Saveurs en’Or, la marque régionale qui monte
Pour Jean-Marie Raoult, président fondateur de Saveurs en’Or: « L’association créée en 2004 est un succès dont nous pouvons être fiers». - © DR
En symbole au développement durable et à la lutte contre les émissions de CO2, l’Assemblée générale de Saveurs en’Or s’est tenue à Maubeuge, au sein de l’usine Renault qui fabrique des véhicules électriques comme le Kangoo ZE (zéro émission) et avec qui la marque régionale a un partenariat.
Créée en 2004, la marque Saveurs en’Or n’a depuis cessé de progresser et est de plus en plus reconnue. Cette année, 31 entreprises ont rejoint la marque (5 l’ont quittée) et 90 nouveaux produits ont reçu l’agrément. Ainsi, l’association compte 195 entreprises et regroupement de producteurs adhérents (constitués notamment de 44 producteurs ARVD, 200 éleveurs de la filière viande, et 50 producteurs de fruits et légumes).
680 produits, déclinés dans 8 filières (boissons, fruits et légumes, charcuterie, boulangerie, pâtisserie, confiserie, viande et volaille, produits laitiers et œufs, produits de la pêche, plats cuisinés) sont aujourd’hui porteurs du logo rouge et or !
Progression du nombre d’entreprises
On retrouve les produits Saveurs en’Or dans toutes les enseignes de la région et au-delà de nos frontières. Auchan, Carrefour, Leclerc, Intermarché, Match, Système U sont partenaires de la démarche en proposant des semaines de promotions, des animations en magasin, ou en mettant en avant les produits dans des tracts publicitaires.
L’association Saveurs en’Or favorise les rapprochements entre producteurs et distributeurs. Ainsi, les maraîchers et leurs groupements livrent directement certains magasins. Des partenariats ont été constitués avec des viandes régionales : Porcilin et Lapin d’Artois chez Auchan, Cévinor et Elivia chez Carrefour et Match, viande de porc Oméga 3 « La collégiale » chez Intermarché... Un concept vient d’être mis en place autour d’un rayon de produits fermiers et de produits laitiers (ARVD) chez Auchan. « Saveurs en’Or est un très bon levier pour les producteurs de viande et de fruits et légumes. La marque leur permet de regagner des parts de marché dans la région, et cela conforte leurs outils de production », constate Xavier Thomas, de la Chambre d’agriculture de région.
L’atout de l’identité régionale et de la proximité
« Le succès est au rendez-vous, se félicite le président de Saveurs en’Or, Jean-Marie Raoult. Nous avons réussi à rapprocher la production locale des consommateurs grâce à la distribution, aux entreprises de transformation et aux industries agroalimentaires de la région. »
Preuve en est, les enquêtes de notoriété, qui révèlent que les consommateurs achètent les produits Saveurs en’Or parce qu’ils ont du goût, qu’ils sont de qualité et aussi parce que ces produits proviennent et sont transformés dans la région. Autre point positif, 20 % des sondés connaissent spontanément la marque, contre moins de 5 % il y a 5 ans.
« Par contre, le prix peut être un frein en cette période », explique Stéphane Catrice, directeur d’Auchan Arras, avant de relever le rôle des magasins qui sont le point de rencontre incontournable avec le client et sont les meilleurs vecteurs de communication.
En 2012, le travail de reconnaissance de la marque collective « des gens du Nord » continuera, afin de développer les ventes et fidéliser les clients. Autre objectif affiché par le président Jean-Marie Raoult : impliquer davantage les entreprises adhérentes dans le fonctionnement de l’association. « On peut développer plus vite Saveurs en’Or si les chefs d’entreprises s’investissent plus. C’est en travaillant ensemble, agriculteurs, transformateurs, distributeurs, que nous valoriserons les richesses du Nord-Pas de Calais. »
Marianne BOUTRY

« Pour une Bretagne belle, prospère, solidaire et ouverte sur le monde », voici le slogan de Jakez Bernard, président de « Produit en Bretagne » qui soutient que « la richesse de la France, ce sont ses régions. » - © DR
Zoom sur... « Produit en Bretagne » ou le made in France de demain
Jakez Bernard, président de « Produit en Bretagne », a fait partager l’aventure fructueuse de la marque collective de sa région : « Produit en Bretagne est né en 1995 de la volonté de 4 entrepreneurs bretons : Jean-Claude Simon (Even), Claude Pujol (Leclerc), Jean-Marie Le Gall (Saveol) et Jean-Yves Chalm (Le Télégramme). Ils ont imaginé de créer un signe de reconnaissance des produits fabriqués en Bretagne à l’attention des consommateurs. Ces consommateurs étant aussi des habitants de la région, dont le souci était de trouver ou de préserver leur emploi.
C’est ainsi que la première marque collective française rassemble aujourd’hui 300 entreprises qui produisent 3 300 produits alimentaires et culturels, et génère plus de 100 000 emplois.
Parmi les adhérents, on retrouve toutes les enseignes de la grande distribution, la branche agroalimentaire (avec les spécialités bretonnes), mais aussi la culture (livres, musique), la création, les services (banques, transporteurs...) et l’ingénierie.
Faire progresser collectivement l’économie d’un territoire
Les adhérents sont animés d’une réelle volonté d’avancer ensemble et de partager des valeurs. D’ailleurs, précise Jakez Bernard, « lorsqu’une nouvelle entreprise envisage de rejoindre « Produit en Bretagne », elle doit avoir l’envie de travailler collectivement et avoir quelque chose à apporter. Ça ne doit pas être que pour le business ».
Cette dynamique se met en pratique au travers des 2 750 journées offertes par les chefs d’entreprises adhérents qui servent à faire fonctionner le système collectif. Pour les entreprises de « Produit en Bretagne », les occasions de se réunir et de partager sont nombreuses : groupes de travail, réunions, colloques, petits-déjeuners itinérants. Mais aussi des soirées de remises de prix (dans le domaine du disque, du livre, de la création, de l’innovation agroalimentaire) dont le but est d’encourager le développement des entreprises.
La recette du succès, c’est aussi d’impliquer les salariés, qui certes sont les personnes qui fabriquent ou transforment les produits, mais qui en sont aussi les premiers consommateurs.
Autre particularité :
l’association fait le lien entre les entreprises adhérentes et les incite à travailler ensemble. « Un industriel qui a besoin de créer un nouveau packaging peut s’adresser à un atelier de création et à un imprimeur de la région. »
En conclusion, le logo « Produit en Bretagne » est devenu un gage « de confiance et de qualité pour les consommateurs ». Exemple à l’appui : un adhérent arrivé il y a 3 ans avec 2 salariés, emploie maintenant 12 personnes.
M.B.
En chiffres
195: Le nombre d’entreprises et de regroupements de producteurs adhérents.
680: Le nombre de produits estampillés Saveurs en’Or.
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