coo- pérative, constamment maintenu entre 8 et 10 °C, compte sept quais de déchargement de la marchandise (et autant pour lenchargement). « Nous respectons une “marche en avant” stricte, poursuit le responsable. À leur arrivée, les fruits et légumes sont contrôlés (numéros de lots et du producteur) puis agréés pour assurer une traçabilité ». L’agréage consiste à garantir une réception conforme en termes quantitatifs et qualitatifs. Une étape préalable au conditionne de fruits et légumes transitent chaque jour par le siège de la coopérative nordiste. Près de 80 % de la production est destinée à la grande distribution, 10 à 15 % aux grossistes et moins de 5 % à l’export. Le producteur reçoit un paiement sous 8 jours pour la majorité des produits.

3 nouveaux investissements pour le stockage et l’emballage

Depuis sa création en 1994, la coopérative, en plus de regrouper l’offre pour sa mise en marché, a pour mission d’accompagner le développement de la filière et des producteurs dans les démarches de qualité. La quasi-totalité de la production d’endives (88 producteurs, 27 000 t) est commercialisée sous la marque Perle du Nord, Label rouge depuis 2014. « Nous vendons aujourd’hui de plus en plus d’endives à la pièce et avons donc engagé une diversification et une segmentation de la gamme, indique Pascal Delebecque. Six producteurs vont prochainement investir dans une machine à emballer les endives “jeunes pousses”, qui connaissent un certain succès. » La fraise de Phalempin s’est également fait un nom dans les rayons. Ils sont désormais 50 producteurs à la cultiver d’avril à octobre. « Nous devrions atteindre une produc- tion d’environ 850 t en fin de saison (contre 700 t en 2015, ndlr) », prévoit le spécialiste. Enfin, la production d’oignons se développe dans le secteur de la coopérative. Plus de 7 000 t ont été vendues et commercialisées l’année dernière. « C’est un des seuls légumes dont la consommation ne diminue pas », note Pascal Delebecque. La Cuma Nord’oignons, qui rassemble les 24 producteurs, vient d’acquérir un palettiseur afin d’accroître sa productivité. L’oignon bio est aussi en pleine expansion. Après avoir construit deux cellules de stockage collectives de 350 t chacune en trois ans, le marché de Phalempin investit en 2016 dans un troisième compartiment de la même propension. « Nous disposerons ainsi d’une capacité de 1 000 t afin de dynamiser nos activités, conclut le responsable développement. La production biologique ne représente que 5 % de notre production globale mais elle progresse chaque année ». La diversité des producteurs permet à la coopérative d’offrir un éventail de fruits et légumes sur une longue période de commer- cialisation, pour un volume de 40 000 t en moyenne par an.

Simon Playoult


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