Le Syndicat Agricole 24 janvier 2013 à 09h21 | Par Le Syndicat Agricole

Betteraves - La fermeture de l’usine d’Attin est repoussée au 27 janvier

En début de semaine, il restait encore 85 ha à arracher dans la région. La coopérative Tereos prévoit l’arrêt des transports vers la sucrerie ce vendredi.

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Les routes enneigées compliquent l’approvisionnement de la sucrerie d’Attin.
Les routes enneigées compliquent l’approvisionnement de la sucrerie d’Attin. - © Le Syndicat Agricole

Xavier Laude, président de la Commission interdépartementale betteravière du Nord et du Pas-de-Calais (CIB), fait le point avec nous sur une campagne 2012 qui n’en finit plus.

Début janvier, il restait environ 1 000 ha de betteraves à récolter. Où en sont les arrachages sur la zone littorale ?
Mardi dernier, il restait 85 ha de betteraves à récolter. Comparés aux 1 200 ha voire plus, recensés au 1er janvier, on revient de loin. Pour autant, il faut savoir que les arrachages se sont déroulés dans des conditions exceptionnellement mauvaises. Les machines ont certes réussi à passer, mais les champs sont en piteux état.

La sucrerie d’Attin a-t-elle fermé ses portes, comme annoncé, le 20 janvier dernier ? En clair, la campagne est-elle terminée ?
Des dispositions avaient été prises pour garantir une ouverture de l’usine d’Attin jusqu’au moins au 20 janvier. Néanmoins, il a toujours été très clair qu’en cas de reprise des arrachages, les betteraves récoltées seraient travaillées. Aussi la position de Tereos était-elle mardi dernier de continuer les transports jusqu’à ce vendredi, et d’arrêter l’usine d’Attin ce dimanche 27 janvier. Bien entendu, la situation peut évoluer. Tant qu’il restera des betteraves à transporter et à travailler, Tereos pourrait garder l’usine ouverte. Sans compter que les routes enneigées compliquent l’approvisionnement du site.

Quid des betteraves qui sont encore dans les champs ? Pourront-elles être traitées en Angleterre ou en Belgique ?
Faire passer les betteraves de l’autre côté de la Manche n’est pas envisagé. Cette option avait déjà été étudiée fin décembre : les coûts de transport sont complètement prohibitifs. Il n’est également pas possible de les envoyer vers la Belgique, car les sucreries sont fermées. C’est même l’usine d’Attin qui a traité les dernières betteraves belges.
Pour l’instant, rien n’a encore été validé. Hormis la possibilité pour les planteurs qui n’auraient rien arraché de replanter des betteraves en plus pour la campagne 2013, avec la garantie d’un prix intéressant. Cela constitue une réponse ponctuelle au niveau des assolements de cette année. À voir si les agriculteurs sont intéressés. Toujours est-il qu’on fera le bilan une fois que tout sera arrêté. Il faudra alors trouver des issues pour les planteurs qui ont encore des betteraves en terre, afin qu’ils puissent s’en débarrasser. Malheureusement, il n’y a pas de solution idéale économiquement parlant pour eux.

Concernant les demandes de révision des accords tare terre pour la région qui ont été remontées lors des réunions annuelles de la CIB, y a-t-il eu des avancées?
Ce n’est pas une demande nouvelle. Nous sommes souvent interpellés sur les bonus-malus : parce que ce sont toujours les mêmes qui reçoivent un bonus ; et toujours les mêmes qui reçoivent un malus. Le problème vient du fait que les planteurs du Nord-Pas de Calais payent des malus qui servent à donner des bonus dans d’autres régions. C’est quelque chose qui ne passe plus. L’aspect coût du déterrage est aussi sujet à discussions.

Tereos s’est donc engagé à se pencher sur le sujet pour la campagne 2013. Ceci dit, il ne doit pas y avoir d’ambiguïtés : cela ne signifie en aucun cas qu’on ne paiera plus notre terre dans la région. Ce nouveau système pourra être différent, sans doute mieux perçu car plus juste entre planteurs. Cependant, nous sommes dans une région plus handicapante en termes de pluviométrie. C’est pourquoi on sera toujours plus pénalisé que les autres bassins de production. Ce dossier va être soulevé au sein du Conseil d’administration du groupe et dans les différentes coopératives. On espère aboutir relativement vite. D’un point de vue syndical, je souhaiterais que ces discussions aient également lieu dans un cadre interprofessionnel avec les collègues des autres sociétés.

Propos recueillis par MDS

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