Consommation
Prix agricoles et hausse des prix alimentaire, la polémique
Entre le consommateur qui subit la hausse des produits alimentaires et le producteur pas toujours bien payé pour son travail, il y a un problème.
28 février 2008 Le Syndicat Agricole Vu 1110 fois
« Les agriculteurs ne sont pas responsables de ces augmentations de prix alimentaires. Certes, certains producteurs ont de meilleurs prix, mais le lait a retrouvé son niveau d’il y a dix ans et le blé de 15 ou 20 ans. Entre le consommateur qui subit la hausse des produits alimentaires et le producteur pas toujours bien payé pour son travail, il y a un problème. Et pour l’expliquer nous appelons chacun à davantage de transparence et de modération », a déclaré Michel Barnier au Salon de l’Agriculture, le 25 février. « Il y a manifestement des abus de la part des industries et des distributeurs qui profitent des hausses des matières premières pour accroître leur marge », a renchéri François Fillon, à l’issue d’une réunion d’urgence sur le sujet. Alors que la polémique sur la hausse des prix à la consommation fait rage, les pouvoirs publics ont tenu à mettre les choses au point et à dédouaner les agriculteurs.
Jean-Michel Lemétayer a assuré sur Europe 1 que ce n’était « certainement pas les producteurs » qui étaient responsables des hausses de prix, estimant qu’il appartenait au Gouvernement de prendre ses responsabilités et qu’il mette en place « une transparence des pratiques commerciales ».
De 5 à 48 %
L’enquête qui a nourri le dossier de « 60 millions de consommateurs » relève des envolées de prix des produits alimentaires comprises entre 5 % et 48 % de novembre 2007 à janvier 2008. La flambée des prix a particulièrement touché les produits à base de céréales et les produits laitiers. Même s’il s’agit des hausses des plus élevées observées et non d’augmentations moyennes – les évolutions sont plus modestes selon l’enquête de l’Insee – ces flambées spectaculaires interpellent. Alors que le prix du lait ne représente que 10 % du prix final du yaourt, comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40 % ? Pire, une hausse de 44 % a été observée sur du jambon, alors que le prix du porc payé au producteur plafonne à 1,20 euro/kg depuis de nombreux mois. « Derrière une communication faite de messages voulant faire apparaître ces sociétés de distribution comme des chevaliers blancs de la baisse des prix, ces sociétés opèrent des marges mirifiques par des pressions permanentes sur leurs fournisseurs, au détriment, à la fois des producteurs, des emplois et des consommateurs », observe la Fédération nationale porcine.
Observatoire des prix et des marges
À la demande du Premier ministre, la Direction générale de la concurrence (DGCCRF) du ministère de l’Economie et des Finances a diligenté une enquête dans les centrales d’achats pour vérifier les tarifs de 20 produits alimentaires courants dans les six principales enseignes nationales. Une « opération coup-de-poing » destinée à mettre en évidence quelques abus.
Jean-Michel Lemétayer a assuré sur Europe 1 que ce n’était « certainement pas les producteurs » qui étaient responsables des hausses de prix, estimant qu’il appartenait au Gouvernement de prendre ses responsabilités et qu’il mette en place « une transparence des pratiques commerciales ».
De 5 à 48 %
L’enquête qui a nourri le dossier de « 60 millions de consommateurs » relève des envolées de prix des produits alimentaires comprises entre 5 % et 48 % de novembre 2007 à janvier 2008. La flambée des prix a particulièrement touché les produits à base de céréales et les produits laitiers. Même s’il s’agit des hausses des plus élevées observées et non d’augmentations moyennes – les évolutions sont plus modestes selon l’enquête de l’Insee – ces flambées spectaculaires interpellent. Alors que le prix du lait ne représente que 10 % du prix final du yaourt, comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40 % ? Pire, une hausse de 44 % a été observée sur du jambon, alors que le prix du porc payé au producteur plafonne à 1,20 euro/kg depuis de nombreux mois. « Derrière une communication faite de messages voulant faire apparaître ces sociétés de distribution comme des chevaliers blancs de la baisse des prix, ces sociétés opèrent des marges mirifiques par des pressions permanentes sur leurs fournisseurs, au détriment, à la fois des producteurs, des emplois et des consommateurs », observe la Fédération nationale porcine.
Observatoire des prix et des marges
À la demande du Premier ministre, la Direction générale de la concurrence (DGCCRF) du ministère de l’Economie et des Finances a diligenté une enquête dans les centrales d’achats pour vérifier les tarifs de 20 produits alimentaires courants dans les six principales enseignes nationales. Une « opération coup-de-poing » destinée à mettre en évidence quelques abus.
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