Le Syndicat Agricole 16 avril 2015 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

À Dunkerque, Stéphane Le Foll réaffirme son soutien à l’agriculture bio

Le ministre de l’Agriculture est intervenu dans la région lors du colloque de la Fédération nationale d’agriculture biologique.

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Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), et Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, le 9 avril dernier à Dunkerque.
Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), et Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, le 9 avril dernier à Dunkerque. - © Le Syndicat Agricole

« Cela faisait quinze ans qu’un ministre en charge de l’Agriculture n’avait pas participé à notre congrès annuel. Sa présence est donc un signe fort pour la reconnaissance de notre réseau national », a insisté Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) qui tenait son colloque au Kursaal de Dunkerque les 8 et 9 avril derniers. Venu clôturer l’événement, Stéphane Le Foll souhaitait avant tout relancer un dialogue constructif avec les acteurs de l’agriculture biologique française, réaffirmant son soutien et les engagements pris par le ministère en faveur de la filière.

Gérer les aides à la conversion et au maintien
Depuis le « couac » du 7 mars dernier où un arrêté ministériel informait d’une baisse de 25 % du montant des aides aux agriculteurs bio déjà installés – annonce sur laquelle était revenu Stéphane Le Foll, promettant que des moyens complémentaires seraient versés dans le courant de l’été – un rapport de force s’était installé entre la Fnab et le ministre de l’Agriculture. « Je ne suis absolument pas le fossoyeur de l’agriculture biologique, au contraire, je la soutiens », s’est défendu Stéphane Le Foll en signe de réconciliation, échappant ainsi aux sifflets de la salle. Pour faire face à la demande croissante de conversions et conserver les aides au maintien, une enveloppe moyenne de 160 millions d’euros d’aides agri-environnementales par an jusqu’en 2017 a donc été débloquée. Un montant qui devrait atteindre 180 M€ en 2020, soit un doublement des aides par rapport à 2012. « L’État fixe des stratégies de moyen et long termes, mais je rappelle qu’il en va désormais du rôle du deuxième pilier de la PAC de financer certains projets en région, souligne le ministre. Un dispositif qui doit faire partie des débats des prochaines élections régionales ». Concernant le Fonds européen de développement rural (Feader), Stéphane Le Foll a annoncé qu’un point global serait réalisé en septembre 2015 lors d’une grande réunion.


Répondre au « besoin de blé bio dans les régions céréalières »
Avec 1,1 million d’hectares biologiques cultivés, soit environ 5 % de la surface agricole française, la France a dépassé l’Allemagne en 2013. Le pays compte désormais la troisième surface bio d’Europe, derrière l’Espagne et l’Italie. « Plus de 100 000 ha sont passés en agriculture biologique en moins de deux ans, un chiffre sans précédent, évalue le ministre de l’Agriculture. Pour les agriculteurs entrant dans la démarche, il est vital de construire une stratégie d’ensemble et de mettre en réseau la production, la transformation et la commercialisation ». Tout l’enjeu du programme Ambition bio, lancé il y a un an, qui vise à doubler les surfaces bio en France avant la fin 2017. Avec respectivement 0,9 % et 0,5 % de leur SAU en bio, le Nord-Pas de Calais et la Picardie sont les mauvais élèves du classement national. Ils représentent cependant des secteurs-clés pour le développement des surfaces agricoles biologiques. « Il y a un véritable besoin de blé bio dans les grandes régions céréalières, notamment en meunerie, assure Stéphane Le Foll. Il faut s’organiser pour répondre à cette demande à valeur économique. » Le ministre s’est dit favorable à la création de « pôles de conversion bio » dans chaque région afin de mettre en place des plateformes de compétences partenariales pour faciliter l’accompagnement des agriculteurs. De son côté, la Fnab vient d’éditer son premier « kit de conversion bio » à destination des producteurs.


Simon Playoult

Les administrateurs du Gabnor (Groupement des agriculteurs biologiques du Nord-Pas de Calais) et d’autres associations françaises ont présenté au ministre les derniers projets issus de l’agriculture bio.
Les administrateurs du Gabnor (Groupement des agriculteurs biologiques du Nord-Pas de Calais) et d’autres associations françaises ont présenté au ministre les derniers projets issus de l’agriculture bio. - © Le Syndicat Agricole

Déclaration: « La Troisième révolution industrielle est cohérente avec le projet agro-écologique »

Plusieurs projets régionaux et des expérimentations biologiques ont été présentés au ministre de l’Agriculture lors du colloque. Il en a profité pour saluer l’ambition affichée du Nord-Pas de Calais de devenir un modèle d’économie circulaire à l’horizon 2050. « La Troisième révolution industrielle est cohérente avec le projet agro-écologique et les principes de l’agriculture biologique, a-t-il déclaré. Elle mérite structuration et encouragement ». Rappelons que le programme est porté par un ancien ministre de l’Agriculture, Philippe Vasseur.

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