Au quotidien, la FDSEA écoute, aide et défend les intérêts des agriculteurs
La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles du Nord a une nouvelle fois relaté de manière originale son rapport d’activités annuel lors de son Assemblée générale à Hazebrouck. En effet, c’est sous forme d’une pièce de théâtre que Jacques Wyckaert, président du l’Union agricole d’Hazebrouck, Marie-Jo et Maurice Petitprez, agriculteurs de l’arrondissement, ont présenté les activités de l’année, avec la complicité d’Alain Wullens, réalisateur et jeune retraité. Les acteurs issus de l’Union agricole d’Hazebrouck ont débuté en exprimant leur joie de recevoir l’Assemblée générale de la FDSEA. Et qui plus est durant la foire agricole de la ville. Puis ils ont expliqué le nouveau système d’appel à cotisation. « On est adhérent à 100 % ou on ne l’est pas. » Cela a permis de rééquilibrer les comptes de la Fédération et de ramener de l’équité entre les adhérents. Côté anciens, pour 2009, l’objectif du président de la section des retraités, Charles-Émile Queste, est aussi d’expliquer le contenu de la cotisation. Le syndicalisme s’est attelé à la revalorisation des petites retraites agricoles.
Adhérer à la FDSEA, c’est bénéficier de plus d’un service
L’adhésion apporte en effet une multitude d’avantages : la carte moisson et ses ristournes chez les commerçants, la possibilité de commandes groupées de fioul et autres fournitures, la consultation des juristes…
Le nouveau dispositif à l’installation qui devait sortir en juin n’est toujours pas en place. Cette nouvelle formule supprime le stage 6 mois, à condition d’avoir suivi des études donnant la capacité agricole. Mais les dotations jeunes agriculteur ne suivent pas, la Fédération l’a signalé plusieurs fois à la DDA. La Fédération est également présente dans toutes les commissions comme le contrôle des structures.
La FDSEA répond aux besoins de ses adhérents. Pour aider les employeurs de main-d’œuvre, Guillaume Seneschal, juriste en droit du travail, a été recruté. Il aide les employeurs à établir le diagnostic social de leur entreprise, les contrats de travail… La Fédération s’occupe aussi des négociations avec l’administration et les syndicats de salariés.
Le service juridique, c’est aussi Marie Vagniez, Paul Debaisieux et Christian Gomez, qui sont tous les jours sur la brèche pour renseigner les adhérents au téléphone ou lors de rendez-vous. Marie a en charge la section des preneurs qui négocie les fermages, les contenus des baux…
Un service PAC apprécié
Les juristes se mobilisent lors des déclarations PAC pour apporter un soutien individuel aux agriculteurs et organisent des réunions d’explication dans les cantons. Et bien des erreurs sont évitées, notamment avec les DPU !
La FDSEA est là au quotidien pour les petits tracas. Par exemple, elle aide les agriculteurs à repousser leur contrôle PAC s’il tombe au moment de la moisson. Ou alors elle rappelle à l’administration qu’elle a du retard dans le paiement des aides. Bref, tout au long de l’année, elle est à l’écoute de ses adhérents, les soutient, les défend.
Des agricultrices dynamiques
L’année a été aussi riche en événement pour les agricultrices. Elles ont travaillé sur leur statut. Cette année, la FNSEA a obtenu des avancées sur les congés maternité et la prise en charge du service de remplacement. Elles se sont occupées de la communication : salons, Ferme en ville, Semaine du goût… Les agricultrices ont aussi développé une « charte de bon voisinage ». Le but est de véhiculer une bonne image de l’agriculture et d’échanger avec les élus et voisins des champs.
Les charges explosent et certaines productions sont menacées
Si le lait et les céréales se maintiennent, pour les productions hors-sol, c’est dur. L’alimentation du bétail a augmenté de 22 %, les engrais de 52 % et l’énergie de 47 %. Les agriculteurs de la FDSEA et les JA ont manifesté deux fois pour réclamer un « plan énergie ».
Par ailleurs, les agriculteurs ne sont pas responsables de la baisse du pouvoir d’achat. Ils sont allés l’expliquer aux consommateurs et ont dénoncé l’écart entre le prix consommateur et le prix producteur. Pour une juste répartition des charges, les éleveurs de porcs ont manifesté devant l’usine Jean Caby. Autre sujet d’inquiétude, les producteurs de lapins, qui disparaissent les uns après les autres.
Au plan national, la FNSEA était aussi présente à la conférence « animal et société ». Et heureusement, elle a pu défendre les éleveurs de la bêtise des associations. Et même si c’est parfois décourageant, il faut être là à toutes les réunions. Au Grenelle de l’environnement, si la profession agricole avait été absente, c’est peut-être à la suppression totale des phytosanitaires qu’il aurait fallu faire face.
C’est pareil pour le bilan de la PAC. L’Europe a de nouveaux défis alimentaires à relever, l’agriculture doit être soutenue.
Lutter contre le gaspillage du territoire
Certains ouvrages, comme le canal Seine-Nord ou le TGV, sont d’utilité publique. Les agriculteurs n’ont le choix que de le laisser passer. Mais les FDSEA des départements concernés et les Chambres d’agricultures font tout pour défendre les agriculteurs lésés.
En revanche, il faut réagir pour préserver l’espace agricole quand les projets sont abusifs. C’est ce qui a été fait à Bettignies et à Beuvry-la-Forêt. Et ça a payé : le projet de zone d’activité a été abandonné à Beuvry.
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