Le Syndicat Agricole 23 octobre 2014 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

Brasserie - Terre de brasseurs célèbre la culture brassicole régionale

Durant 3 jours, plus de 70 bières et 23 brasseries régionales ont été honorées sur la Grand’Place d’Arras.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
L’ouverture officielle de l’événement en présence de la Ghilde des Eswards cervoisiers, membres de l’association des Amis de la bière. © DR De nombreux visiteurs sont venus découvrir la richesse des brasseries régionales. © DR Plus de 70 bières et autres nouveautés ont été présentées au public. © DR Gérard Sonnet, secrétaire général du Syndicat des brasseurs du Nord de la France. © DR

Avec 41 brasseries installées sur son territoire pour une production annuelle de 5,5 millions d’hectolitres et un chiffre d’affaires avoisinant 2 milliards d’euros, le Nord-Pas de Calais est la 2e région brassicole de France, juste derrière l’Alsace. Pour faire découvrir la diversité des bières brassées en région, pour partager le savoir-faire, le patrimoine et la culture brassicole qui en émane, la première édition de « Terre de brasseurs », organisée par le Syndicat des brasseurs du Nord de la France, a réuni sur la Grand’Place d’Arras, 23 brasseries régionales du 17 au 19 octobre. L’occasion de découvrir plus de 70 bières aux saveurs différentes mais aussi et surtout, tout ce qui fait la richesse de ce breuvage emblématique du Nord-Pas de Calais.


La bière en région : 590 600 000 de litres
La production régionale de bières représente plus de 36 % de la production nationale avec plus de 5,9 millions d’hectolitres. On considère les bières artisanales du Nord-Pas de Calais comme des bières « haut de gamme » qu’il convient de déguster avec raison. Les brasseurs ont pris l’habitude de les présenter en bouteilles de 75 cl et de profiter des saisons pour proposer à leurs clients des bières de spécialité (supérieures à 5,5°) : la bière de mars (aussi appelée de printemps) et la bière de Noël. On trouve d’ailleurs la première mention de « la bière de mars » à Arras dès 1394. Les brasseurs utilisaient alors les premiers malts de l’année (l’orge, en dormance jusqu’en octobre, maltée durant l’hiver). Les bières de Noël, selon la même tradition, sont caractérisées par l’emploi des houblons cueillis en septembre. Aujourd’hui, on compte dans la région de nombreuses brasseries artisanales qui côtoient de grandes brasseries industrielles, donnant ainsi la diversité aux bières du Nord.


Des nouveautés dans la filière régionale
Ce premier événement brassicole régional a été l’occasion pour certaines brasseries présentes de proposer quelques nouveautés : la « G » de Goudale Citra/Amarillo, la Belzebuth 33 cl, bouteille noire et la Belzebuth Rouge 33 cl pour les brasseurs de Gayant ; l’Anosteke Ipa pour la brasserie du Pays Flamand ; la Page 24 vieillie en fût de chêne et la Rhub’Ipa de la Brasserie Saint-Germain ; la D-day (brasserie des 2 Caps) ; la bière certifiée bio « Hop so bio » de la brasserie de la Somme ; la Ch’ti de Noël en avant-première et la Jade bio (brasserie Castelain) ; et enfin la Vivat vieille réserve de la brasserie du Cateau. Autre initiative, le pôle Agroé a lancé une démarche d’éco-conception au sein de la filière brassicole du Nord-Pas de Calais. Ce projet consiste à évaluer les impacts environnementaux de la filière brassicole, définir collectivement et mettre en place des pistes d’éco-conception, et renforcer et consolider l’image d’une filière durable et respectueuse de l’environnement. Six entreprises représentatives des différents maillons de la chaîne de valeur brassicole de la région se sont engagées dans ce programme qui durera plusieurs mois.

S.P.

3 questions à... Gérard Sonnet, secrétaire général du Syndicat des brasseurs du Nord de la France

« La filière se porte globalement bien »

Quel est l’état de santé actuel de la filière brassicole du Nord-Pas de Calais ?
On peut clairement dire que les brasseries de la région ont su intégrer l’élévation des droits d’accises sur la bière (augmentation des prix de 14 % en janvier 2013, ndlr) en faisant face à ses conséquences. Même si la consommation a subi une baisse directe au niveau national, c’est en maintenant un dynamisme et une continuité dans les innovations que les brasseurs du Nord sont parvenus à dépasser cette difficulté. La filière se porte donc globalement bien.


Comment expliquez-vous le succès perpétuel de la brasserie régionale ?
C’est grâce aux bières de spécialités, issues de la tradition régionale, que les brasseurs se sont distingués des bières de luxe (entre 4,4° et 5,5°), dont la consommation ne cesse de chuter. Ce segment est en plein développement. Le consommateur découvre des saveurs et des amertumes au gré de milliers de possibilités qu’offrent les créations des brasseurs. D’ailleurs, quelques brasseries artisanales ont encore vu le jour cette année.


Quels sont les prochains projets du Syndicat des brasseurs du Nord ?
Tout d’abord, la filière se réunira à nouveau pour le lancement officiel de la bière de Noël durant le mois de novembre. Nous espérons aussi que le projet de « route de la bière » prendra forme dès 2015. L’aspect touristique est très important pour les producteurs de bières régionales. L’objectif est d’organiser un périple tracé, organisé et renseigné afin de faire découvrir aux vacanciers ce produit emblématiqe du Nord-Pas de Calais.

Propos recueillis par S.P.

Les Tchèques, rois de la mousse

La consommation de bière en France est d’environ de 20 millions d’hectolitres. Contrairement aux idées reçues, avec une moyenne de 30 litres par an et par habitant, la France est l’avant-dernier pays consommateur de bière en Europe. En République tchèque, la consommation est de l’ordre de 148,6 litres par habitant, loin devant le challenger autrichien, avec 107,8 litres. En 3e place, l’hôte de l’Oktoberfest, l’Allemagne, culmine à 106,1 litres consommés par personne.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Syndicat Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Le Syndicat Agricole
La couverture du journal Le Syndicat Agricole n°3704 | mars 2017

Dernier numéro
N° 3704 | mars 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

25-08-2016 | Le Syndicat Agricole

FRGEDA

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui