Le calme après un début de campagne précoce
La météo automnale est plutôt la bienvenue pour la production de choux-fleurs d’été, la demande étant faible entre le 15 juillet et le 15 août. - © DR
Avec la météo estivale du printemps, la campagne de choux-fleurs d’été 2011 a démarré sur les chapeaux de roues, mi-mai, avec plus de 10 jours d’avance par rapport à 2010. Près de 2 mois plus tard, la situation est nettement plus calme : au cœur de cet été « automnal », la consommation est, comme tous les ans à cette époque, peu soutenue.
À la différence près que la météo peu clémente du mois de juillet permet de limiter la production de choux-fleurs. « Cette situation est plutôt une bonne chose, elle permet une meilleure adéquation entre l’offre et la demande, cela évite que les prix chutent », estime François Bauden, directeur de France endive (Boursies). C’est une des 3 coopératives réunies autour du marché au cadran qui permet de commercialiser près de 90 % de la production de choux-fleurs dans le Nord-Pas de Calais (cf. notre édition du 13 mai 2011, page 6).
À la Sipema (marché de Saint-Omer), on confirme : « Entre le 14 juillet et le 1er août, la consommation n’est pas très bonne dans un contexte où la production n’est pas trop importante ». Au 31 juillet, la Sipema indique avoir produit 2,6 millions de têtes de choux-fleurs contre 2,3 M en 2010. Pour le Marché de Phalempin, ce chiffre est de 1,7 M (même chiffre qu’en 2010). « L’été n’est pas trop chaud, ce qui est plutôt favorable à la culture du chou-fleur.
Côté prix, la situation est pour le moment plutôt satisfaisante. Actuellement, les têtes de choux-fleurs sont vendus 14 cts d’€ plus chers que l’an dernier. « Nous sommes à mi-campagne et le prix producteur de la tête de chou-fleur est d’environ 0,45 cts », précise-t-on à la Sipema.
Virginie Charpenet
Précisions
Le marché au cadran réuni plus de 90 % de la production régionale
Les 3 principales coopératives regroupant des producteurs de choux-fleurs sont réunies sur le marché au cadran : le Marché de Phalempin, la Sipema (Saint-Omer) et France endive (Boursies) depuis cette année.
À France endive, on se félicite de cette nouvelle organisation de la production : « Regrouper la quasi-totalité des quantités produites dans le Nord-Pas de Calais aide à mieux gérer l’offre », explique François Bauden, le directeur. À trois, il y a une cohérence dans l’organisation et cela permet une transparence vis-à-vis des acheteurs. »
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