Le Syndicat Agricole 29 janvier 2015 à 08h00 | Par Le Syndicat Agricole

1975-2015 : l’Enduropale fête ses 40 ans au Touquet

Pendant trois jours, du 30 janvier au 1er février, l’Enduropale 2015 va réunir quelque 2000 pilotes passionnés de sports mécaniques en 2 ou 4 roues.

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Transformées en champs de bosses, les plages du Touquet- Paris-Plage, de Stella-Plage et de Merlimont font de l’Enduropale la plus grande course d’enduro d’Europe. © Maindru Photos Le départ de la course sera donné dimanche 1er février à 13 h. Le vainqueur du holeshot (premier à passer la corde du 1er virage) remporte un gain. © Maindru Photos Depuis 1997, la course de quads a fait son apparition au Touquet (le samedi). Aujourd’hui, le nombre de participants est proche de celui des motos. © Maindru Photos

L’hiver, au Touquet-Paris-Plage, on est très loin du calme typique de la pinède maritime et des dunes de sable fin. Moteurs fracassants, accélérations criardes et figures aériennes rythment l’une des plus grandes courses de moto sur plage au monde. Professionnels et amateurs s’élancent sur un parcours chaotique de 14 km, uniquement sur la plage afin de préserver les espaces dunaires, qui représente également la finale du Championnat de France des sables. Sur la jetée de la station balnéaire, près de 300 000 spectateurs sont attendus cette année pour fêter le 40e anniversaire de cette épreuve mythique.


Une épreuve internationale ouverte à tous
Inspiré par le succès populaire des courses d’enduro géantes organisées aux États-Unis, Thierry Sabine, alors attaché de communication à la mairie du Touquet-Paris-Plage, prend l’initiative de transposer ce phénomène en France et dans sa ville. En 1975, la première édition, baptisée Enduro des sables, rassemble déjà 286 concurrents. L’inscription est ouverte à tous : pilotes professionnels de grandes équipes (team) internationales et amateurs régionaux, en passant par les particuliers en quête de sensations fortes. Un principe unique où chaque concurrent amorce la ligne de départ sur un pied d’égalité. Évidemment, c’est moins le cas une fois dans le sable mouvant : de nombreuses motos ont beaucoup de mal à franchir les dunes et provoquent des agglutinements et des chutes, spectacle garanti ! Le triomphe remporté au Touquet amène Thierry Sabine à créer, en 1979, le rallye Paris-Dakar sur le même principe de compétition ouverte à tous.


Un terrain de jeu (quasi) naturel
De 1976 à 1981, la course se déroulait en deux manches, puis en une seule de 3 heures à partir de 1982, dans les dunes et le long de la plage. Lors de son 30e anniversaire, pour des raisons écologiques (dégradations faites aux dunes par les engins et quantité d’ordures abandonnées par le public), l’Enduro du Touquet aurait pu disparaître. La notoriété de la compétition a heureusement profité aux organisateurs qui ont ainsi pu modifier l’organisation de la course. Rebaptisée Enduropale, elle se déroule désormais exclusivement sur la plage et s’étend sur les communes du Touquet, de Cucq (Stella-Plage) et de Merlimont. Deux mois de travaux sont nécessaires à l’aménagement du circuit. Cette année, la légendaire épreuve d’endurance se déroulera pendant trois jours avec la création de l’Enduro Vintage, une course réservée aux motos d’avant 1990 et réunissant 15 anciens vainqueurs. Tout le week-end, contre vents et marées, 1 200 motards de 20 nationalités différentes et 800 quaders vont s’affronter dans cette arène unique. Lequel marquera de son empreinte le sable nordiste ?

Simon Playoult

3 questions à... Christian Dequidt, agriculteur et pilote de Frévent (62)

J’ai couru toutes mes compétitions au « jus de betteraves »

Vous avez participé 18 fois à « l’Enduro du Touquet ». Quelles étaient vos motivations ?
Je souhaitais avant tout défendre mon métier d’agriculteur ! De 1988, ma première participation à l’épreuve, à 2005 (la dernière), mon but a toujours été de promouvoir l’utilisation des énergies vertes et le développement, dans l’agriculture, de produits renouvelables. J’étais à la recherche d’un support de communication de grande échelle, l’Enduro m’a paru à l’époque la meilleure solution. Être « l’agriculteur de la course » durant presque vingt ans m’a permis de montrer aux citadins le panel de nouveaux débouchés non alimentaires issu de notre profession et tout ce qu’il était possible de faire avec du végétal.


De quelles manières avez-vous fait entendre votre message ?
J’ai couru toutes mes compétitions au « jus de betteraves », le bioéthanol ! Ainsi que quatre rallyes Paris-Dakar avec le même carburant. J’avais même une betterave sur le casque lors de mon premier Enduro ! J’utilisais, entre autres, un garde-boue fabriqué en amidon, de l’huile de colza pour la chaîne ou encore des vêtements et des protections uniquement conçues en lin. L’important était d’atteindre l’opinion, mais c’est vrai que je n’avais pas le droit à la panne ou à la casse mécanique sous peine d’entendre des railleries !

Quels conseils donneriez-vous aux pilotes qui s’élancent ce week-end ?
Savoir faire de la moto, tout simplement. Je veux dire par là qu’il faut avoir préalablement une expérience de la course en groupe et des sauts de bosses. La pratique intensive et la mise en condition est un élément primordial avant le départ. L’épreuve est une véritable chevauchée, très difficile et exténuante. Néanmoins, le plus important est d’être encouragé et soutenu par une équipe, et de garder le rythme de la course. Comme sur une autoroute : le danger provient de la grande vitesse, mais aussi de l’extrême lenteur ! C’est là toute la difficulté et l’originalité de l’Enduropale qui mêle amateurs et spécialistes.

Propos recueillis par S. PL

3 jours d’animations en ville
Tout le week-end :
• Le village moto et quad : regroupe les grandes marques concessionnaires et accessoiristes.
• L’espace Red Bull avec notamment la présentation de la Peugeot 2008 DKR.
• Animation piste éducative et motos électriques par la Fédération française de motocyclisme (FFM). Gratuit pour les enfants.
• La Sand Session et les séances de dédicaces des motards.
• Les « Relais motards calmos » sur les routes qui mènent à l’Enduropale : sensibilisation, ateliers mécaniques, nettoyage des visières, boissons chaudes...

À ne pas manquer :
• Ce vendredi à 14 h : départ de la course « Vintage ». Et à 20 h, le feu d’artifice inaugural sur le front de mer.
• Samedi à 15 h : départ du Quaduro 2015. Podium à 15 h 45.
• Dimanche à 9 h 15 : traversée de la ville par les motos en convoi par la rue Saint-Jean.
Départ de l’Enduropale 2015 à 13 h. Podium à 16 h 15.

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