Le Syndicat Agricole 31 mai 2013 à 10h10 | Par Le Syndicat Agricole

Cambrai - Opération contrôle des viandes de porc à Fleury Michon

Les éleveurs de porc continuent les opérations pour alerter sur leur situation.

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Une trentaine de manifestants étaient présents, éleveurs ou non !
Une trentaine de manifestants étaient présents, éleveurs ou non ! - © Le Syndicat Agricole

La mobilisation des éleveurs de porc se poursuit sur le terrain. À l’appel des FDSEA de la Somme et du Nord, ils sont intervenus ce mercredi 29 mai à 5 h du matin à l’usine Fleury Michon de Cambrai afin de contrôler l’origine des viandes. Une trentaine de manifestants étaient présents, éleveurs ou non ! Solidarité agricole oblige.
Après le blocage de l’usine, une délégation a été reçue par la direction. Elle était composée d’Olivier Fagoo, président de la Section porcine de la FDSEA 59, Xavier Théron, son homologue pour la FDSEA 80, Claude Bonneville, co-présidente de l’Union agricole du Cambrésis, et Benoit Vaillant, président du canton JA de Cambrai.

Notre région est capable de fournir un porc local de qualité
Le site produit 3 000 t/an de jambon avec 91 salariés, ce qui représente 3-4 camions par semaine. L’usine tourne actuellement au ralenti, avec ce que le marché permet. L’objectif est d’atteindre 10 000 t/an. Sur l’usine, rien ne sort en VPF. D’après la direction, l’approvisionnement en viande française répondant aux cahiers des charges imposés par Fleury Michon est insuffisant. Le site reçoit de la viande allemande et espagnole pour compenser ce manque, même si lors de l’opération, les éleveurs ont pu contrôler un camion à l’arrivée contenant une viande française, élevée et abattue en Eure-et-Loir. Olivier Fagoo s’est insurgé face à ce constat en rappelant que la grande région Nord est capable de fournir un porc local de qualité. Claude Bonneville a rappelé que Cambrai accueillait la Ferme en Ville, et que ce genre d’événement rapproche le consommateur vers le local. « On ne cherche pas à prendre en défaut votre usine, on est là pour vous demander de soutenir la filière, surtout au niveau local. » Benoît Vaillant est revenu sur les prix en insistant sur le fait que leur niveau actuel ne permet pas d’investir dans la production, ni dans les mises aux normes bien-être animal.
Cette opération régionale, parmi tant d’autres en France, est destinée à maintenir la pression sur les négociations en cours pour revaloriser les prix. Les éleveurs ont besoin d’actes forts très rapidement.

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