Bovins laitDes éléments pour choisir son installation de traite

Quatre types d’équipements ont été comparés en termes de coûts d’investissement et de fonctionnement.

Du 4 au 26 février, le Contrôle laitier du Nord a rassemblé près de 400 éleveurs pour ses réunions d’hiver annuelles. Les participants ont pu découvrir 9 exploitations du département au travers d’ateliers animés par des spécialistes sur les thèmes suivants :
- bien observer ses vaches pour les nourrir efficacement ;
- des nouveautés pour les installations de traite : comment choisir ?
Le premier faisait un inventaire précis des points à surveiller pour vérifier la bonne valorisation de l’alimentation. Le second cherchait, en s’appuyant sur les résultats d’une étude menée par le pôle Herbivore des Chambres d’agriculture de Bretagne, à pointer les éléments à intégrer lors d’une réflexion sur le choix d’un nouvel équipement de traite.

4 sortes d’équipements à la loupe
Ainsi, plusieurs systèmes différents (épi ligne haute et basse, TPA et robot) ont été comparés en termes de coûts d’investissement et de fonctionnement. Pour avoir une idée de la démarche, développons le raisonnement sur le cas 60 VL/450 000 litres de quota.
Au-delà du simple calcul sur le coût du matériel, ont également été pris en compte dans un premier temps les coûts liés à l’aménagement du bâtiment de traite, de la laiterie et de l’aire d’attente.
À ce niveau, on note sans surprise que le robot coûte le plus cher à 183 500 € en moyenne, contre 110 100 € pour l’épi ligne haute 2 x 8.
Pour vraiment comparer des données comparables, ont ensuite été intégrées au calcul les technologies intégrées d’office au robot, à savoir le DAC et la détection des cellules par conductivité. Le différentiel se réduit alors nettement ; puisque l’épi ligne haute passe à 136 700 € et la TPA de 128 700 € à 160 100 €.


Prendre en compte maintenance, main-d’œuvre et produits d’hygiène
Parallèlement, il convient aussi de compter l’aspect maintenance qui, s’il est du même ordre (3,5 à 4 €/1000 litres) pour les 3 installations de traite manuelle, coûte environ 3 fois plus cher pour le robot (12 € /1000 litres), à niveaux technologique et de main-d’œuvre identiques.
Ce calcul aux 1000 litres a été fait en estimant que bâtiment et équipement de traite sont amortis sur 10 ans.


Le robot : moins d’astreinte et de pénibilité
Enfin, le coût de la main-d’œuvre a été également intégré. On estime en effet que le robot fait gagner 1 h 30 d’astreinte par rapport à un système de traite traditionnel, soit le gain d’une traite. Lorsque l’on ajoute cette donnée, sur la base de 15 € de l’heure, on constate que le coût annuel d’un bloc traite quel qu’il soit varie de 55 € à 62,7 € pour 1 000 litres (62 € pour le robot). Un différentiel finalement assez réduit (voir graphique ci-contre) au regard des sommes en jeu. Sans parler de la notion de pénibilité et de confort de travail difficilement quantifiable...
Pour être complet sur le sujet, il faudra également compter l’achat des consommables et des produits d’hygiène, mais également la consommation d’énergie pour le bloc traite et le fonctionnement du bâtiment : une étude menée par l’Institut de l’Élevage estime la consommation moyenne à 926 KWh/VL en robot mono-stalle (anciennes générations), 460 en TPA et 405 en Épi.


Impact cellulaire et coût alimentaire
Une analyse plus fine des résultats cellulaires de 8 élevages équipés d’un robot depuis plus d’un an dans le département du Nord a montré que leurs niveaux cellulaires étaient restés comparables à la moyenne départementale. Une étude bretonne sur 154 robots confirme par ailleurs ces résultats.
Du côté alimentaire, des concentrés plus appétents et légèrement plus chers, associés à des quantités distribuées plus importantes, induisent un coût plus élevé à production identique. Enfin, il est indispensable qu’une telle réflexion soit conduite en incluant la notion de « système fourrager » qui peut parfois s’avérer incompatible avec certaines options : faire des économies de temps et d’argent d’un côté génère peut-être d’autres dépenses ou un autre mode d’organisation qu’il convient d’identifier et de chiffrer.

 


 

 
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